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Un petit Combo de cultures urbaines

Toute l’équipe de la librairie Combo est inspirée par les cultures urbaines et nous propose sa sélection de cinq ouvrages. Ismaïl, Capucine, Jeanne et Marie ont distribué des cœurs à des livres pour les petits mais aussi pour les grands amateurs de street-art et de hip-hop. facebook/librairiecombo Note de Jeanne pour Amour Chrome Mohammed-Ali, est un bon élève de troisième, qui s’exprime plus facilement avec une bombe de peinture à la main. Il n’a pas forcément les bons mots, ni les bonnes personnes pour discuter. Mais dans la tête, ça cogite, ça philosophe et ça parle. Après cette lecture, on a l’impression d’être à nouveau l’ado qu’on était, et je suis persuadée que les lecteurs de l’âge de Mohammed-Ali, d’Aimée ou de Margaux se retrouveront entre ses pages-miroirs. Amour Chrome de Sylvain Pattieu, paru à l’Ecole des Loisirs, 14€ Note de Marie pour Boys run the riot Ryo, un timide adolescent transgenre et Jin, un nouvel élève Bad boy vont s’associer pour lancer une marque streetwear. Une amitié improbable qui va permettre à Ryo de s’affranchir du regard des autres et d’exprimer sa créativité. Ensemble ils vont bousculer le quotidien tranquille de leur lycée et mener la révolte ! Boys run the riot, de Keito Gaku aux éditions Akata, 8,05€ Note d’Ismail pour Break une histoire du hip-hop Comment est né le Hip-Hop ? Dans quel contexte ? Qui sont les précurseurs de cette culture ? Plongez dans le south bronx et vous découvrirez comment, dans un périmètre de 11kms, la culture hip hop a débuté… Attention, tout n’était pas rose… Break, une histoire du hip hop, de Florian Ledoux et Cédric Liano aux éditions Steinkis, 19€ Note d’Ismail pour Geek-art, une anthologie Formidable source d’inspiration pour les uns, splendide recueil d’art issu de la culture geek pour les autres. Pour nous, il s’agit d’une lettre d’amour à la Pop culture de plus de 400 pages. A consommer sans modération ! Geek-art, une anthologie de Thomas Olivri aux éditions Huginn et Muninn, 39,95€ Note de Capucine pour Paco et le hip-hop Notre cher Paco, à l’indémodable salopette rouge, nous emmène dans le Bronx, à la découverte du hip-hop. Rap, breakdance, scratch, graffitis et percussions vocales nous donnent une large vision des cultures urbaines accessibles dès le plus jeune âge. Les illustrations de Magali Le Huche et les sons de qualité font de cet ouvrage une pépite pour les yeux comme pour les oreilles. C’est ludique et instructif. On adore !! Paco et le hip-hop de Magali Le Huche, chez Gallimard Jeunesse Musique, 13,50€ Crédit photo à la une : Sébastien Jarry

Djamel Cherigui, ses nuits sont plus belles que ses jours

Illustration : Lucie Massart On a déjà tout dit sur Djamel Cherigui, l’épicier qui vit un conte de fée après la publication de son premier roman. Vraiment ? Et si on s’intéressait à ses journées, et ses nuits, bien remplies et bien structurées. Vingt-quatre heures dans la vie d’un jeune homme qui ne se dit pas encore écrivain, mais qui travaille sur son deuxième roman. Djamel Cherigui a gardé les pieds dans son épicerie. Il est resté le même, avec le même sourire flegmatique et ce petit côté nonchalant. Le succès qu’il connaît depuis la sortie en mars de son premier roman « La Sainte touche » ne l’a pas transformé. « J’ai connu ça tard, à 35 ans. » précise-t-il. Son emploi du temps et le rythme de ses journées sont quasi immuables. vers 13/14h « Je me lève. Je me prépare rapidement pour rejoindre mon épicerie Le parvis au Nouveau Roubaix. » Avec toujours cette question : quel livre va-t-il emporter dans son sac ? Il lit trois ou quatre livres en même temps. En ce moment, il relit « Au plaisir de Dieu » de Jean d’Ormesson, pour son prochain roman. Il n’en dira pas plus, juste qu’il reste dans le même univers et qu’il espère le sortir en janvier 2023. Entre deux clients, Djamel plonge le nez dans ses livres. La lecture, un plaisir qu’il qualifie d’addiction. « J’ai besoin de ma dose quotidienne. » A 18h, il baisse le rideau de l’épicerie – « J’ai gardé les horaires Covid et je verrai si je repousse la fermeture à 23h comme avant » – et rejoint des amis chez le pâtissier roubaisien Patrick Hermand. A 19h10, c’est précis, Djamel entame sa séance de sport quotidienne. « Et ensuite je sors dîner. Je n’ai pas de frigo ni de four chez moi, je n’aime pas particulièrement cuisiner. » Ses endroits de prédilection : le Métropolitain du côté de la gare de Roubaix ou à la brasserie André à Lille. La nuit, c’est le meilleur moment de la journée. Je lis jusque 6h environ. De retour chez lui vers 23h, « c’est le début de la soirée » s’amuse-t-il. « Hors de question de regarder un film, ma seule façon de m’évader c’est la lecture« . Il commence par un ouvrage complexe, « Charles Péguy par exemple » ou de la philosophie, au hasard Nietzsche. Et là, il est le plus heureux des hommes, dans le silence de la nuit. A trois heures du matin, changement d’ambiance. Djamel poursuit sa lecture par un roman plus léger : Charles Bukowski, Nicolas Rey, Emmanuel Carrère ou Chris Kraus font partie de ses auteurs favoris. « C’est le meilleur moment de la journée. Je lis jusque 6h environ. » Et il finit par s’endormir comme un bébé. Et le lendemain vers 13h il se réveille et recommence. La master class de Djamel Cherigui L’angoisse de la page blanche ? « Je peux buter au début. En tout cas, l’exercice d’écriture est super laborieux chez moi » annonce d’emblée le jeune écrivain. D’ailleurs il ne se qualifie pas ainsi. « Je suis épicier, moi. Je suis un épicier qui écrit si vous préférez. Je pense qu’on est écrivain à partir du moment où on reçoit le prix Goncourt. » Une méthode ? « Pas vraiment mais j’écris beaucoup de choses sur des post-its étalés un peu partout chez moi. Des phrases, des idées, des fulgurances, des choses que j’entends. » L’importance de la première phrase ? « Evidemment que c’est important. Je n’ai jamais changé la première phrase du roman mais j’ai mis deux semaines à la construire. » Un écueil à éviter ? « Ah oui ! Surtout ne pas utiliser les adjectifs en trop grand nombre ! » Et de citer Boileau : « Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement. Et les mots pour le dire arrivent aisément« . Le style Cherigui ? « C’est une question de rythme. J’ai su me corriger pour trouver mon style. Un style direct mais recherché. »Il concède facilement qu’il est « assez pitoyable en orthographe« . « La lecture ça étoffe le vocabulaire, mais ça n’améliore pas l’orthographe« , selon lui. La notoriété soudaine ? « Je suis assez mal à l’aise avec le succès et la notoriété. Je suis juste content quand on me dit que je procure du plaisir aux gens. » conclut-il, modeste et posé. Toujours souriant en tout cas, et déjà entrain de penser au deuxième roman.« On me donne l’occasion de faire mieux et je saisis ma chance. »

Autour de l’art urbain

Marie-Odile et Louis Breynaert nous ont concocté une sélection de cinq ouvrages relatifs au street art. Les livres d’images, c’est le rayon de Marie-Odile. Elle nous fait part de ses coups de cœur. Ces cinq ouvrages font partie des « permanents » de la librairie, toujours disponibles. Guide du Street art à Lille « Enfin un guide de l’art urbain entre Lille, Roubaix et Tourcoing ! Huit parcours à travers la métropole dont trois à Roubaix qui font notre fierté. De nombreux artistes, des grands noms et d’autres qui le deviendront, des informations précieuses et richement illustrées. Laissez-vous guider…«  > Editions Alternatives (13,50 €) Histoires de rencontres « Miss. Tic est une figure incontournable de l’art urbain, elle interpelle les passants de Paris depuis plus de trente ans. Ses portraits de femmes et leurs légendes impertinentes révèlent une personnalité libre et intemporelle. « Histoires de rencontres » donne la parole à 43 personnes évoquant leur approche de son œuvre. Cet ouvrage nous remémore notre vie parisienne au pied de la Butte-aux-Cailles et son récent passage à la librairie. » > Editions Lelia Mordoch (30 €) JonOne « JonOne, issu du monde du graffiti, graffeur et artiste peintre né à New-York, décide d’installer son atelier à Roubaix dans notre quartier. C’est en voisin qu’il est venu dédicacer à la librairie et nous raconter ses innombrables vies. L’ouvrage est richement illustré et son parcours une pépite.«  > Edition Skira (39 €) Rouge brique « LEM, artiste plasticien roubaisien s’attache aux sites désaffectés ou promis à la démolition. On a tous croisé les couleurs éclatantes de ses créations poétiques qui nous regardent sur les murs de Roubaix et de la métropole. Vingt ans de peintures murales dans « Rouge brique » et 850 photos qui égaient notre quotidien en toute simplicité.Lem, c’est un peu le local de la sélection.«  > Edition Teetras Magic (29 €) Parcours fléché « Jef Aerosol, artiste pochoiriste né à Nantes, cet enfant du rock a fini par poser ses valises en métropole lilloise. Jef est notre ami, sans son intervention et sa générosité, la librairie ne serait plus là aujourd’hui. « Parcours fléché » a une place d’honneur dans notre rayon street-art. Il nous invite à un voyage en images sur trente ans de pochoirs à travers le monde. Incontournable et magnifique.«  > Editions Alternatives (35 €) autourdesmots.fr

Soirée jeux de Société à la librairie Combo

A la librairie Combo, Capucine et Ismaël vous accueillent au milieu des beaux rayonnages de livres. Mais ils ont aussi réservé un bel espace de convivialité où l’on peut trouver des jeux de société. Le petit plus : on peut tester avant d’acheter. Nous nous sommes donc rendus dans l’une des soirées Jeux de Société qu’ils organisent tous les vendredi soirs, à la rencontre de passionnés. Pour les jeunes libraires installés avenue Jean-Lebas, c’était une évidence : il y a un lien très fort entre l’univers graphique de la bande dessinée et celui des jeux de société. Il suffit simplement de regarder le graphisme des boîtes de jeu pour le comprendre ! Leur intuition était bonne : les lecteurs sont joueurs et les soirées Jeux de société qu’ils organisent tous les vendredis sont désormais très courues. LE rendez-vous du vendredi soir Chaque semaine, la liste des jeux qui seront proposés pour la soirée est annoncée sur leur page Facebook et les inscriptions sont lancées (c’est gratuit mais attention : les places sont limitées). Le rendez-vous est donnée le vendredi soir à 19h30 à la librairie. On pousse la porte, on s’installe à une table, on commande un thé (les plus gourmands ajoutent une pâtisserie signée Monsieur M…) et on choisit son jeu. Ismaël, totalement dans son élément, vous le présente et bous explique les règles… c’est parti ! © Anaïs Gadeau © Anaïs Gadeau Jeux d’ambiance, jeux de gestion, jeux de rôles ou jeux pour toute la famille, chacun y trouve son bonheur. Ici, les joueurs sont extrêmement concentrés, là, les éclats de rires fusent. Partout on observe que le jeu rapproche, qu’il permet l’échange, toujours bienveillant. Comme aiment le rappeler Capucine et Ismaël : « Le fil conducteur de notre enseigne c’est la dimension familiale et l’inclusion. Toutes les familles doivent se sentir à l’aise. » Et ça fonctionne : en plus des soirées du vendredi, toujours complètes, ils envisagent désormais de lancer les dimanches après-midi Jeux à destination des enfants (et de leur famille). A vous de jouer ! © Anaïs Gadeau © Anaïs Gadeau Librairie ComboLibrairie indépendante, spécialisée BD, Jeunesse et Jeux de société44 Avenue Jean Lebas 59100 RoubaixOuverture du mardi au samedi de 10h à 19hTél. : 07 49 15 56 11 Page Facebook Librairie Combo