Jour : 21 décembre 2020

3 questions à Maxime Piquette, CEO & co-fondateur de Ausha

Depuis qu’ils se sont associés sous la bannière d’iCreo en 2010, Maxime Piquette et Charles de Potter font des étincelles ! Après avoir révolutionné la radio sur Internet avec RadioKing, ils récidivent avec le podcast en lançant Ausha, une plateforme d’hébergement basée à la Plaine Images. Aujourd’hui, leur catalogue présente 2 700 références, avec des perspectives de développement à multiplier par deux chaque année. Comment est née l’idée ? Il y a trois ans, on s’est dit que ce n’est pas le fait d’être sur Internet qui change notre consommation. Ce qui change notre consommation, c’est le format ! C’est ce qu’on a voulu faire avec le podcast, un peu comme Youtube et Netflix avec la vidéo. Que l’audio, lui aussi, se transforme dans sa consommation, avec la création d’un catalogue gigantesque et le développement d’une écoute à la demande. Pourquoi passer par Ausha pour éditer un podcast ? Notre mission est de permettre à chacun de faire entendre sa voix. Que n’importe qui, demain, qui souhaite réaliser un podcast, puisse être diffusé sur toutes les plateformes d’écoute ! Ausha est une solution qui facilite la visibilité du podcast notamment sur Apple, Deezer, Spotify, Google ou encore Amazon. Notre solution est simple et intuitive, et nous récupérons les données d’audience, que nous communiquons à l’auteur. photos : Anaïs Gadeau C’est plutôt novateur comme concept… En France, ça commence à émerger incroyablement, et nous avons la chance d’être leaders sur notre marché. On travaille également sur des outils qui viennent mettre en avant le podcast. Il y a le clip vidéo, que l’auteur utilise pour présenter son émission, à lancer ensuite sur les réseaux sociaux, et depuis peu la newsletter avec laquelle il va pouvoir communiquer directement avec ses abonnés. Octobre 2018 Le lancement officiel Mars 2020 L’annonce de la levée de fonds d’1,2 million d’euros Septembre 2020 Le recrutement de 10 nouveaux salariés à temps plein Les 3 podcasts préférés de Maxime Piquette Génération Do it Yourself « Matthieu Stefani décortique le succès d’entrepreneurs qui ont fait le grand saut. Etant dans le business, j’aime bien avoir des inspirations d’autres chefs d’entreprise. » 2 heures de perdues « C’est une bande d’amis qui prend un film et le décortique entièrement. C’est extrêmement drôle et un peu potache. C’est assez sympa pour se détendre. » Culinariste « C’est un podcast de découvertes culinaires réalisé par l’une de nos collaboratrices qui s’appelle Jennifer Han. C’est très original ! » fr.ausha.co

EMAHO : MAKE THE DIGITAL GREAT AGAIN*

« Accélérateur d’inclusion numérique ». Derrière ce leitmotiv, la fine équipe d’Emaho, son directeur Nicolas Delfosse en tête, se sert des outils numériques sous toutes leurs formes pour permettre aux jeunes et au moins jeunes de s’ouvrir au monde, être curieux, s’émanciper et créer du lien social… Si le numérique a parfois des détracteurs pour sa capacité à isoler et à créer des individualités, Emaho s’y plonge à contre-pied pour en faire une expérience de partage. « On veut créer du lien social en se servant du numérique, explique Nicolas Delfosse, directeur d’Emaho. On vient travailler un rapport sensible à l’outil informatique et faire vivre des expériences pendant lesquelles on n’est pas tout seul derrière son ordinateur, mais où on re-questionne son rapport aux autres ». L’ambition est belle, les propositions sont multiples, originales et souvent poétiques : petite fabrique à rêve (light painting, stop motion…), sound design, dispositif lumières et sons à la rencontre de « L’âme des arbres », initiation aux arts sonores pour les plus petits, graff numérique, formation web-radio, animation MAO, Name academy (sensibilisation de collégiens aux musiques électroniques) installations sonores artistiques, makey music… On travaille la matière sonore et numérique en amenant de l’expérimental. Ça passe tout seul parce que c’est ludique.  © Anaïs Gadeau Mathieu Debliqui, un des comparses de l’association Emaho, résume assez bien la manière de procéder : « On travaille la matière sonore et numérique en amenant de l’expérimental. Ça passe tout seul parce que c’est ludique, mais ça permet de démocratiser les outils de création. Au final c’est un peu comme si on disait : « vous avez un téléphone et un ordi, vous pouvez faire de la création. » En tout cas, même si ça ne crée pas de vocations chez tout le monde, on leur montre au moins qu’on peut le faire ». Petit dico Emaho Numérique : sous cette appellation, on parle d’informatique, de musique électronique, d’internet mais aussi de tout ce qui recouvre les télécommunications (téléphone, radio, télévision, ordinateur). Makey music : système électronique qui permet de faire de n’importe quel objet un instrument de musique Sound design : ou conception sonore qui est l’art d’utiliser des sons, quels qu’ils soient, pour habiller des images, des espaces etc. MAO : pour musique assistée par ordinateur c’est-à-dire de la création musicale à partir d’un ordinateur. Web radio : radio diffusée par Internet. emaho.fr Découvrez leurs actions en vidéo sur Viméo : Association Emaho / Emaho.fr *Remettez le numérique au premier plan

Résilience fait de la résistance

Que de chemin parcouru depuis la création de l’entreprise d’insertion Résilience pendant le premier confinement. Depuis, Résilience a grandi, et développé ses activités. Aujourd’hui, elle fabrique toujours des masques. Mais pas que. Au départ, Résilience forme des jeunes en insertion à la confection de masques, un besoin urgent pour le pays. Aujourd’hui l’entreprise est fière, non seulement d’annoncer la pérennisation des emplois, mais aussi la diversification de ses activités. https://alternatif-mag.fr/wp-content/uploads/2020/12/Infographie.mp4 « On la lancé le label « low impact », qui garantit que les productions Résilience sont locales, durables, innovantes et sociales », explique Carol Girod, co-fondatrice de Projet Résilience et Low-Impact. Et, comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, la jeune entreprise annonce fièrement la sortie d’un premier produit : le tee-shirt solidaire. Tout simple, en coton bio, fabriqué notamment à Roubaix et dans 13 autres ateliers en France. D’un coton à 100% traçable, qui vient de Grèce. Avec pour principe que le coton ne parcourt pas plus de 5 000 kilomètres. Photos : © Résilience « Le tee-shirt n’est que le début de notre histoire. La collection Low-Impact s’élargit progressivement afin que les marques et corporations françaises puissent revendiquer le choix de pièces locales éco-conçues et solidaires », poursuit Christophe Lépine cofondateur de Projet Résilience et Low-impact. Une belle histoire à suivre donc… Résilience en chiffres 65 ateliers en France 800 personnes en CDIU A Roubaix, 100 personnes en Equivalents Temps Plein (ETP) Résilience c’est aussi La fabrication de bonnets pour Décathlon La fabrication de sacs pour Bash Des réparations pour Umbro Instagram Low Impact Facebook Projet Résilience

La Maison Roubaisienne, maison de qualité fondée en 2020

Depuis sept ans, Jean-Charles Huvelle gère le site tissuspapi.com. Le petit-fils de Gaetano Ferrante, le fameux papi marchand de tissus, chouchou des couturiers et des couturières, lance aujourd’hui La Maison Roubaisienne, maison d’édition de tissus originaux. L’histoire continue…  D’où vient l’idée de créer vos propres tissus ? Tissus Papi en propose des milliers… N’était-ce pas suffisant ? Non ! Ce n’est jamais suffisant (rire). Les Tissus Papi ont quarante ans, la boutique en ligne sept. Il était temps d’écrire une nouvelle page. Nous avons commencé à créer nos tissus il y a au moins trois ans. Avec la création de La Maison Roubaisienne, nous entrons dans une nouvelle dynamique. Pourquoi ce nom… La Maison Roubaisienne ? C’était important pour moi, en développant la marque, de dire encore plus que nous sommes roubaisiens. Cette ville, je la trouve passionnante. Entre le fil et la brique, elle a un passé incroyable et une énergie bouillonnante. Nous avons créé un tissu « I love Roubaix »… un de nos plus gros succès ! D’ailleurs, nous le rééditons en 2021. Aujourd’hui, nous créons les motifs à Roubaix et produisons ailleurs. Mais à moyen terme, je souhaite fabriquer ici. Où puisez-vous l’inspiration ? Partout. Je ne me ferme aucune porte. Il n’y a aucune limite, si ce n’est le temps. Je travaille en collaboration avec une graphiste. Parfois je la mets sur une piste et elle rebondit, parfois je lui dis clairement : je veux ça ! Elle me fait aussi des propositions. D’une façon générale, c’est un travail d’équipe. Photos : © Anaïs Gadeau La tendance… vous la suivez ou vous la faites ? Notre expérience fait que nous sentons la tendance évidemment. Nous savons ce qui marche ou marchera. Exemple avec la Toile de Jouy. Je me suis dit : on y va ! Mais à la différence de la toile bleue traditionnelle, j’ai voulu sortir des sentiers battus, en proposant d’autres couleurs, moutarde, rose, vert, rouge et pas un seul bleu mais cinq voire six ! La collection « Ober » (en hommage au créateur de la Toile de Jouy, Christophe-Philippe Oberkampf) propose 17 ou 18 nuances. Quelle est la création dont vous êtes le plus fier ? C’est probablement notre tissu baptisé « Gunma », basé sur un motif japonais, des branches de cerisiers en fleurs avec des oiseaux. Et aussi le « Sakura », que l’on retrouve sur le maillot de notre équipe cycliste. Une idée de votre prochain motif ? Je n’en ai jamais une seule… mais plutôt quinze ! lamaisonroubaisienne.com tissuspapi.com