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Oiseau-Mouche vend du « rave » »

Notre rédacteur s’est infiltré au sein d’une communauté de lève-tôt réunis autour de la bonne humeur, du théâtre et de la danse. Il en est revenu changé à tout jamais… Un vendredi de novembre, 7h08. Des bruits étranges s’échappent d’un grenier de Roubaix… Il est écrit « Compagnie de l’Oiseau-Mouche » sur la devanture. Quel est donc cet endroit ? 🎶  » À la recherche de l’Ombre Jaune, le bandit s’appelle Mister Kali Jones »🎶 Ouverture des portes. D’intrigantes affiches : « Rave Party au 2e étage ». Rez-de-chaussée, premier étage, deuxième étage. Arrivée au grenier… « I’m in love with the shape of you« 🎸 7h27 : les lieux dépassent l’imagination. Des cris, des chants, du tapage diurne… Au centre : une quarantaine de personnes aux déguisements criads, port de la perruque obligatoire, et une étrange chorégraphie collective. À droite, une disc-jockey : la mystérieuse DJ Mouche. À gauche, un énorme buffet qui fait sucrésalément envie ! 🎷 « Before the night is up, we can get right, get riiiiiight » 🎷 Entracte : la musique s’arrête. Quelque chose se prépare… Place aux « exercices » de théâtre ! Il ne faut pas oublier que la Compagnie est une troupe de comédiens. Tout le monde joue le jeu : l’espace confiné et intimiste du grenier s’y prête. 🎭 Ooh Ahh Ahh Ohh Ahh Ahh 🎭 8h02 : une pause s’impose ! Autour d’un brunch, c’est l’occasion d’en apprendre plus sur cette drôle de « rave party matinale ». L’événement attire chaque mois étudiants, collègues, curieux… L’objectif : fidéliser un public novice majoritairement roubaisien et l’inciter à décuvrir le reste des activités de l’Oiseau-Mouche : spectacles, salles de séminaire, restaurant… 💍 « If you liked it, then you should have put a ring on it » 💍 8h38 : le bouquet final. C’est le moment du défilé de mode ! Nouveaux déguisements, improvisationn fou-rire, tout le monde y passe. De quoi enchaîner par une journée de travail avec la banane. Les têtes pensantes d’Alternatif sont formelles : elles n’ont jamais vu leur rédacteur arrier aussi tôt et de bonne humeur. Depuis ? Elle l’ont inscrit à toutes les séances… 🎤  « Oh, oh, oh, oh, oh, oh » 🎤 www.oiseau-mouche.org

Busabiclou… comme son nom l’indique

André Decoster a lancé un bus pas tout à fait comme les autres : un bus à biclou. Son rôle : réparer les vélos, faciliter l’accès au cycle, par l’achat ou l’entretien. Pour lancer le Busabiclou, André Decoster est parti d’un constat simple. « Dans les années 1950, on dénombrait pas moins de 27 boutiques de cycles dans Roubaix. Aujourd’hui, plus aucune n’a subsisté. Il fallait faire quelque chose car nous sommes revenus dans l’ère du vélo, le cycle est dans l’air du temps. » André avait les idées, il n’y avait plus qu’à. Nous sommes revenus dans l’ère du vélo. » André Decoster Aidé par des entreprises, la Ville de Roubaix, Ilévia et une armée de membres bien engagés, André fait bouger les choses et les idées. L’association est créée, et le bus fait son apparition, en provenance de Nancy. « C’est un bus à gaz » lance le président, « avec un système identique à ceux d’Ilévia, pour que ce soit plus pratique pour son entretien. » Car le fondateur qui roule au quotidien à vélo a de la suite dans les idées. Recréer de la proximité J’ai voulu recréer de la proximité, aller au-devant des citoyens. Pour cela, un bus s’est avéré nécessaire et bien adapté, facilitant les itinéraires, la logistique et la bonne capacité de stockage des vélos ou de pièces détachées. Tout le monde ne sait pas réparer un vélo, l’entretenir, il fallait faire quelque chose. Alors, chez le Busabiclou, seuls les pièces sont payantes. On ne paye pas la main d’œuvre puisqu’on met la main à la tâche, avec l’aide de notre équipe. » Et la première année du Busabiclou fut chargée et son bilan est au-delà des espérances. Pas moins de 40 sorties ont eu lieu, dont 60% à Roubaix. « Ce sont entre autres les expériences réalisées dans les écoles dont nous sommes les plus fiers » admet-il. La demande est forte pour le bus coloré et l’association ne compte pas s’arrêter là. André a déjà des objectifs pour 2019 : « Nous sommes présents sur une zone s’étalant sur tout l’Est de la Métropole Européenne de Lille. Les mairies sont nos premiers contacts pour les écoles, les centres aérés, les associations. L’ouverture se fait et de nouveaux contacts surprenants arrivent, comme les entreprises. Le vélo est aujourd’hui nécessaire, utile. Les entreprises l’ont bien compris, comme OVH par exemple. » www.busabiclou.org

Zerm et les chevaliers du re-use

Le petit bureau de la rue de Babylone, au cœur des bâtiments hébergeant l’association Parkour, est plein de bouquins, de maquettes, de pièces de carton, d’essais de matières, de tuiles et de briques rouges. Au milieu, le collectif d’archi Zerm s’active de bon matin. Lola Bazin, Romain Brière, Louis Delepaut, Théophile Flécheux, Simon Givelet et Etienne Lechevallier. Six jeunes architectes roubaisiens pour un collectif et une conviction commune, celle de pouvoir changer la façon d’utiliser les matériaux usagés, en pensant réutilisation plutôt que recyclage. Aujourd’hui, les démolisseurs deviennent des déconstructeurs, poussés par la loi 2015 sur la transition écologique, nous explique Lola. Ainsi, sur les chantiers de démolition/déconstruction, le tri des matières est fait, mais dans un but de recyclage, avec une finalité industrielle de valorisation et non pour un réemploi simple des matières et composants. Chez Zerm, nous sommes persuadés que cette réutilisation est possible. Pour prouver cela, nous avons lancé un laboratoire test au cœur de l’Atelier Jouret, rue de l’Hospice. L’objectif était d’y mettre en place un premier magasin, de trouver ses forces et faiblesses. C’était un premier pas afin de se rendre compte des contraintes, des possibilités. Le modèle existe donc. A nous de le développer, avec des partenaires, des soutiens. » Des envies et des idéaux Se posant en militants de la cause « re-use » (prononcer « ri-iouze ») les six amis adaptent l’architecture, le bâtiment, les travaux publics et la construction immobilière à la réutilisation des matières. « Tel un achat dans une friperie pour des vêtements ou dans une ressourcerie pour l’équipement de la maison, nous sommes certains que la réutilisation des matériaux déconstruits est possible. Actuellement, le marché de la construction ne fonctionne qu’avec du neuf exclusivement », commente Lola. Constamment en phase de tests Zerm, ce n’est pas que la mise en place des réemplois de matériaux. On imagine vu d’ici la bulle créative créé par le groupe d’amis. On retrouve ainsi de petits projets d’archi, de recherches, d’installations. Zerm a été par exemple l’une des chevilles ouvrières du festival roubaisien Pile au rendez-vous, organisé en juillet 2018, pour lequel il a réalisé des installations diverses. Entre autres, une table de ping-pong en terrazzo, matériau composite à base de fragments de pierre et de marbre, compressés et polis. Récemment étaient inaugurés à la Free’che de nouveaux modules pour l’association Parkour 59, conçus et réalisés par Zerm, en collaboration avec Saddo et La Condition Publique. Construits en blocs de béton cellulaire… Réemployés, évidemment. Free’che, association Parkour « Shopper » en ligne des matériaux de seconde main Forte de son étal créé à l’Atelier Jouret, l’équipe a ouvert sur son site internet un espace dédié, nommé Le Parpaing. Comme sur une boutique en ligne classique, le client peut ainsi choisir ses matériaux en seconde vie, ses éléments réutilisés qu’il utilisera dans sa construction. Bloc de béton cellulaire, porte coulissante, évier inox, plancher technique ou encore panneau d’aggloméré ou plaque de marbre vert… Dans une logique Zéro Déchet, chaque produit a déjà servi, mais se révèle tout à fait en forme pour une nouvelle vie, sans passer par la case recyclage. L’objectif de l’association est maintenant de supprimer les freins du passage aux matériaux d’occasion, avec les politiques, les architectes, les décideurs, les clients. Un choix qui a son lot de questions, d’ordres juridiques, esthétiques, techniques. Un matériau réutilisé peut-il être assuré comme un matériau neuf ? Un client acceptera-t-il un matériau avec des variations de couleurs ? Le sujet est là. www.zerm.org

TTT Stressé ?… Tapotez !

Fanny Boone a choisi de consacrer sa vie au bien-être et à celui des autres. L’happy-cultrice enseigne le TTT (TiTiTi), technique simple de tapotement pour diminuer les tensions liées au stress. En y consacrant 5 à 15 minutes en cas de besoin, vous aborderez la vie avec une positive attitude. À partager généreusement ! La Technique de Tapotement du Trauma (TTT) est une technique douce de gestion des émotions et d’évacuation du stress, qui consiste en de légers tapotements sur des points spécifiques du visage, du torse et de la main, liés aux méridiens de la médecine traditionnelle chinoise. C’est un procédé récent, cousin d’autres techniques de libération émotionnelle comme l’EFT ou l’EMDR. Élaboré par des ONG et des journalistes dans la région des Grands Lacs en Afrique, notamment dans le cadre de l’accompagnement des populations ayant survécu aux violences (au Rwanda en particulier). Il est porté par le réseau international Paecefulheart Network, qui le déploie dans le monde entier. L’Association Française du TTT – Le Cœur en Pais, créée en 2016, se charge de le diffuser aussi largement que possible dans la métropole lilloise, ainsi qu’en Belgique. Basée à Roubaix, les 3 cofondatrices Isabelle Prugnaud, accompagnatrice en parentalité, Caroline Cachein, thérapeute spécialisée en périnatalité et en parentalité, et Fanny Boone facilitatrice en intelligence collective, formatrice et consultante, forment et fédèrent autour du TTT par le biais de conférences, d’ateliers et de formations. Mieux gérer ses émotions Facile à apprendre et à utiliser seul. Sa mise en place est rapide, environ une dizaine de minutes. Le TiTiTi apporte des réponses dans des situations critiques, que ce soit des conflits en famille, au boulot, ou à la recherche d’un bien-être personnel. Les enfants peuvent également s’initier à la pratique, car elle ne demande aucune verbalisation. Si l’enfant est trop jeune, les parents peuvent l’accompagner dans l’apprentissage de la technique. Au quotidien, il permet d’évacuer en douceur les tensions, la fatigue et le stress : il apporte détente et apaisement à toute la famille et renforce les liens. Pratiqué régulièrement, il aide petits et grands à mieux gérer leurs émotions, à se concentrer plus facilement et à mieux dormir. Envie de tester ? Un atelier est organisé toutes les 6 semaines, le jeudi de 19h30 à 21h, à la Maison des Associations de Roubaix, 24 place de la Liberté. Gratuit sur inscription au 06 26 97 25 09 ou assotititi@gmail.com www.assotititi.org