Étiquette : entrepreneur

Beau comme Hub

Cherche grande maison avec cachet jardin proche des transports en commun. C’est un peu l’annonce que Philippe Leclercq, Xavier Debal et Nathalie Bastien auraient pu rédiger lorsqu’ils se sont mis en quête d’un nouveau lieu pour installer E-Volve, leur société de conseils en accompagnement des entreprises dans leurs projets de transformation digitale. Avec l’idée d’étendre leurs services avec de la location de salles pour des séminaires, des réunions, des formations ou du co-working. La quinzième visite fut la bonne. Coup de cœur général pour les trois associés. Ils emménagent là, au numéro 50 du boulevard de Cambrai le 1er janvier 2020. Une maison bourgeoise de 500 m², en bon état. Six mois plus tard, la maison d’habitation est transformée et le nom du lieu trouvé : Hub by E-Volve – pour échanges, croisement, rencontres. Deux appartements en location Airbnb, deux studios meublés pour étudiants, trois salles de travail spacieuses et un espace de co-working. Sans oublier une cuisine commune et un magnifique jardin partagé. « On étudie toutes les demandes et on fait du sur mesure » explique Philippe Leclercq. Un magnifique lieu décoré avec goût où l’on a instantanément envie de poser son ordinateur et travailler. Sans avoir l’impression d’être au bureau. Comme à la maison mais en mieux. lehubbye-volve.fr La petite histoire de la grande maison A l’origine cette maison appartenait à Léon Planckaert, l’entrepreneur qui a construit la Villa Cavrois. Et quand on l’apprend, on est pas étonné. Tél. : 03 74 09 69 95 Facebook le Hub by E-Volve Instagram : lehubbyevolve

NoBuy : Prêts à prêter ?

Acheter des objets dont on ne sert qu’occasionnellement, est-ce que ça a encore du sens ? C’est la question que se sont posée Florent Vanhove et Waël Abou Dahr, deux anciens collègues chez Dagoma et à laquelle ils répondent en lançant l’application Nobuy. Le principe est simple : proposer à son cercle de proches des objets en prêt et pouvoir aussi leur en emprunter. Waël en a fait récemment l’expérience. Récent propriétaire d’un appartement à Roubaix, il a tout rénové lui-même. « Forcément, j’ai eu besoin d’un certain nombre d’outils que je trouvais ridicule d’acheter. J’ai passé pas mal de temps à envoyer des sms à mon réseau : « T’aurais pas une perceuse ? » L’appli Nobuy m’aurait été d’une grande aide !«  Lancée en octobre, l’application vise le million d’utilisateurs d’ici deux ans. « On veut être une vrai alternative à l’achat« , explique Florent Vanhove. Leur installation à Roubaix a du sens pour les deux acolytes, « La ville du Zéro Déchet ». D’une utilisation simplissime, l’appli Nobuy vous renseigne en un clic sur la disponibilité dans votre réseau de l’objet recherché. Ensuite, il suffit d’aller l’emprunter. Tout est consigné dans l’appli, ce qui évite donc la sempiternelle question : « Mais à qui ai-je donc bien pu prêter mon appareil à raclette ?«  Nobuy.app

Lylo

Silence, on double !

Lylo. Un nouveau prénom ? Non tout simplement les initiales de « Les Yeux Les Oreilles », le nom d’un studio de doublage à la Plaine Images. Mais aussi de sous-titrage et de post-production. Grégoire Parcollet, le fondateur de Lylo, a l’habitude d’aller vite et bien dans ce qu’il entreprend. Il a fondé Lylo en 2012 avec un premier studio à Bruxelles, puis à Paris, Casablanca, en Italie, en Allemagne et à Roubaix depuis septembre 2017. On travaille sur des programmes qui ont été produits par un pays et on les adapte pour d’autres pays », précise Grégoire, épaulé depuis peu par Laetitia Jaeck, directrice générale. Cela concerne donc tout le travail de doublage, mais aussi de sous-titrage et d’audio description. « On peut aussi être amené à couper dans le programme en fonction de la censure pratiquée par certains pays par exemple. » Le groupe Lylo dispose de sept studios en France et dans le monde, dont un à la Plaine Images. Un marché énorme A l’ère des plateformes de streaming, inutile de dire qu’il y a un marché énorme et que Lylo s’y adapte constamment. « Avec les plateformes, on a besoin de produire du contenu en quantité et en multilingue, d’où l’importance pour nous de nous implanter le plus près possible des bassins de population en fonction de la langue utilisée. » A Roubaix-Tourcoing, Lylo dispose d’un vivier d’une trentaine de comédiens formés au doublage. C’est dans les locaux nordistes de 650 m² composés notamment de bientôt deux studios d’enregistrement et d’un studio de mixage que sont produites des séries ou des dessins animés comme One piece, Divorce, Grace et Frankie, Pyjamasques ou encore Oggy et les cafards. Et ce n’est pas fini ! Ce n’est même que le début selon Grégoire qui a environ 10 idées à la minute pour développer Lylo et être toujours à la pointe de cette industrie très innovante. En savoir plus sur Lylo

Films clair de lune

Films au Clair de Lune, des courts métrages à effets durables

Pierre-Antoine Carpentier et Ludivine David ont choisi de créer des courts métrages utiles avec des objectifs de développement durable au service de la solidarité internationale. Ces voyageurs curieux et observateurs ciblent leurs destinations pour amener des solutions à des problématiques majeures telles que la déforestation, le droit à l’eau, le handicap, la santé… Tout commence en 2011 lors de la visite d’un orphelinat au Togo. L’arrivée dans le village met en évidence un vrai manque d’information et de prévention autour du paludisme et du virus du sida. Pierre-Antoine Carpentier se lance alors le défi de réaliser trois courts métrages en trois semaines avec les enfants du village comme acteurs. « Chaque film raconte une histoire qui rappelle l’importance de se rendre au dispensaire dès que l’on se sent affaibli. Les trois courts métrages ont été montés sur place et diffusés aux familles. Puis ils ont continué à être vus dans les villages voisins », explique le jeune réalisateur. L’avenir de ces courts métrages Ludivine David entend faire vivre ces courts métrages (18 réalisés à ce jour dans 6 pays) dans les écoles françaises, dans les associations locales, dans les festivals, sur les chaînes internationales… Ces films sensibilisent aux difficultés du monde tout en apportant des solutions. Et la jeune femme de conclure, « connaître le monde dans lequel nous vivons est un préalable pour agir. Les enfants particulièrement peuvent devenir des acteurs solidaires, responsables et citoyens. » 2009 : création de l’association 2011 : trois premiers courts métrages réalisés au Togo 22 associations internationales soutenues à ce jour 18 courts métrages réalisés 6 pays parcourus (Togo, Maroc, Guinée, Madagascar, Colombie, Sénégal) 20 000 personnes touchées par des diffusions locales 55 sélections dans des festivals internationaux de court métrage www.filmsclairdelune.org

Sport Business

Sport Business Club ou comment réseauter en short

Tout est parti d’un constat. Celui de Vianney Lepoutre, entrepreneur depuis 8 ans : pour être performant, il faut prendre soin de soi, faire attention à sa santé et à son corps. Si Vianney a fait de ces règles siennes, il a aussi décidé d’en faire profiter les cadres dirigeants en créant Sport Business Club en mai 2017. Le principe est simple : le Sport Business Club permet aux dirigeants et cadres de s’entrainer sur tous les paramètres de la performance tout en développant leur réseau professionnel. « C’est faire du networking (ou réseauter) en tenue de sport » s’amuse Vianney. Le jeune entrepreneur s’est aménagé du temps dans son planning pour faire du sport tous les jours et même une sieste d’un quart d’heure, « et ma boîte ne s’est jamais portée aussi bien ». L’idée, à travers Sport Businness Club, c’est donc d’amener les cadres dirigeants inscrits dans le programme à intégrer le sport dans leur « routine ». « Aujourd’hui, les dirigeants ont tous des objectifs qui nécessitent d’être bien préparés » poursuit-il. Le sport pour développer les aptitudes managériales et mentales et pour rendre un dirigeant performant dans sa vie professionnelle et personnelle. « Il y a donc le sport mais aussi tous ses corolaires pour se sentir bien : le sommeil et la nutrition ». Concrètement, chaque mois, les stagiaires inscrits (par groupe de 15 à 20) se retrouvent au Stab pour une séance de trois heures. Au programme, une heure et demie de pratique sportive (préparation physique, vélo, paddle, trail, course à pied, natation, …) suvie d’un déjeuner en tenue de sport qui permet à chacun d’échanger sur ses pratiques et de faire grandir son réseau. Ensuite, les stagiaires reprennent le chemin du bureau, gonflés à bloc pour réaliser leurs objectifs et bien décidés à laisser plus de place au sport dans leur emploi du temps bien rempli. Des experts référents et compétents Vianney Lepoutre a le don de savoir bien s’entourer. A ses côtés, pour conseiller ses stagiaires dans des domaines précis, il a fait appel à des pointures. Philippe Leclair, expert en préparation physique et mentale. « C’est lui qui intervient dans la définition du programme sportif ». Rémi Hurdiel, docteur en Sciences du Sport à l’Université du Littoral Côte d’Opale et spécialiste du sommeil, notamment pour les marins qui préparent des courses comme le Vendée Globe. « Repérer les signaux de fatigue et intégrer des routines avec des postures de respiration font partie de ce qu’on enseigne aux stagiaires ». Marc Le Quenven, naturopathe. « La nutrition, c’est la base de notre énergie, on apprend à bien manger tout en se faisant plaisir ». Sport Business Club, ce sont eux qui en parlent le mieux Ils sont une quinzaine pour la séance de rentrée de Sport Business Club. Tee-shirt bleu marine à l’effigie du groupe, les stagiaires grignotent des amandes pendant le briefing de Vianney avant la séance « dérouillage » concoctée par Martin Lainé. Jérôme, gérant de l’agence Temporis : « L’été a été compliqué en termes de préparation physique ! Convaincu de l’expérience de l’année dernière, je signe de nouveau, pour retrouver la forme et profiter du réseau de chacun ». Camille, conseil en assurance : « Cela m’a beaucoup aidée à réorganiser mon planning pour laisser de la place au sport ». Guillaume, directeur commercial Brasserie Castelain : « C’est une bonne méthode pour faire du sport autrement, avec un sens du défi qui me plaît. C’est aussi faire du réseau autrement, en baskets et en short ». Sport Business Club

Un petit grain de fantaisie

Le p’tite folie de Coline Huc a été de créer, il y maintenant plus d’un an, une épicerie vrac Zéro Déchet, Un grain dans le bocal dont le concept a séduit de suite de nombreux clients. Ici, pas d’emballage, vous achetez tout en vrac. Le client apporte ses bocaux, il les pèse en libre-service, se sert des quantités dont il a besoin et il passe en caisse où le poids des contenants est déduit. Et pour ceux, qui auraient oublié leurs bocaux, pas de souci on vous en prête. Derrière le vrac, l’idée est de lutter contre le gaspillage et de réduire les emballages. Bio, qualité et circuit court Des pâtes, du riz, de la semoule, du quinoa, des céréales, des fruits secs, du sucre, de la farine, du chocolat, des produits pour l’apéritif, de l’huile, du vinaigre… Les produits sont bio, de qualité et Coline priviléie le circuit court. En saison, on y trouve des fruits et des légumes des producteurs locaux. Et grâce à son impréssionnant raon produits d’hygiéne et d’entretien, vous pourrez fabriquer vous-même vos shampoings, savons, dentifrices solides, bicarbonate et critaux de soude, huiles essentielles et végétales… Beaucoup de familles sont investies dans le Zéro Déchet à Roubaix. J’avais une vrais carte à jouer. »Coline Huc « J’adore venir faire mes courses dans cette épicerie 100% vrac.La boutique est sympa et je trouve tout ce qu’il me faut. En plus de l’accueil chaleureux et du conseil, on s’échange nos recettes de cuisine et nos petites astuces. Pour moi, être Zéro Déchet, c’est adopter un nouveau mode de vie et changer ses habitudes, cela ne se fait pas du jour au lendemain, il faut du temps. Consommer en vrac me permet d’acheter avec parcimonie, au juste prix, de faire des économies et de lutter contre gaspillage. » Sylvie « Se lancer dans l’aventure Zéro Déchet c’est avant tout un projet de famille et pour que ça se passe bien il faut changer une chose à la fois. Avec les enfants, par exemple, il faut faire de la pédagogie et après cela devient naturel pour eux. L’avantage de venir ici c’est que l’on n’achète que ce dont on a besoin et d’avoir la garantie de consommer des produits bio de qualité et aux normes françaises. Un grain dans le bocal c’est avant tout un lieu d’échanges, de recettes de cuisine, de conseils et de rencontres. On est toujours accueilli avec le sourire. » Géraldine www.ungraindanslebocal.com

By Lelicam : La couturière du Zéro Déchet

Camille a quitté son job de responsable administrative et financière pour créer et développer son activité autour de la couture et le Zéro Déchet. De fil en aiguille, histoire d’une passion associée à une conviction. L’histoire de Camille et de son entreprise By Lelicam commence par une prise de conscience sur la consommation et les déchets. « Un reportage sur les suremballages m’a beaucoup marquée, se souvient-elle. La jeune femme repense sa façon de consommer et fait entrer le Zéro Déchet dans le quotidien de sa famille. A Noël, elle propose à ses enfants et son conjoint une mener vraie réflexion sur les cadeaux. La question : « De quoi ai-je vraiment besoin ? » Sa réponse ? : « Une machine à coudre ! Parce je cherchais désespérément des sacs pratiques pour faire mes courses en vrac et je n’en trouvais pas, ou alors pas vraiment à mon goût. » Et voilà comment Camille, complètement novice, se découvre une vraie passion pour la couture. « J’ai commencé par chercher des tutos sur internet. Très vite, je me suis mise à coudre et j’ai senti que ça me faisait du bien ! » raconte-t-elle en toute simplicité. Elle ne se doutait pas à l’époque de l’aventure qui venait de débuter. Des pochons de vrac cousus avec amour Camille coud d’abord pour elle-même, des pochons de vrac pour les courses, des sacs en coton enduit pour transporter ses savons en voyage, des emballages en tissu pour les sandwichs… Elle en offre à ses copines, qui en parlent autour d’elles et les premières commandes commencent à arriver, d’abord au compte-goutte puis de plus en plus. Elle ouvre une boutique en ligne. Dans la foulée, un commerce spécialisé dans le Zéro Déchet lui commande des petites séries. Une seconde enseigne arrive très vite, puis une troisième… Elles sont finalement cinq aujourd’hui à vendre ses produits. Du salon de la maison aux Ateliers Jouret Son salon qui faisait jusqu’alors office d’atelier de couture commence à être envahi par un stock de tissus. Engagée dans des associations liées au Zéro Déchet (Camille est aujourd’hui membre du conseil d’administration de Zéro Waste France), elle participe au marché de Noël Zéro Déchet en 2017 et découvre les Ateliers Jouret. « Je suis tombée amoureuse du lieu. En plus, il me permettait à la fois d’avoir un atelier de création et de confection pour concevoir et fabriquer mes produits et un espace pour accueillir des ateliers pour le public. » Désormais, Camille propose des ateliers de deux heures pour les grand(e)s débutant(e)s, durant lesquels une heure est consacrée à la découverte de la machine et son fonctionnement, et l’autre heure à la réalisation d’un projet Zéro Déchet simple, comme les lingettes démaquillantes ou un sac à tarte. La jeune entrepreneuse a lancé une gamme « I used to be… » by Lelicam. L’idée ? Utiliser des tissus de seconde main, neufs mais de récupération, sauvés de l’incinérateur. A partir de housses de couettes, de draps ou de rideaux, Camille coud des pochettes, des lingettes et des sacs. Les pochettes sont déjà disponibles à la Maison du Zéro Déchet à Paris. Le Facebook de By Lelicam

e-shop praline et priape

Praline & Priape : un e-shop nommé plaisir

En créant leur e-commerce autour d’objets du désir en février 2018 à Blanchemaille, Élodie Vermast et Maxime Louchart amènent une vision décomplexée d’un marché qu’ils entourent de conseils et d’échanges. Un sujet qui peut sembler léger, mais qui est entrepris avec beaucoup de sérieux. Rencontre avec Élodie, jeune femme affranchie. Formée à la sociologie, l’entrepreneuse constate : « L’univers des objets érotiques est encore mal connu et souvent jugé déviant, là où pourtant le désir existe. Une immense pudeur domine. » Elle et son associé proposent une approche basée sur l’échange. Un chat en ligne permet aux visiteurs de parler, de se renseigner, d’exprimer leurs envies. A eux ensuite d’orienter les suggestions parmi les quelque 800 objets sélectionnés, certifiés Made in France, pour certains bio… Une parole libérée au-delà de l’e-shop Une fois par mois, après inscription de participation sur le site, une dizaine de visiteurs se réunit dans un bar privatisé lillois, accueillie par Élodie. « L’ambiance de ces « P&Plaisir » est cool. Chacun vient par curiosité pour échanger et se faire conseiller de façon soft », explique la jeune femme. Elle est par ailleurs adhérente de la récente association Sex Tech, qui a pour vocation de faire avancer les représentations de la femme et du plaisir, autour de groupes de parole. Illustration du plaisir érotique selon Élodie La série Franckie & Grace « Drôle, fine et dans l’ère de notre rapport à l’érotisme, cette série revendique le fait d’assumer sa sexualité, de réussir à en parler. Et va jusqu’à se lancer dans la création d’un sextoy adapté aux seniors ! » Le livre Sexpowerment de Camille Emmanuelle « L’auteure et journaliste spécialiste des sexualités défend avec détermination et allégresse une vision positive du plaisir sensuel. Avec humour ! » www.pralineetpriape.com

Plume plume pidou

Sandy Vercruysse est plumassière. Un métier, méconnu du grand public, qu’elle exerce avec passion au sein de sa société Mon truc en plumes. Dès son plus jeune âge, Sandy Vercruysse grandit les pieds dans les plumes et la tête dans les étoiles. Ses parents travaillent dans le monde du spectacle et lui transmettent en héritage leur grain de folie et le virus de la fête. Après une scolarité difficile, à l’âge de 16 ans, elle décide d’arrêter l’école, se cherche un peu et devient danseuse aux Folies de Paris à Lille. Quelques années plus tard, l’établissement ferme ses portes et Sandy se lance alors dans une nouvelle aventure en ouvrant une boutique à Lille, Mon truc en plumes, et en créant un site pour les professionnels. Même si ses plumes d’autruche, de paon ou de faisan proviennent du monde entier, Sandy revendique un savoir-faire français et c’est elle, seule, qui dessine ses croquis et fabrique ses vêtements. Son entreprise décolle et ses produits s’exportent à l’étranger. Miss et autres têtes couronnées Aujourd’hui, grâce à son talent et sa persévérance, elle travaille pour les plus grands cabarets et a déjà réalisé les costumes des danseuses du Moulin Rouge. A son palmarès, déjà impressionnant, s’ajoute le casque en plumes porté par Miss France lors de l’élection 2018, ainsi que les dos de plumes que portaient toutes les Miss lors de leur défilé en maillot de bain. Dorénavant, les têtes couronnées n’ont plus de secret pour Sandy qui a récemment habillé le prince de Chimay (Province du Hainaut en Belgique) ainsi que toute sa famille lors de la cérémonie officielle organisée pour son 70e anniversaire. C’est quoi une plumassière ? Personne qui prépare des plumes, fabrique et vend des garnitures qui deviendront accessoires ou éléments de costume. Un métier en voie de disparition Dans les années 30, âge d’or des plumassiers, ils étaient environ 600 en France. Aujourd’hui, il en reste une bonne dizaine à Paris, installés pour la plupart au plus près des cabarets. Je voudrais faire passer un message aux jeunes qui, comme moi, n’ont pas réussi à décrocher leur bac. Leur dire que tout est possible, qu’il faut croire en ses rêves et qu’on peut vivre de sa passion et en faire son métier. »  www.montrucenplumes.fr

Fairfeet, la ligue des justiciers de la chaussure

Joséphine a passé son enfance dans la petite boutique familiale spécialisée dans les chaussures pour pieds sensibles, rue Léon Gambetta à Lille. Aujourd’hui, la petite fille et arrière-petite-fille de maîtres chausseurs est devenue une adulte engagée. A l’aube des 100 ans de l’enseigne, elle a décidé de reprendre le flambeau en créant Fairfeet, un distributeur de chaussures éthiques en ligne. Acheter responsable A l’heure du e-Commerce et de la « fast fashion » de nouveaux comportements d’achat apparaissent. Lassés du jetable, les consommateurs sont davantage soucieux d’acheter responsable. Fairfeet est un site internet qui réunit des marques engagées positivement, que ce soit de manière sociale, environnementale, solidaire, humanitaire, ou actrices de la préservation de savoir-faire. Joséphine a sélectionné consciencieusement une quinzaine de marques répondant à sa charte Fairfeet. Celle-ci certifie leur participation au développement et au renforcement des chaînes de production et de distribution positives. Etre consommacteur En moyenne, une chaussure est composée d’une quarantaine de matériaux. Là où les fabricants restent très peu bavards sur l’étiquette, Fairfeet joue la carte de la transparence en faveur d’un achat raisonné et durable. De la basket à l’escarpin en passant par le chausson, tous les produits proposés sont accompagnés d’une fiche détaillant la composition et les engagements de la marque. Ainsi, avant d’acheter cette paire qui vous fait de l’œil vous saurez par exemple que ses matériaux sont issus de productions locales, que les personnes qui les ont assemblés ont été convenablement payés ou encore que votre achat contribuera au financement de la scolarité d’un enfant à l’autre bout du monde. De plus, chaque boîte est accompagnée d’une fiche pratique. Destinée à vous aiguiller sur l’entretien régulier, elle sera également très utile à votre cordonnier et vous permettra de conserver le plus longtemps possible vos nouveaux souliers. Une entreprise 100% éthique Joséphine ne fait pas les choses à moitié. Lorsqu’elle vous tend sa carte de visite, le papier est issu de t-shirts en coton recyclé. Son site a été écoconçu et elle souhaite intégrer encore davantage sa petite entreprise dans une économie sociale et solidaire. Issu du programme d’incubation d’EuraTechnologie by Blanchemaille, Fairfeet n’a que quelques mois d’existence. Pourtant, la jeune femme ne compte pas s’arrêter là et veut proposer une « expérience shopping augmentée pour ses clients » De l’emballage biodégradable à la livraison en vélo, en passant par la constitution d’un réseau de cordonniers, elle fourmille d’idées. Ce n’est sans doute là que les premiers pas de Fairfeet… www.fairfeet.fr