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La teinturerie : le pARTage avant tout

Depuis près de deux ans, cachée au cœur de l’Epeule, se niche une maison d’hôte un peu particulière. Croisement entre une galerie d’art et un loft industriel habitable, la Teinturerie est un lieu… alternatif. Une immersion dans l’art. C’est l’expérience que propose Gilles Bouilliez au cœur de cette ancienne teinturerie-blanchisserie. Transformé grâce aux mains expertes de son propriétaire, ce loft accueille des œuvres d’artistes qui trônent au milieu d’une cuisine ouverte, d’un salon et même des toilettes. « Les visiteurs doivent s’immerger complétement dans l’art pour le comprendre. Pour cela, rien de tel que de le donner à voir chez soi« , affirme Gilles. Galerie unique pour artistes singuliers Photographie, art verrier, céramique, peinture, sculpture… Le galeriste ne s’impose aucune limite. Au total, c’est une quarantaine d’oeuvres qui sont exposées et renouvelées 3 à 4 fois par an. « Ce sont toujours des artistes singuliers. On peut tout montrer quand l’oeuvre à quelque chose à dire, défend Gilles. Je veux partager un art de vivre à travers cette expérience, une manière inédite de se ressourcer grâce aux expositions. » Au moment de notre visite, les sculptures de Myriam Hequet, artiste plasticienne, ont pris possession d’une grande partie des lieux. Et on adore ! Les œuvres se mélangent à leur environnement créant un espace cohérent et en même temps inédit. Plus qu’un séjour… une expérience Bien plus qu’une nuit dans une maison insolite, Gilles propose à ses visiteurs un moment hors du temps, où l’on s’imprègne de la culture alternative de Roubaix. Conseils culturels, bonnes adresses, explications historiques… La Teinturerie est un lieu où il faut séjourner pour son cadre mais aussi pour son propriètaire. « J’ai toujours beaucoup d’anecdotes sur la ville, et j’aime être au contact des personnes qui réservent chez nous, raconte-t-il. Je suis fier de ma ville, elle possède un potentiel culturel incroyable qu’il faut que tout le monde découvre. » Un immense petit-déjeuner attend d’ailleurs les clients au petit matin, composé exclusivement de produits locaux. Le thé, le miel, la confiture, tout est de bonne qualité et à profusion ! « C’est important que les gens se sentent comme chez eux. Sans s’en rendre compte, ils adoptent l’art dans leur quotidien grâce à cette expérience« , explique notre hôte. Précédent Suivant gilles-bouilliez.com Il est possible de visiter les expositions tous les mercredis et samedis de 14h à 19h, ou bien sur rendez-vous, mais aussi de réserver La Teinturerie pour des séminaires, des réunions d’entreprises ou des ateliers divers. crédit photos : Matthieu Démarré

Le Mange Disque

6 bonnes raisons de découvrir le Mange-Disque

La rue des fabricants à Roubaix accueille un lieu hors norme, à la fois café-resto et disquaire, où l’on dévore la vie par la bouche et les oreilles. 1. C’est un projet de passionnés… En 2018, David Palaszewski rencontre l’équipe de LA Cave aux Poètes avec laquelle ça matche. Le disquaire fait le pari de Roubaix et celui de s’adosser à une autre activité, qu’il ne connait pas, la (petite) restauration. 2. …avec des belles valeurs Les Mange-Disque est une coopérative qui tourne avec des salariés à la fois impliqués et autonomes, apporteurs d’idées et rouages essentiels de la machine. 3. C’est un concept innovant Concert showcase, dédicaces, conférences, DJ sets, expositions, mini-foire aux disques… la programmation fourmille de rendez-vous épatants. crédit photo : A.GADEAU – Ville de Roubaix 4. C’est aussi un lieu vivant… Ici, on entend mixer les sons, mais aussi les publics. Le Mange-Disque, c’est un disquaire, un espace de coworking, un salon de thé, mais pas eulement… 5. …LA terrasse des afterworks réussis… Envie d’un sas entre le bureau et le dodo ? Un arrêt au MD s’impose. Pour peu qu’il fasse beau, difficile de résister à une planchette accompagnée d’une bière brassé par les voisins de Hub, avec un bon DJ set en fond sonore. Le live c’est la vie. 6. Et une table gourmande ! Le chef Olivier propose une carte qui fait la part belle au frais, au local, voire au bio. On aime les plats pleins de couleurs et de saveurs et la petites formule planche le midi. lemangedisque.fr crédit photo : A.GADEAU – Ville de Roubaix

La Condition Publique, Labo du quotidien

C’est désormais par une grande porte bleue que se fait l’accès quotidien à une Condition publique transformée. Après 18 mois de travaux et une saison de printemps annulée en raison de la COVID-19, la Condition publique a rouvert ses portes en septembre 2020, avec une rue couverte magnifiée, un espace Beaurepaire repensé, un espace d’exposition ouvert sur la rue… Un laboratoire créatif. C’est ainsi que se définit la Condition Publique. Et les 18 mois de travaux de la rue couverte lui ont permis d’expérimenter de nouvelles façons d’accueillir le public, notamment avec Le Beau Repaire. « La Condition publique est un grand lieu qui peut sembler intimidant, souligne Jean-Christophe Levassor, directeur de cet Etablissement public de coopération culturel (EPCC). C’est pour ça qu’on a vraiment voulu s’ancrer dans la proximité, rassurer le public, par exemple en créant une nouvelle porte d’entrée pour un contact plus proche, plus direct avec un comptoir ou en ouvrant l’espace d’exposition avec ses grandes baies vitrées. » Photos : Anaïs Gadeau Terrain de jeu créatif Le Beau Repaire est aujourd’hui plus que jamais le lieu d’accueil du quotidien, on peut venir boire un café, jouer à des jeux en bois, écouter un concert (gratuit, tous les vendredis soirs), participer à des ateliers en famille… Les 3 Halles permettent des configurations multiples : la Halle A et sa salle de spectacle, la Halle B et son skate park, la Halle C et son espace de fabrication mutualisé. A l’étage les Labos regroupent toute une communauté créative, autour du design sonore, d’un média jeune, du Zéro Déchet… « On travaille avec différents types de population et on les amène à se croiser, dans une logique de « faire ensemble », ajoute Jean-Christophe Levassor. C’est dans l’ADN de la Condition d’être dans le partage. » Et pour rejoindre ce grand terrain de jeu, ne reste plus qu’à pousser la porte bleue… Photos : Anaïs Gadeau C’est dans l’ADN de la Condition d’être dans le partage. Jean-Christophe Levassor, directeur de La Condition Publique Photos : Anaïs Gadeau Photos : Anaïs Gadeau laconditionpublique.com