Étiquette : vintage

Dimension : le streetwear vintage prend de la hauteur

Lancée en 2021 à Roubaix par deux étudiants, cette friperie en ligne poursuit son envol. Passion de la seconde main et de la mode streetwear, goût d’entreprendre et de communiquer… une réussite à quatre mains et en quatre dimensions. Lauren et Léo, deux prénoms avec des L : deux jeunes avec des ailes ! Les points communs ne s’arrêtent pas là. Les deux étudiants en BTS Communication adorent chiner. « On chine tout le temps et on a toujours revendu, chacun de notre côté, avant-même de nous connaître. » Trouver, trier, vendre Et de nous montrer tous les trésors récupérés dans la rue, du miroir XXL à la plante abandonnée. Dernière trouvaille : un gros stock de vêtements de marque déposés devant une maison dont les occupants se débarrassaient avant déménagement. Une aubaine pour notre duo. « Une partie est jetée, une autre donnée, une autre lavée, réparée si besoin… et vendue. » Certains vêtements trop abîmés peuvent aussi être récupérés pour en upcycler d’autres. « Nous vendons également sur Vinted », explique Lauren. L’organisation est bien rôdée. Dans la chambre de la jeune femme : des piles de vêtements, des placards et des portants qui débordent de pépites vintage. « Environ 250 pièces », précise-t-elle. Ici, c’est l’œil expert de nos deux dingues de mode streetwear vintage qui opère. Friperie digitale, Dimension a développé sa communauté sur Instagram grâce à sa sélection pointue de pièces iconiques et de marques stylées. « Aujourd’hui, il n’est pas rare qu’on nous demande des pièces précises… C’est alors que nous nous mettons en chasse. »Créée de façon intuitive, la petite entreprise de Lauren et Léo se structure et les projets s’enchaînent avec toujours plus de professionnalisme. « Nous voulons nous démarquer en misant sur l’événementiel. Si Instagram est notre principale vitrine, nous développons des compétences en matière d’organisation de ventes éphémères dans des lieux ‘tendance’. » Instagram

Il était une fois… Vulgarité noble X Anti_Fashion

Des toits de la Condition Publique à une belle demeure bourgeoise, en passant par le canal et un parking suspendu, quand la créativité de Vulgarité Noble s’associe à l’énergie d’Anti_Fashion, ça donne ça. Un anti-shooting fier et frais, joyeusement urbain, où le vintage up-cyclé fait loi. En 5 actes, c’est une belle histoire, un conte… non un opéra. DA : Damecastagne ; ASSISTANTE DA : Charlene Ravyts / Solène Boulet/ Célia LecomteMUA / HAIR STYLIST : Maelys Casmarec, Act Academy (Emma, Constance, Marine) ; ÉQUIPE : Alex, Célia, Chandy, Fifi, Flavie, Garance, Inès, Malory, Noëlla, Océane, Octavie, Papysse, Romain, Sirine, Tbo, Tcherno ; ANTI_FASHION Project ; MARILYN FELTZ ; COLOM.B Design ; KUROH PHOTOGRAPHY ; J-C LEVASSOR ; LA CONDITION PUBLIQUE ; LE COUVENT-ROUBAIX ; LECLERC ; VOYOUVOYELLE STUDIO ; 3VS STUDIO ; 154STUDIO. Dame Castagne et les jeunes du collectifs Anti_Fashion Attention, arme de création massive ! Quand Julie Antoine aka Dame Castagne a posé ses valises au Couvent (de la Visitation), la rencontre fut une évidence. Roubaix était une évidence. Avec sa gouaille marseillo-bruxellienne et ses doigts fluos toujours prêts à pointer la beauté comme l’injustice, Julie nous a cueillis, ravis, kidnappés, et c’est naturellement que nous lui avons ouvert les pages d’Alternatif, comme elle ses bras. Celle qui plus que quiconque a le sens du collectif et une nature de maman qui fait grandir tout le monde sous ses ailes, a mobilisé un collectif jeune, créatif et enthousiaste : Anti_Fashion. Ensemble, ils nous offrent un portfolio mode époustouflant (pages 18 à 27). La marque de vêtements vintage up-cyclés de Julie, « Vulgarité Noble », inclusive et engagée, y prend toute sa dimension. Gitane attachiante, boxeuse amoureuse, metteuse en scène, styliste, drama, mama, extra, DA compulsive, héroïne du 21e siècle shootée à l’humain, Sœur, femme à tout faire et à tout être, Julie est Femme surtout, comme un mec plus ultra. Ultra-sensible, ultra-généreuse, ultra-louve (dont on est love). Facebook : Vulgarité Noble Un grand merci à Kuroh pour sa disponibilité, sa réactivité, son professionnalisme et son talent. Le photographe a commis notamment de belles pages mode dans le magazine Vogue… De là à penser qu’Alternatif est le nouveau Vogue roubaisien… eh bien pourquoi pas ?!

Roubaix Custom imprime sa marque

Yves Loup Bourdoncle a quitté les Ateliers Jouret pour ouvrir une boutique-atelier-galerie avenue Lebas. Il y propose tee-shirts, mugs, badges textiles et autres objets imprimés par ses soins, avec des visuels arty et rock à souhait. « Mes tee-shirts sont en partie cousus à Roubaix dans les ateliers Résilience, et j’en propose aussi d’autres, fabriqués au Bangladesh mais issus d’une filière éthique. C’est primordial pour moi », confie celui qui n’a pas hésité à s’engager dans le nouveau collectif Mode in Roubaix. « Je continue de collaborer avec des artistes locaux, tels que Mr Voul ou encore Mimi the Clown, que je diffuse via ma propre marque Look@This, et de nouvelles collaborations sont à venir. » Pour Roubaix Custom, le creuset artistique roubaisien est une véritable mine. « Je propose un catalogue de visuels, mais chacun peut venir avec sa propre illustration. Un peu dans l’esprit d’un tatoueur, il y a les flashs et les créations sur mesure. » Le petit plus du nouveau concept-store roubaisien ? Proposer ses murs à des artistes, en majorité du cru. « Dans la partie galerie, j’accueille un artiste chaque mois. Ses œuvres sont en vente, mais vous pouvez aussi repartir avec un tee-shirt imprimé avec l’une de ses œuvres, signé, en édition limitée à 30 exemplaires. » Roubaix Custom 47 bis avenue Jean Lebas03 20 40 04 17 Facebook Roubaix Custom

La Casa Vintage : le vintage stylé et engagé

« Emotions et couleurs ». Son nouveau mantra. A 22 ans, Joël Soglo nous accueille dans sa boutique de fripes « street wear » unisexe ouverte en février 2021, habillée au fond par un panneau coloré signé Roobey. « Je suis très attaché au magasin physique, moins au digital, confie le jeune homme. » J’aime créer du lien, fédérer une communauté. J’apprends énormément en discutant avec les autres. Autour de lui, des sweats, des jeans, des surchemises à carreaux, des casquettes, etc. Une sélection pointue, qui attire des étudiants qui ont compris que la mode est résolument démodée. « Ils apprennent à se connaître et cherchent à adopter le style qui révèle leur vraie personnalité », commente Joël. Sa cible ? Les 18-25 ans qui n’hésitent pas à se tourner vers la fripe, pour des raisons économiques, mais aussi écologiques. « S’ils prennent conscience qu’en se faisant plaisir, ils font en plus du bien à la planète, c’est gagné. » Et de prédire que le marché de la fripe détrônera celui de la fast-fashion dans les prochaines années. Obligé. Autre type de clients, les adultes nostalgiques des années 90, ceux qui cherchent à chiner LA pièce fétiche qui les transportent dans un passé hip et hop. La Casa Vintage développe des collaborations avec des créateurs, adeptes de l’up-cycling, apportant de la valeur ajoutée à des vêtements qui étaient voués à être jetés. C’est le cas récemment avec Madenim Clothes, qui a produit des pièces uniques à partir de vestes en jean rehaussées de mailles de foot américain. Vendues entre 60 et 90 euros, elles ont très vite trouvé preneurs. lacasavintage.fr