Auteur/autrice : Sylvain Genel

Le Vélo Club trace sa route

Cyril Saugrain est arrivĂ© au VĂ©lo Club en tant que manager gĂ©nĂ©ral. Il va succĂ©der Ă  Daniel Verbrackel, figure du club. Ancien coureur professionnel, Cyril a un objectif en tĂȘte : accompagner l’équipe Van Rysel vers le niveau pro. Une carriĂšre bien gĂ©rĂ©e Cyril est passĂ© pro en 1995, sous les couleurs de Auber 93 Peugeot, aussi appelĂ© « Les P’tits gars d’Auber ». Il gagne une Ă©tape du Tour de France en 1996. Cette victoire lui ouvre de nouvelles perspectives et il signe avec Cofidis en 1997 puis Ă  la Française des jeux avant de terminer sa carriĂšre de 2001 Ă  2003 dans son Ă©quipe d’origine devenue Bigmat Auber. Une reconversion rĂ©ussie « J’adorais le vĂ©lo, mais le mĂ©tier de cycliste, c’est difficile car on est souvent seul Ă  l’entraĂźnement. » Une clavicule cassĂ©e met fin Ă  sa carriĂšre en 2003. Il est accompagnĂ© dans sa reconversion par l’Union nationale des Cyclistes Professionnels. Neuf mois plus tard, il est diplĂŽmĂ© du Centre National Professionnel des Commerces du Sport. Il entre chez DĂ©cathlon, d’abord en tant que chef de rayon cyclisme, tant qu’à faire ! Il gravit les Ă©chelons au sein du groupe pour arriver Ă  B’TWIN Village dĂšs son ouverture Ă  Lille en 2010 en tant que directeur. En 2019, il sera responsable communication de la marque Van Rysel, la marque vĂ©lo performance de DĂ©cathlon. Une arrivĂ©e logique au VĂ©lo-Club Le vĂ©lo, DĂ©cathlon, Van Rysel, le VĂ©lo-Club, le parcours de Cyril est cohĂ©rent et assez logique. Il met toutes ses compĂ©tences au service de ses diffĂ©rentes expĂ©riences. « J’aime l’idĂ©e de construire une Ă©quipe, prendre du plaisir Ă  faire les choses et m’entourer de ceux qui savent faire. » Les projets dans le viseur Le club accueille dĂ©jĂ  des jeunes au sein de son Ă©cole mais souhaite lancer une acadĂ©mie du vĂ©lo avec des cadets, qui seraient accompagnĂ©s vers le vĂ©lo haut niveau. L’occasion de renouer avec le lycĂ©e Van der Meersch tout proche, juste en face du STAB. Cette acadĂ©mie permettrait de dĂ©nicher des « pĂ©pites » et leur donner les moyens de participer aux courses les plus prestigieuses du circuit. À terme, il aimerait conduire l’équipe au plus haut niveau et ainsi aligner des coureurs sur la ligne de dĂ©part de Paris-Roubaix. Le rĂȘve ultime serait bien entendu de voir un vainqueur parmi ses petits poulains. Un maillot qui rayonne Le nouveau maillot de l’équipe Van Rysel fait un clin d’oeil Ă  l’écrin de la Ville, le musĂ©e La Piscine. Au dos du maillot, l’emblĂ©matique vitrail s’impose. Les rayons du soleil Ă©voquent les rayons d’un vĂ©lo et l’image interpelle. Quand le sport et la culture s’emmĂȘlent, on aime ! Une terrasse pour le Van Rysel cafĂ© Elle a ouvert pour la reine des classiques et a vocation Ă  accueillir tous les visiteurs, amateurs de vĂ©lo ou simples promeneurs. Un endroit que Cyril souhaite convivial, avec Ă  cotĂ© une boutique ouverte aux artisans locaux qui pourront proposer des crĂ©ations autour du vĂ©lo. Un hĂŽtel pour faire du vĂ©lo-tourisme Le VĂ©lo-Club fĂȘtera ses 60 ans en 2026. L’ouverture d’un hĂŽtel Ă  proximitĂ© pourrait ĂȘtre un trĂšs beau cadeau. Un lieu qui tournerait autour du vĂ©lo, dans sa dĂ©coration et l’accueil de ses visiteurs. Proche du STAB pour y rĂ©aliser des baptĂȘmes, dĂ©part d’une randonnĂ©e cyclo vers un autre site de la rĂ©gion, cet hĂŽtel rencontrerait Ă  coup sĂ»r sa clientĂšle. Un Ă©tage pour organiser des sĂ©minaires Cyril nous fait visiter l’étage du VĂ©lo Club, aujourd’hui trĂšs peu exploitĂ©, principalement pour le stockage des vĂ©los et des tenues. Il aimerait transformer la grande salle trĂšs lumineuse avec vue sur le vĂ©lodrome historique pour en faire un endroit Ă  sĂ©minaire. Accueil des entreprises autour d’un petit-dĂ©jeuner le matin, sĂ©ances de travail jusqu’à 16h puis visite des vĂ©lodromes, des douches de Paris-Roubaix
 VĂ©lo Club Roubaix Lille MĂ©tropolevelo-club-roubaix.fr39 rue Alexandre Fleming,59100 Roubaix

URBX Backstage

Toute l’équipe d’URBX Festival est sur le pont. Le festival des cultures urbaines revient pour la quatriĂšme Ă©dition Ă  Roubaix avec une programmation « stylĂ©e ». Coralie Dupont, directrice artistique du festival, nous invite dans les coulisses de sa prĂ©paration. Elle est zen et peu permĂ©able au stress mais avoue quand mĂȘme sentir monter cette adrĂ©naline qui anime ceux qui travaillent dans le montage d’évĂ©nements culturels. « Au moment du bouclage et de la diffusion du programme dĂ©finitif, c’est un peu l’effervescence. » avoue Coralie. Si le travail de programmation des artistes commence en gĂ©nĂ©ral au mois de septembre, certaines expositions demandent une anticipation bien plus importante. « Actuellement je bosse par exemple sur les deux Ă©ditions de 2025 et 2026. » explique-t-elle. Jongler avec les plannings, Coralie sait faire, elle qui vient de Lille 3000, une grosse machine en matiĂšre de programmation et de communication. Inutile de lui demander de dĂ©crire une journĂ©e type, il n’y en a pas ! « Je peux visiter une usine le matin et repĂ©rer un mur Ă©ligible au street-art l’aprĂšs-midi. Je peux poursuivre la semaine avec une rĂ©union Ă  la Cave aux PoĂštes puis du travail administratif avec des Ă©changes de mails et coups de tĂ©lĂ©phone. » Au sein de l’association URBX, Tanguy, un deuxiĂšme salariĂ© travaille Ă  ses cĂŽtĂ©s en tant que chargĂ© de production. Pour le reste, deux stagiaires au long cours apportent leurs compĂ©tences en matiĂšre de communication. Le bureau, composĂ© d’un prĂ©sident (Bertrand Millet), d’un secrĂ©taire (Emmanuel Delamarre) et d’une trĂ©soriĂšre (Marie Greulich), lui apporte son soutien et facilite la mise en relation avec les services de la Ville quand c’est nĂ©cessaire. Une anecdote Ă  raconter ?  « J’emmĂšne toujours les stagiaires le jour du concert gratuit, face Ă  la foule. La nuit arrive, les gens se massent sur la Grand’Place, c’est toujours un moment qui me fait dresser les poils. » MĂȘme si le milieu des cultures urbaines est assez masculin, Coralie a Ă  cƓur de donner toute leur place aux femmes dans la programmation du festival. « C’est encore timide dans le rap, j’essaie nĂ©anmoins de contrebalancer en laissant s’exprimer cette annĂ©e des artistes de street-art fĂ©minines » Coralie nous confie « s’éclater » dans ses missions et « apprendre tous les jours ». « MĂȘme si, chut il ne faut pas le dire, au dĂ©part le rap n’était pas ma culture musicale ! » Aujourd’hui, elle gĂšre et a rĂ©interrogĂ© son style musical qui laisse une grande place dĂ©sormais au rap
 URBX Festivalurbxfestival.com

La sélection Food de Vera Cycling

Entre deux coups de pĂ©dale, CĂ©line OberlĂ©, crĂ©atrice de Vera Cycling et experte en gapettes vĂ©lo, nous partage ses meilleures adresses 100 % roubaisiennes pour se rĂ©galer. Vous ĂȘtes Ă  Roubaix et vous cherchez un endroit sympa pour manger un morceau ou vous dĂ©saltĂ©rer ? Vous ĂȘtes au bon endroit ! Parce que les meilleures adresses roubaisiennes sont un peu secrĂštes
 Moi je vous dĂ©voile mes spots favoris ! CoopĂ©rative Baraka Chez Baraka, c’est un peu comme manger Ă  la maison !Une cuisine simple et de saison avec des produits locaux, et toujours une option vĂ©gĂ©. L’hiver, c’est dedans que ça se passe mais aux beaux jours, direction le jardin de l’autre cĂŽtĂ© de la rue et ça, c’est le kif ultime, un coin de paradis dans le centre de Roubaix.20 rue de SĂ©bastopol, Roubaix Manger dans le poulailler, sous les arbres du jardin partagĂ© Tocca a TĂ© Une pizzeria responsable, solidaire et engagĂ©eEn plus de vous rĂ©galer, vous donnez du travail Ă  des personnes en voie d’insertion professionnelle. Parce que Tocca a TĂ© signifie « Ă  son tour » en italien.135 rue Edouard Vaillant, Roubaix  Les pizzas base blanche avec de la mozzarella produite Ă  Lille, surtout la Speccata KoĂŻ Sushi Pour les envies de california rolls, d’edamame et de brochettes bƓuf-fromage. Le dĂ©cor est moderne et l’accueil chaleureux. Et en plus des traditionnels shirashis, sashimis, sushis et autres trucs qui finissent en i, les crĂ©ations sont aussi belles que bonnes.7 avenue Jean Lebas, Roubaix Des barquettes toute prĂȘtes Ă  emporter, c’est pratique quand on est pressĂ© ! Garden Food Une adresse roubaisienne pour manger healthy et rapide
 ou tout doucement. Parce qu’il y a aussi de quoi se poser un bon bout de temps. Elle propose des bowls sucrĂ©s et salĂ©s Ă  composer soi-mĂȘme. Il y a aussi des smoothies et d’autres douceurs moins healthy. À emporter si tu es pressĂ© ou sur place pour prendre le temps. Tu peux aussi te perdre dans un nouveau bouquin ou commencer Ă  jouer Ă  un jeu de sociĂ©tĂ© avec tes voisins. CƓur : Tu peux composer ton propre AcaĂŻ bowl. 7 parvis Saint-Jean Baptiste, Roubaix Tu peux composer ton propre AcaĂŻ bowl. HĂŽtel de France Une institution sur la Grand’Place de Roubaix depuis 1892Au bar-brasserie de l’HĂŽtel de France, ça bosse en famille pour concocter des plats typiques d’ici : welsh, carbonade, poulet au maroilles. CƓur : Les frites sont faites maison et on y trouve de la biĂšre Kwaremont. 1 Grand’Place, Roubaix Les frites sont faites maison et on y trouve de la biĂšre Kwaremont. Vera Cycling veracycling.fr36 rue du GĂ©nĂ©ral Sarrali, Roubaix  

Miéline, le goût du partage

Elle nous accueille par une belle journĂ©e de mai, dans son restaurant, « Le restaurant de MiĂ©line » avec le grand sourire et la bonne humeur qui la caractĂ©risent. Elle, c’est Malika, plus connue sous le nom de MiĂ©line, figure incontournable de la restauration Ă  Roubaix. Si elle n’est pas dans son restaurant, c’est probablement parce qu’elle prĂ©pare une commande pour un service « traiteur », un atelier cuisine ou le brunch de La Condition Publique (cf. encadrĂ© ci-dessous pour plus d’infos). À 42 ans, cette femme passionnĂ©e et hyperactive a un secret qui se devine dans son sourire : « jamais de stress quand il s’agit de cuisine », dit-elle. « Chez moi, en Kabylie, on se reçoit sans invitation. Vous avez toujours des gens qui arrivent Ă  la maison Ă  l’improviste alors on fait Ă  manger avec ce que l’on a dans les placards. On ne stresse jamais. C’est la vie de tous les jours ! ». La tchoutchouka fait partie de ces plats simples, faciles Ă  faire et pour lesquels on a souvent tous les ingrĂ©dients sous la main. Pour MiĂ©line, c’est un des plats qui lui rappellent le plus la vie quotidienne dans son village de Kabylie. « Ce plat, ça me rappelle mon enfance, la maison de mes parents. Quand je me sers du pilon pour Ă©craser l’ail, le son et l’objet me ramĂšnent immĂ©diatement en enfance, avec ma mĂšre ou mes grandes sƓurs en cuisine. Mais c’est aussi important d’utiliser un pilon pour le goĂ»t. L’ail doit ĂȘtre Ă©crasĂ© pour ce plat. C’est meilleur ! ». Voici donc la recette de la tchoutchouka telle qu’on la mange en Kabylie. Simple et gĂ©nĂ©reux, c’est un « plat qui se partage » prĂ©cise MiĂ©line alors que nous Ă©tions en train de le dĂ©guster avec elle en sirotant un thĂ© Ă  la menthe. Merci Ă  elle et Ă  vous de jouer pour profiter de ce plat dĂ©licieux et diffuser la gĂ©nĂ©rositĂ© kabyle autour de vous ! La tchoutchouka kabyle (plat vĂ©gĂ©tarien) 4 oignons 4 poivrons rouges 2 courgettes 2 tomates 4 Ɠufs 3 gousses d’ail Coriandre fraiche (4 branches environ) 1 peu de piment (facultatif mais « si on veut faire une tchoutchouka comme en kabylie, c’est indispensable », nous dit MiĂ©line !) Huile d’olive AprĂšs avoir lavĂ© les lĂ©gumes, coupez-les grossiĂšrement. Faites chauffer l’huile d’olive dans une poĂȘle et faites-y revenir Ă  feu vif les oignons et les poivrons pendant 10 Ă  15 mn (surveillez et baissez le feu pour que les lĂ©gumes ne brĂ»lent pas) Pendant que les oignons et les poivrons cuisent, hachez la coriandre aprĂšs l’avoir bien rincĂ©e. Écrasez les gousses d’ail dans un pilon. Mettez le tout de cĂŽtĂ©. Ajoutez les courgettes dans la poĂȘle. Baissez la tempĂ©rature Ă  feu moyen si ce n’est pas dĂ©jĂ  fait. Laissez cuire environ 10 mn. Ajoutez les tomates, la coriandre et l’ail Ă©crasĂ© (et le piment si vous le souhaitez). Salez et poivrez. Laissez cuire encore environ 10 mn Ă  feu moyen et Ă  couvert. Juste avant de servir, battez les Ɠufs dans un bol avec un peu de sel et de poivre. Ajoutez les Ɠufs battus sur les lĂ©gumes dans la poĂȘle. MĂ©langez un peu pour bien rĂ©partir les Ɠufs. Laissez cuire Ă  feu moyen quelques minutes, le temps que les Ɠufs battus soient cuits. Servez la tchoutchouka dans les assiettes. Ajoutez un filet d’huile d’olive dans chaque assiette et servez avec du pain. RĂ©galez-vous ! Pour rĂ©ussir la tchoutchouka comme en Kabylie. Les conseils de MiĂ©line : « Pour faire une Tchoutchouka comme en kabylie, il faut mettre des Ɠufs et le piment. Mais on peut supprimer selon ses goĂ»ts ou ses allergies, ce sera bon aussi ! » « AprĂšs avoir mis les tomates, l’ail et la coriandre, on n’oublie pas d’ajouter un couvercle pour laisser cuire Ă  couvert ». C’est important pour que la prĂ©paration ne perde pas trop d’eau et que les saveurs se mĂ©langent bien. On n’ajoute pas d’épices (sauf le poivre) dans cette recette. « C’est la seule recette de chez moi (Kabylie en AlgĂ©rie), oĂč l’on ne met pas d’épices ! » On utilise des produits frais et de saison, de prĂ©fĂ©rence. « On peut remplacer les courgettes par des pommes de terre quand ce n’est pas la saison des courgettes». « À Roubaix, pour avoir de bons lĂ©gumes frais, je vais au marchĂ© de l’Épeule chez un maraĂźcher qui vient de Steenwerck. Sinon, pour les produits d’épicerie, comme les pĂątes fraĂźches par exemple, je vais chez Carlier Vogliazzo, rue de l’Alma. » « La Tchoutchouka, ça se mange avec du pain. Moi, c’est comme ça que je l’aime ! ». « La cuisson dure de 30 Ă  40 mn. 40 mn, c’est idĂ©al pour avoir la meilleure tchoutchouka ». OĂč retrouver MiĂ©line Ă  Roubaix ? Les solutions ne manquent pas pour rencontrer Malika, profiter de sa cuisine et de sa bonne humeur ! Dans son restaurant, 2 rue de Lannoy (prĂšs de McArthurGlen). Tous les midis de 12h Ă  14h, du mardi au vendredi. Le mardi et le mercredi, cuisine française ou italienne. Les jeudi et vendredi, cuisine du Maghreb. Sur place ou Ă  emporter. En faisant appel Ă  son service traiteur. Plus d’informations : mieline.com En participant Ă  l’un de ses ateliers cuisine, dans son restaurant, le samedi matin tous les 2 mois mais aussi lors d’ateliers « ZĂ©ro DĂ©chet » ou Ă  l’Institut du Monde Arabe. Ces ateliers sont des moments conçus pour transmettre un savoir-faire mais aussi comme un moment privilĂ©giĂ© de partage. Les plats Ă©laborĂ©s lors des ateliers qui se dĂ©roulent au restaurant seront ensuite partagĂ©s sur place entre les participants. Plus d’informations : : mieline.com Lors d’un brunch Ă  La Condition Publique, chaque premier dimanche du mois. Sur rĂ©servation Ă  La Condition Publique.com  Infos : (voir « Brunch » dans l’agenda)

Mazer, L’histoire se tague, Je tiens la bombe

Il a grandi avec un rĂȘve, celui d’ĂȘtre graffeur. Ado, il obtient avec son premier collectif « Restart » le premier mur lĂ©gal de graff Ă  Tourcoing. DiplĂŽme de design en poche, cet autodidacte part courir le monde pour la richesse des rencontres, artistiques surtout
 Il en est revenu avec un max de techniques et encore plus de projets et de dĂ©termination. Si vous Ă©tiez
 Un slogan L’UNION FAIT LA FORCE Je cherche toujours Ă  faire dans le collectif, c’est au cƓur de ma dĂ©marche, surtout en ce moment sur le projet actuel (NDLR : Plateau 112 dans l’ancien bowling) Un lieu COMME ICI, UN ANCIEN BOWLING Une friche, un lieu libre d’expression, un lieu de rencontre et de partage. Un rĂȘve JE SUIS LÀ ET JE LE RÉALISE ! À chaque fois que j’ai fait un rĂȘve, je l’ai rĂ©alisĂ©. C’est juste magnifique. Plus loin, ce serait l’idĂ©e du bowling mais connectĂ©, un lieu de vie avec un « jardin » qui ferait passerelle avec les gens qui viendraient se poser et discuter, avec une dimension internationale
 Une rencontre LÉONARD DE VINCI C’était un curieux, un observateur, il allait au bout des choses, il ne se mettait pas de limite. Une couleur LE JAUNE ! C’est lumineux, chaleureux, sans ĂȘtre agressif. Une forme LE TRIANGLE Sans explication. Un courant artistique AH DIFFICILE DE FAIRE UN CHOIX
 Il y a une certaine bipolaritĂ© dans mes crĂ©ations. Je fais aussi bien du muralisme que des toiles. Je suis multidisciplinaire, il y a de la 3D dans ma peinture, dans la 2D. Ça vient du design ça (NDLR : il a une licence en arts graphiques et en design, qu’il a Ă©tudiĂ©s Ă  Saint-Luc Ă  Tournai). Et j’y ajoute mes Ă©motions du moment. Une Ɠuvre classique L’ANAMORPHOSE SELON DALÄș Son travail permet de faire ça, de crĂ©er un univers dans sa toile. Il n’y a plus de limite Ă  la perception. J’aimerais arriver Ă  monter ça sur le Plateau 112. Un message TA LIBERTÉ S’ARRÊTE OÙ COMMENCE CELLE DES AUTRES Ça renvoie Ă  la notion de respect, au fait de savoir prendre sur soi, et donc Ă  la tolĂ©rance aussi. Un film LA LIGNE VERTE J’aime le personnage qui est considĂ©rĂ© comme coupable alors qu’il a juste essayĂ© de faire le bien. Comme dans le graff, la majoritĂ© du temps c’est de l’intention positive. Un son OXMO PUCINO, TOUCHER L’HORIZON « J’irai plus loin que l’horizon / C’est bien mieux que le bout de son nez / Tous les murs qui nous bloquent brisons », etc. Un texte profond et sensible. MAZERmazingue.com

AFRO LIVE – RĂ©volutionner la fĂȘte 

H-Town Ministry – FondĂ© en 2023 Ă  Roubaix par Lunzi Agbogan et Jean Samuel Seka, H-Town Ministry est un label 360 dĂ©diĂ© aux musiques afro et caribĂ©ennes. Avec des artistes comme Heaven Sam ou Don Jordy, le label allie production, booking, Ă©dition, communication et Ă©vĂ©nementiel, pour crĂ©er une expĂ©rience complĂšte. Avec plus de 250 morceaux et 500 millions d’écoutes Ă  travers le monde, H-Town a collaborĂ© avec des artistes de renom aux horizons variĂ©s, comme Stefflon Don, Keblack, Youssoupha, Slimane, Booba ou encore Fally Ipupa, raflant disques d’or, de platine et de diamant en France et au-delĂ . AFRO LIVE – NĂ© d’un battle de danse improvisĂ© en 2021 Ă  La Condition Publique Ă  Roubaix, Afro Live est un collectif initiĂ© par Lunzi Agbogan. Face Ă  l’engouement du public, l’idĂ©e d’un mouvement Ă©tait lancĂ©e, celui d’un mouvement qui repense l’art de la fĂȘte et du vivre ensemble. Block parties, concerts, soirĂ©es et workshops se sont enchaĂźnĂ©s. Bien plus qu’un lieu pour chanter, danser, boire et manger, l’objectif est de crĂ©er une vĂ©ritable plateforme : un espace qui capte les besoins et les tendances des jeunes, qui les forme, qui les connecte et les oriente vers les mĂ©tiers de la crĂ©ation. Aujourd’hui, Afro Live travaille Ă  transmettre l’énergie Afro Live hors de Roubaix : Paris, Bruxelles, Amsterdam
 Parmi les tĂ©moins de cette aventure, il y a Julien Pitinome, photoreporter et coordinateur du projet mĂ©dia jeunes du Labo 148 Ă  La Condition publique. Ancien Ă©ducateur spĂ©cialisĂ©, il saisit en images l’essence des Afro Live depuis leurs premiers instants, portant un regard sensible et engagĂ© sur ce mouvement devenu une source d’expression et de mĂ©tamorphose collective.  Afrolive session ! – Depuis moins d’un an, un nouveau concept est né : les Afro Live Sessions. Un concept simple : un lieu, un Dj, du public et une heure de session live oĂč la fĂȘte est Ă  l’honneur. « Nous cĂ©lĂ©brons la richesse et la diversitĂ© des cultures Afros Ă  travers des Ă©vĂ©nements qui rassemblent, inspirent et connectent, sur internet comme sur les territoires. » CrĂ©dit photo : Julien Pitinome CrĂ©dit photo : Julien Pitinome CrĂ©dit photo : Julien Pitinome CrĂ©dit photo : Julien Pitinome CrĂ©dit photo : Julien Pitinome CrĂ©dit photo : Julien Pitinome CrĂ©dit photo : Julien Pitinome CrĂ©dit photo : Julien Pitinome CrĂ©dit photo : Julien Pitinome CrĂ©dit photo : Julien Pitinome CrĂ©dit photo : Julien Pitinome CrĂ©dit photo : Julien Pitinome AFRO LIVE

Dans les coulisses d’un tournage à Roubaix avec Alice Majka

Loin des studios parisiens, c’est Ă  Roubaix que de plus en plus de rĂ©alisateurs viennent planter leur camĂ©ra. Ville brute, vibrante et chargĂ©e d’histoire, Roubaix s’affirme comme un terrain de jeu cinĂ©matographique. Avec ses briques rouges, son hĂ©ritage industriel, ses lieux rĂ©habilitĂ©s et ses rues pleines de caractĂšre, Roubaix coche toutes les cases pour sĂ©duire les cinĂ©astes en quĂȘte d’authenticitĂ©. Chaque annĂ©e, la ville accueille des tournages prestigieux. Parmi eux : L’Amour Ouf de Gilles Lellouche, Six pieds sur Terre de Karim Bensalah, Roubaix, une lumiĂšre d’Arnaud Desplechin, sans oublier les sĂ©ries Ă  succĂšs HPI, Les Papillons Noirs, Les Petits Meurtres d’Agatha Christie ou encore Stalk
 En 2024, Roubaix a atteint un record : 155 jours de tournage pour 37 projets, et 2,5 millions d’euros de retombĂ©es Ă©conomiques. Membre du rĂ©seau Film Friendly de Pictanovo, Roubaix mise sur un accueil sur-mesure. Alice Majka, chargĂ©e de mission rayonnement audiovisuel Ă  la Ville, est l’interlocutrice incontournable des Ă©quipes de tournage, la cheville ouvriĂšre qui fait le lien entre les exigences artistiques et les rĂ©alitĂ©s du terrain. Entre autorisations, coordination technique, sĂ©curitĂ© et logistique, elle orchestre chaque Ă©tape, du premier repĂ©rage au dernier clap. Une mission Ă  la fois artistique, stratĂ©gique, logistique
 et profondĂ©ment humaine. Suivons-la dans les coulisses. Tout commence par le dĂ©pouillement du scĂ©nario. À partir des dĂ©cors recherchĂ©s – friche, bistrot rĂ©tro, appartement typĂ©, marchĂ© animé  – Alice travaille main dans la main avec les repĂ©reurs pour dresser une sĂ©lection de lieux roubaisiens. L’objectif : coller Ă  la vision du rĂ©alisateur, tout en proposant des alternatives parfois inattendues. Car Roubaix, c’est aussi une mine de pĂ©pites cachĂ©es. Le Couvent des Clarisses, avec sa sĂ©rĂ©nitĂ© monastique, attire les fictions intimistes ou les scĂšnes de tension contenue. Le restaurant L’ImpĂ©ratrice EugĂ©nie, avec son charme surannĂ©, offre un cadre feutrĂ© idĂ©al pour les atmosphĂšres d’époque. L’ancienne Banque de France, avec ses volumes d’origine et son cachet institutionnel, inspire les thrillers comme les drames historiques. Vient ensuite le repĂ©rage avec le rĂ©alisateur, puis le repĂ©rage technique avec l’équipe (dĂ©cors, rĂ©gie, production
). LĂ , on entre dans le concret : loges, circulation, stationnement, branchements
 Alice coordonne les services de la Ville pour que tout s’articule harmonieusement, en prĂ©servant au maximum la vie locale. Pendant le tournage, elle reste disponible, mobile, rĂ©active. Une urgence logistique ? Un accĂšs Ă  sĂ©curiser ? Une solution Ă  trouver dans l’heure ? Alice est lĂ , en coulisses, pour que tout se passe bien jusqu’au clap final. Alice Majka ChargĂ©e de mission rayonnement audiovisuel03 59 57 32 24amajka@ville-roubaix.fr

La revanche des sites

NĂ©e Ă  Roubaix au cƓur du XIXe siĂšcle, La Redoute trouve ses racines dans la filature de laine fondĂ©e par Joseph Pollet dont l’atelier, installĂ© rue de La Redoute, prospĂšre grĂące aux mĂ©tiers mĂ©caniques. Dans les annĂ©es 1920, le groupe initie la vente par correspondance. De la laine aux catalogues, puis au e-commerce, La Redoute incarne une saga roubaisienne de reconversion rĂ©ussie. Aujourd’hui, les anciens sites industriels connaissent une renaissance Ă  Blanchemaille et dans le futur espace Pollet, au service de la nouvelle Ă©conomie digitale. Dans les anciens murs de La Redoute, depuis bientĂŽt 10 ans, Blanchemaille by EuraTechnologies est un terrain de jeu pour les startups du e-commerce et de la retail tech, oĂč ceux qui osent viennent bĂątir, concrĂštement, le commerce de demain. Dans ces locaux qui accueillent dĂ©jĂ  une cinquantaine d’entreprises et 300 salariĂ©s, la flexibilitĂ© est reine : bureaux modulables, studios photo, espace de coworking, services Ă  la carte. Blanchemaille est un Ă©cosystĂšme, oĂč l’innovation se fabrique, jour aprĂšs jour. Le BĂątiment Pollet : un chantier exemplaire Dans la continuitĂ© du site Blanchemaille, un bĂątiment historique fait l’objet d’une rĂ©habilitation ambitieuse. Ce projet, portĂ© par la MĂ©tropole europĂ©enne de Lille (MEL) et la SEM Ville RenouvelĂ©e, offrira 13 000 mÂČ supplĂ©mentaires aux startups, aux entreprises, aux services liĂ©s au e-commerce et aux industries crĂ©atives.​ Objectif : atteindre 1 000 emplois d’ici 2026. Une fois les travaux achevĂ©s, le bĂątiment Pollet, largement ouvert sur le quartier de l’Alma, accueillera notamment un incubateur, un hĂŽtel d’entreprises, un centre de ressources, des espaces showroom, un laboratoire de recherche en marketing, ainsi que des espaces de restauration et de confĂ©rence. RĂ©habiliter sans dĂ©molir DĂšs l’origine, la MĂ©tropole EuropĂ©enne de Lille, maĂźtre d’ouvrage du projet, a fixĂ© une exigence forte : minimiser l’empreinte carbone en misant sur la rĂ©utilisation maximale des ressources existantes. Avec l’appui de la SEM Ville RenouvelĂ©e, de l’AMO Ă©conomie circulaire Neo-Eco, et du cabinet SAA Architectes, la dĂ©marche de « dĂ©pose soignĂ©e » s’est imposĂ©e comme un fil conducteur du chantier. Un diagnostic prĂ©cis de tous les Ă©lĂ©ments constitutifs du bĂątiment a Ă©tĂ© menĂ© avant mĂȘme le dĂ©but des travaux. Portes, cloisons vitrĂ©es, faux plafonds, radiateurs, lavabos, luminaires… Rien n’a Ă©tĂ© laissĂ© au hasard. Chaque matĂ©riau potentiellement rĂ©utilisable a Ă©tĂ© soigneusement dĂ©montĂ©, stockĂ© et destinĂ© soit Ă  un rĂ©emploi sur site, soit Ă  une redistribution vers d’autres projets via des associations partenaires. 35 tonnes de dĂ©chets Ă©vitĂ©s, 400 tonnes de CO₂ Ă©conomisĂ©es Les rĂ©sultats parlent d’eux-mĂȘmes : grĂące Ă  l’intervention de l’entreprise d’insertion VITAMINE T, environ 35 tonnes de dĂ©chets ont Ă©tĂ© Ă©vitĂ©es. En tout, ce sont prĂšs de 400 tonnes Ă©quivalent CO₂ qui pourraient ĂȘtre Ă©conomisĂ©es sur l’ensemble du chantier — un bilan environnemental remarquable Ă  l’échelle d’une telle opĂ©ration. CĂŽtĂ© matĂ©riaux, l’ambition est tout aussi impressionnante : RĂ©emploi sur site de plus de 850 unitĂ©s de faux-plafonds, 160 mĂštres linĂ©aires de cloisons vitrĂ©es, 120 luminaires et 750 mĂštres de chemins de cĂąbles. RĂ©emploi ex-situ de 21 000 tuiles de bardage et 6 000 mÂČ de moquette. RĂ©novation de 470 mÂČ de parquet bois. Une partie des Ă©lĂ©ments dĂ©montĂ©s servira Ă©galement Ă  d’autres chantiers de la rĂ©gion, renforçant ainsi la logique de bouclage des ressources. Une logistique millimĂ©trĂ©e au service du rĂ©emploi La rĂ©ussite de cette approche pionniĂšre tient aussi Ă  la prĂ©cision de l’organisation. Un espace de stockage temporaire a Ă©tĂ© amĂ©nagĂ© dans le bĂątiment voisin Moreau, simplifiant la gestion et la rĂ©affectation des matĂ©riaux par Ă©tage. À cela s’ajoute une Ă©troite coopĂ©ration entre les diffĂ©rents acteurs : maĂźtrise d’ouvrage, maĂźtrise d’Ɠuvre, entreprises de travaux et AMO Ă©conomie circulaire ont travaillĂ© main dans la main pour anticiper les besoins et lever les freins rĂ©glementaires. Grands chiffres BLANCHEMAILLE87 rue du Fontenoy59100 ROUBAIX

Avec le Quartier Créatif, un nouvel art de vivre urbain

Au carrefour des dynamiques culturelle et artistique, Ă©conomique, urbaine et touristique, se trouve le Quartier CrĂ©atif de Roubaix. En son centre, structurant, le musĂ©e La Piscine et sa future extension. En son cƓur, battant, son voisin, le Foyer du MutilĂ©, transformĂ© en maison du projet de ce vaste chantier. Autour, le long d’une trajectoire joignant le Conservatoire et le ColisĂ©e, des Ă©quipements culturels comme la mĂ©diathĂšque et La Cave aux PoĂštes, des Ă©tablissements de formation aux mĂ©tiers de la crĂ©ation, l’ENSAIT, l’ESAAT, ESMOD
 Et, plus au loin, les entreprises de l’économie circulaire des Manufactures Tissel. Ainsi se dessinent les contours du Quartier CrĂ©atif, dĂ©fini, sur le plan urbain, par les frontiĂšres virtuelles d’un pĂ©rimĂštre comprenant des espaces existants et en devenir – faire grandir ce qui existe dĂ©jĂ  et faire sortir de terre, c’est l’idĂ©e ; et imaginĂ©, au niveau du concept, comme une « zone de rencontres » artistique et entrepreneuriale – crĂ©er des connexions entre les acteurs culturels et crĂ©atifs, les artistes, les entreprises, c’est l’ambition. Ainsi maillĂ©, le territoire de Roubaix, typique des villes archipel, renforce la lisibilitĂ© de son offre culturelle, trĂšs dense et portĂ©e – c’est le postulat, par des institutions comme le musĂ©e La Piscine – et de son offre tout court. Le Quartier CrĂ©atif a d’ailleurs Ă©té conçu comme tel et au travers d’un prisme : celui d’une offre de services destinĂ©e Ă  un couple de touristes sĂ©journant Ă  Roubaix, offre composĂ©e de lieux culturels et d’un Ă©cosystĂšme crĂ©atif, mais aussi d’endroits pour dormir, se divertir et manger. Le rĂ©amĂ©nagement Ă  venir de l’avenue Lebas, l’implantation future dans le quartier de l’Union du restaurant de Florent Ladeyn, chef Ă©toilĂ©, ou encore l’arrivĂ©e, sur le site universitaire de Campus Gare, de l’école Vatel avec son hĂŽtel d’application 4 Ă©toiles, en sont trĂšs largement parties prenantes. L’installation dans les locaux du Foyer du MutilĂ© de Bruno Gaudichon, ex-conservateur du musĂ©e La Piscine, missionnĂ© par la Ville pour travailler Ă  la prĂ©figuration du Quartier CrĂ©atif, et les trois jours de festivitĂ©s qui l’ont accompagnĂ©e, en mai 2025, ont lancĂ© la dynamique. Elle se dĂ©ploiera progressivement au fil des ans, avec l’objectif de donner une identitĂ© Ă  Roubaix et d’en faire une destination touristique reconnue, en mĂȘme temps qu’un parcours, non pas exactement flĂ©chĂ©, mais jalonnĂ© de lieux identifiĂ©s Quartier CrĂ©atif, viendra rĂ©vĂ©ler un nouvel art de vivre urbain. La ville crĂ©ative NĂ©e dans les annĂ©es 2000, la ville crĂ©ative a Ă©mergĂ© en offrant une diversitĂ© d’expĂ©riences axĂ©es sur des enjeux de reconversion post-industrielle de villes et de quartiers, comme Ă  Roubaix. On peut citer Bilbao, Manchester, Liverpool, Baltimore, Londres, MontrĂ©al mais aussi Vienne qui s’est dotĂ©e d’un quartier des musĂ©es. En France, beaucoup de villes se sont inspirĂ©es de ces aventures pour devenir plus culturelles, plus vivantes et portĂ©es par des volontĂ©s politiques fortes proposant des projets d’envergure. Quartier CrĂ©atif

Piktura, la révolution à 24 images/seconde

À Roubaix, dans les couloirs de Piktura, l’école de l’image, l’animation n’est pas juste une histoire de logiciels. C’est un terrain d’expĂ©rimentation au service de la narration. La technique, Ă©videmment. Mais pas que ! Ici, on ne forme pas seulement des techniciens. On forme des artistes. Des esprits critiques. Des passionnĂ©s du dĂ©tail qui savent que tout part de l’observation. Théùtre, peinture, architecture, photographie… Tout est bon pour aiguiser le regard, pour comprendre comment une lumiĂšre caresse un visage ou comment un mouvement trahit une Ă©motion « Je leur dis souvent : il faut que vous ayez un cerveau de 40 ans, alors que vous en avez 20. », lance Carlos de Carvalho, directeur de la filiĂšre animation 2D / 3D.  Son rĂŽle ? Pas celui d’un prof qui dicte, mais d’un accompagnateur qui pousse ses Ă©tudiants Ă  faire mieux. À aller plus loin. À fouiller dans leurs souvenirs, leurs douleurs, leurs joies, leurs combats. À se demander : pourquoi ce sujet ? Pourquoi maintenant ? Et comment le raconter diffĂ©remment ? Car ici, tout se fabrique de A Ă  Z. De la musique au montage, du dĂ©cor Ă  l’émotion. Et tout doit faire sens. Surmonter les dĂ©fis, un travail d’équipe. À Piktura, la crĂ©ation est rarement solitaire. L’école fonctionne Ă  l’échelle humaine : petites promotions, esprit studio, projets collectifs. La rĂ©ussite passe par la collaboration, le respect des rĂŽles et des rythmes de chacun. Elliot, Ă©tudiant en licence 3 animation 2D, veille Ă  la faisabilitĂ© de son projet avec trois autres Ă©tudiants, sans jamais perdre de vue l’histoire Ă  raconter. ChargĂ© de production, il se dĂ©finit comme « un artiste technicien [
] la personne grĂące Ă  qui des personnes comme Lola peuvent faire leur film ». Lola, dans la mĂȘme promo, considĂšre le scĂ©nario comme un moyen de concrĂ©tiser ses idĂ©es par l’image et participe Ă  la crĂ©ation des dĂ©cors. Elle explique : « On partage tout. Les idĂ©es, les outils, les doutes. C’est ce qui rend chaque projet plus fort et nous prĂ©pare aussi Ă  une rĂ©alitĂ© professionnelle ». Tous deux partagent une mĂȘme vision du travail de groupe : exigeant, mais humain. Avancer, tomber parfois, apprendre de ses erreurs ensemble. Et surtout garder cette Ă©tincelle d’enfance qui nourrit la crĂ©ation. Le rĂ©sultat ? Des films qui osent ! Migrants, Les Larmes de la Seine, Au HuitiĂšme Jour
. Tous saluĂ©s dans les festivals du monde entier. NĂ©s de rĂ©flexions profondes sur le monde, la mĂ©moire, l’écologie ou l’identitĂ©, ces films Ă©tudiants touchent, interrogent, provoquent tant par leurs sujets forts que par leur esthĂ©tisme hors du commun. Car Ă  Piktura, on ne cherche pas Ă  “faire comme”. On cherche Ă  faire diffĂ©rent, Ă  faire vrai. Et aprĂšs ? Le diplĂŽme en poche, les rĂȘves bifurquent : rejoindre un studio, Ă©crire, enseigner, tatouer, inventer des projets hybrides
 Peu importe la voie, pourvu qu’elle reste libre ! Et Ă  celles et ceux qui rĂȘvent de se lancer, un conseil revient souvent : oser. Oser chercher, tester, se tromper pour que l’animation dĂ©passe l’exercice de style et devienne un langage. Personnel. Audacieux. Vivant. Pikturapiktura.fr1 avenue Boileau,59100 Roubaix DĂ©couvrir les filmsÂ