Jour : 6 décembre 2024

La Braderie de l’Art : Le tube de l’hiver !

Depuis 33 ans, la Braderie de l’Art secoue Roubaix début décembre avec un concept unique : 24 heures de création artistique non-stop, où l’art devient accessible à tous. Cet événement est devenu un incontournable de la scène arty. En plein cœur de l’hiver, c’est l’occasion idéale de plonger dans les coulisses de ce festival populaire et circulaire. L’art à prix (très) doux Derrière cette aventure se trouvent Fanny Bouyagui, fondatrice d’Art Point M – l’association qui organise également le Name Festival – et sa complice, Sabine Duthoit. Leur pari était audacieux : rassembler entre 100 et 150 performers – designers, peintres, graffeurs, sculpteurs, graphistes – pour créer et vendre des œuvres à petits prix. Aujourd’hui, on peut repartir avec une œuvre unique pour 1 à 400 euros, une accessibilité rendue possible grâce aux matériaux de récup’ qui réduisent les coûts de production. Fanny Bouyagui & Sabine Duthoit Un spectacle artistique immersif Au départ, la Braderie de l’Art se déroulait dans les anciens bains municipaux de Roubaix, désormais devenus le musée La Piscine. Aujourd’hui, l’événement a pris ses quartiers à la Condition Publique, un lieu tout aussi chargé d’histoire. Ce vaste hangar devient le théâtre d’une performance artistique en live : ici, les artistes ne se contentent pas d’exposer, ils créent sous les yeux du public. Une véritable immersion dans le processus créatif qui attire chaque année plus de 20 000 curieux et passionnés. Quand la récup’ devient un art Dans cet immense temple de l’upcycling, un stock de 2 000 m³ d’objets et matériaux oubliés trouve une nouvelle vie. Bois, métal, plastique particulièrement ces dernières années – tout y passe ! Les artistes découpent, soudent, collent, peignent et transforment ces matériaux dans une ambiance électrique où l’odeur de peinture fraîche se mêle au bruit des outils. Un joyeux capharnaüm, comme on les aime chez Alternatif. Chaque déchet devient une œuvre potentielle, et c’est ce mélange de bric-à-brac et de génie créatif qui apporte toute la magie à l’événement. La Braderie de l’Art s’est inscrite dans une démarche écoresponsable, bien avant que cela ne devienne tendance. Depuis 2013, l’association a créé le label RE-COLLECTE, qui établit des partenariats avec des entreprises locales pour récupérer leurs déchets industriels ou excédents de production. Cette initiative renforce l’aspect durable de l’événement en valorisant le circuit court et l’upcycling. La Braderie de l’Art, c’est bien plus qu’un simple marché de l’art où l’on flâne, discute et négocie : c’est une véritable rencontre entre créativité et écologie, où chacun peut participer à un mouvement collectif et durable.   La Braderie de l’Art @braderiedelart

Tissel est dans la place : Décryptage des 4 piliers d’un succès

Depuis 2022, l’usine Tissel est devenue le moteur de l’économie circulaire à Roubaix. Bien plus qu’une simple réhabilitation d’une friche industrielle, ce lieu est un véritable laboratoire d’idées, d’échanges, de production et de formation. Comment cette filature du 19e siècle s’est-elle transformée en symbole de la transition économique ? Focus sur les quatre piliers qui font de ce tiers-lieu visionnaire, un acteur clé du « faire » et du « savoir-faire » au cœur de la ville. Retourner à l’usine Imaginez une friche industrielle de 11 000 m² en cœur de ville, géante endormie qui renaît en hub dédié à l’économie circulaire ! Bienvenue à Tissel, où le passé a cédé la place à l’avenir en accueillant un projet collectif novateur. Fermée dans les années 80 après une longue carrière textile commencée en 1835, la plus ancienne usine de Roubaix semblait condamnée à l’oubli. Elle a pourtant repris vie en 2022, grâce à l’impulsion de la Ville de Roubaix et de l’association Les Manufactures Tissel, pilotée par Dimitri Broders et dirigée par Mathieu Besème et Matthieu Régnier. Ici, ce n’est pas simplement un vaste espace de travail conservé dans son jus : les résidents mutualisent, partagent, recyclent, pour créer un écosystème économique, vertueux et collaboratif. Ce tiers-lieu pionnier abrite aujourd’hui 8 structures dédiées à l’économie circulaire, mais aussi à l’apprentissage et à l’inclusion par la mode. Conquérir un Nouveau Monde Planter le totem de l’économie circulaire à Tissel, ancienne usine des frères Ternynck, rue du Nouveau Monde, est un geste hautement symbolique. Les frères Ternynck étaient des visionnaires : ils ont fondé en 1835 la plus ancienne usine de Roubaix, bien avant que la ville ne soit proclamée capitale mondiale du textile lors de l’exposition universelle de 1911, qui s’est tenue au Parc Barbieux. À l’époque, le « Nouveau Monde » incarnait le progrès et la productivité. Mais après des décennies de gloire, Roubaix a été brutalement frappée par la crise industrielle des années 1970, sombrant alors dans la précarité. Là où d’autres villes auraient décliné, Roubaix, forte de sa résilience, a exploré des voies alternatives pour se réinventer. Le mouvement Zéro Déchet a marqué un tournant, traçant les premières lignes d’un nouveau chapitre. Aujourd’hui, la ville embrasse l’économie circulaire avec ambition : elle aspire à devenir un modèle de référence en France et en Europe. Ce « Nouveau Monde » est bel et bien à Roubaix ! Rejoindre la tribu des 9R Les 3R (Réduire, Réutiliser, Recycler) sont toujours d’actualité, mais on passe à la vitesse supérieure avec 9R au compteur ! L’idée ? Tirer le meilleur parti de chaque étape de la production et de la consommation pour minimiser notre empreinte sur la planète. Première mission : Refuser ce qui est superflu. Ensuite, Repenser nos habitudes de production et de consommation pour les rendre plus durables. Bien sûr, on Réutilise pour prolonger la vie des objets et on ne jette plus, on Répare. Reconditionner ou Remanufacturer permet d’offrir une nouvelle jeunesse aux objets. Les plus créatifs Réaffectent les produits pour leur donner une seconde vie sous une forme différente. Recycler, est le dernier recours, car il consomme de l’énergie et des ressources. À Tissel, ces principes sont appliqués quotidiennement par les résidents. ReCycle-Moi, Les Trois Tricoteurs, Dagoma, la Vie est Belt, Juin Fait le Lin, Anti-Fashion Project, le Parpaing, le BTP CFA Roubaix, tous incarnent ces 9R, véritables socles de l’économie circulaire. Ouvrir le champ des possibles La reconquête d’anciennes friches industrielles est souvent une opportunité rêvée pour insuffler une nouvelle dynamique à un quartier, tout en tissant des liens avec ses habitants. A l’instar de la Condition Publique ou le Couvent-Roubaix, l’ambition est que Tissel devienne un lieu de vie ouvert sur son environnement. L’équipe de coordination du lieu envisage déjà divers aménagements pour l’espace encore disponible de l’usine : espace séminaire,  zone dédiée au coworking,  ‘’fab lab’’…  dans l’objectif d’encourager l’échange d’idées et la transmission des savoir-faire. La création d’un restaurant partagé fait aussi partie des projets. Imaginez une friche industrielle de 11 000 m² en cœur de ville, géante endormie qui renaît en hub dédié à l’économie circulaire ! Bienvenue à Tissel, où le passé a cédé la place à l’avenir en accueillant un projet collectif novateur. Retrouvez les 8 acteurs économique Anti-Fashion Project : Réparer la mode et les humains sous toutes les coutures Lire la suite Dagoma : 10 ans à faire bonne impression Lire la suite Un Parpaing dans la marre de la surconsommation Lire la suite Les Trois Tricoteurs : Retricoter un monde plus responsable Lire la suite RecYcle-moi : Remettre les vélos en selle Lire la suite La Vie est Belt : C’est gonflé ! Lire la suite Juin Fait Le Lin : Tisseur de li(e)n Lire la suite BTP CFA Hauts-de-France : Un engagement écolo en béton Lire la suite

Tiss’elles

Hommage aux anciennes ouvrières de l’usine Tissel – bobineuses, épeuleuses, rattacheuses.Une danseuse, tutu serré, rubans aux chevilles, déroule sous nos yeux le fil d’une bobine. Elle glisse entre les murs, balance entre passé et présent, explore ce lieu où l’ancien se métamorphose. Aujourd’hui, les machines ont remplacé le ballet des métiers à tisser, ateliers créatifs et nouvelles énergies réparent les fils d’hier. Juste pour un instant, cette filature a pris le nom de Tiss’Elles, comme un hommage aux voix silencieuses de l’industrie textile, résonant toujours ici, entre chaque mouvement. Crédit photo : Amrane Bentoutah Crédit photo : Amrane Bentoutah Crédit photo : Amrane Bentoutah Crédit photo : Amrane Bentoutah Crédit photo : Amrane Bentoutah Crédit photo : Amrane Bentoutah Crédit photo : Amrane Bentoutah Crédit photo : Amrane Bentoutah Crédit photo : Amrane Bentoutah Crédit photo : Amrane Bentoutah Crédit photo : Amrane Bentoutah

Amrane Bentoutah : Au bon endroit, au bon moment

Rencontre avec Amrane Bentoutah, photographe globe-trotteur et gérant de l’emblématique Café Jean, institution roubaisienne. Entre un café et des histoires qui invitent au voyage, nous découvrons un personnage qui, en trois secondes, nous plonge dans un univers où chaque image est un récit et chaque rencontre un chapitre. On ne va pas simplement parler de photographie mais d’une véritable exploration de l’humain. Le déclic du voyageur Tout commence à Roubaix dans les années 90, au club photo « L’Œil » où Amrane fait ses premiers pas dans l’univers de la photographie argentique. Il se forme ensuite à l’Institut Saint-Luc à Tournai, où il apprend les ficelles du métier. Mais à la sortie de l’école, Amrane ne se considère pas encore photographe. Il lui manque l’aventure. Angleterre : Un expresso et des rêves À Londres, Amrane jongle entre ses shifts de barman dans un théâtre et ses rêves d’évasion. Sa fascination pour le Mexique, nourrie par les écrits de Carlos Castaneda, l’entraîne vers l’inconnu. Lors de son premier voyage au Mexique, c’est le coup de foudre ! Guatemala – Mexique : Le passage périlleux En route pour le Mexique, Amrane s’arrête dans un village isolé du Guatemala, au cœur de la jungle. Ce village, point de passage pour les migrants du Salvador, du Honduras et du Guatemala cherchant à rejoindre les Etats-Unis, devient un microcosme des luttes et des espoirs de ceux qui y vivent ou y transitent. Amrane ne se contente pas de photographier : il s’implique, tisse des liens et partage le quotidien des villageois pendant plusieurs mois Cambodge : L’histoire d’une résilience Après l’Amérique latine, c’est au Cambodge qu’Amrane pose son appareil. Loin des paysages touristiques, il s’enfonce dans la décharge à ciel ouvert de Phnom Penh, où il immortalise le quotidien des chiffonniers. Ses photographies révèlent la dignité et l’humanité qui émergent malgré la brutalité de leur environnement. Il dénonce les injustices sociales tout en mettant en lumière la résilience et la force intérieure des travailleurs.  Un engagement photographique humaniste Les projets d’Amrane dépassent le cadre du simple reportage. Il documente les défis et les espoirs des personnes qu’il rencontre et invite le public à voir au-delà des clichés. Son exposition à la Condition Publique de Roubaix, lors de l’événement PILE AU RDV en mai 2024, marque les esprits. Ses images frappent, interpellent, et révèlent un équilibre entre éthique militante et esthétique. Amrane, admirateur du travail de Lee Miller, célèbre photojournaliste de guerre, ou de Sebastião Salgado, connu notamment pour ses portraits de mineurs brésiliens, aspire à s’inscrire dans cette lignée de photographes engagés. À travers son travail, il nous rappelle que de nombreuses histoires méritent d’être mises en lumière. Le retour sur ses terres Après des années à sillonner le globe, l’appareil chargé de rushs et de souvenirs, le quadragénaire ressent le besoin de revenir à ses racines roubaisiennes, avec l’envie de bâtir quelque chose de durable là où tout a commencé. Si vous êtes de passage, n’hésitez pas à lui rendre visite au Café Jean, une brasserie à son image : chaleureuse et authentique. @amrane.rbx

One Wall, on fait le mur

Si la ville de Roubaix ne manque pas d’équipements sportifs de qualité, elle sait aussi bousculer les codes et les usages de l’espace urbain. Meilleur exemple, le « One Wall », terrain de jeu au Parc Brondeloire. Un mur, une balle en mousse ou en caoutchouc et de l’énergie y suffisent pour pratiquer ce nouveau sport venue des USA. One Wall, from New York to Roubaix Imaginez un mélange explosif de handball, squash et tennis, mais juste sur UN mur. Le concept est simple : on balance une balle contre ce fameux mur et l’adversaire doit la renvoyer, avec les mains, avant qu’elle ne touche deux fois le sol. Facile ? Essayez donc ! Né dans les rues de New York, le One Wall devait forcément débarquer pour la 1ère fois en France à Roubaix. Pas besoin de suivre des règles complexes, ici c’est la débrouille, la rapidité, et surtout, beaucoup de fun. Un sport urbain dans toute sa splendeur ! Pourquoi ça cartonne ? Parce que c’est rapide, instinctif, et ça ne demande rien ou presque : une balle, un mur, et c’est parti. Pas besoin de licence, de terrain en herbe parfaitement entretenu, ou de chaussures dernier cri. C’est du pur plaisir urbain, accessible à tous. Un sport qui reflète l’esprit de Roubaix : brut, inventif, toujours prêt à surprendre. Derrière le mur, Théo Yossa Si le One Wall a trouvé son chemin jusqu’au Parc Brondeloire, c’est grâce à l’instinct d’un jeune du quartier de l’Épeule : Théo Yossa. Doté d’une fougueuse énergie créative, Théo s’est inspiré de ses voyages à New York pour ramener cette pépite sportive à Roubaix. Persuadé que cela créerait des liens entre les habitants, tout en promouvant une nouvelle forme de sport urbain, il a tout de suite vu le potentiel de ce sport pour une ville aussi bouillonnante d’énergies. Avec l’appui de Décathlon où Théo était chef de projet « Innovation sociale », de la Ville de Roubaix et de partenaires locaux, le terrain de jeu a été pensé pour s’inscrire pleinement dans le quartier. Imaginé par les jeunes du Centre Social Nautilus lors d’ateliers avec l’artiste Kylab, intégrant plus d’une centaine de dessins, une immense fresque recouvre le mur de 11 mètres de haut sur 5 mètres de large et attire désormais tous les regards. Le One Wall, une success story en devenir L’idée était de montrer qu’il suffit parfois de peu de choses pour se retrouver entre amis et s’amuser tout en pratiquant une activité sportive. Pari réussi pour Théo Yossa : aujourd’hui le One Wall part à la conquête de la France (Rennes, Nantes, Toulouse et la région parisienne l’ont déjà adopté), avec l’idée de s’imposer comme un incontournable du paysage sportif urbain.

Reyouzz : Collecté, réparé, vendu en boucle

Changer nos habitudes alimentaires, choisir des vêtements responsables ou repenser nos façons de voyager, c’est génial ! Mais qu’en est-il de ces vieux smartphones, perceuses oubliées et autres appareils électroménagers planqués au fond du placard ? Sur ce point, il reste encore du chemin à parcourir. Reyouzz nous montre la voie. L’aventure commence avec un petit incident : encore étudiant, Romain Deffrenne, président-fondateur de la startup, casse l’écran de son téléphone. En tentant de le revendre, il fait face à une série de refus : trop vieux, trop abîmé. Un constat sans appel ! C’est le déclic. Romain décide de simplifier la revente d’objets tout en y ajoutant une dimension éthique. Reyouzz voit le jour. naît ainsi, avec pour mission de transformer notre manière de consommer et de lutter contre le gaspillage. Aujourd’hui incubée au sein de Blanchemaille by Euratechnologies, cette pépite roubaisienne monte en flèche. Reyouzz en action, c’est simple ! Vous avez des objets oubliés ? Téléphone, console de jeux vidéos, petit électroménager, livres… Reyouzz peut collecter plus de 5 milliers de références. Faites estimer leur valeur en ligne sur le site de la startup ou directement sur une borne connectée Reyouzz disponible dans des magasins partenaires, en moins d’une minute. Une fois l’offre de rachat validée, vous avez 7 jours pour déposer l’objet dans une borne. En retour, vous recevez un virement bancaire ou un bon d’achat, au choix. Un petit geste écoresponsable pour votre portefeuille et la planète ! Reyouzz ne se contente pas de révolutionner la consommation individuelle : elle transforme aussi les pratiques des retailers. En accompagnant la grande distribution dans sa mutation vers la seconde vie, Reyouzz permet à des enseignes comme Cora, Leclerc et bientôt Leroy Merlin d’intégrer des produits reconditionnés dans leurs rayons. Les appareils collectés sont diagnostiqués, nettoyés, réparés puis remis en vente. La solution 100 % circulaire s’étend aussi aux entreprises, collectivités et institutions éducatives, les aidant à adopter des pratiques plus responsables, notamment en réduisant l’achat du neuf. Borne to be… locale et durable ! La borne Reyouzz, fabriquée dans les Hauts-de-France par un partenaire industriel à Carvin, est un concentré de technologie verte. Réalisée avec 80 % de matériaux éthiques et recyclés, elle est également réparable grâce à son système de casiers modulables. Et elle consomme aussi peu qu’un ordinateur de bureau. L’impact environnemental ? Une borne remplie, c’est 6 tonnes d’extraction de matériaux évitées. En 2024, la startup a levé 1,5 million d’euros pour accélérer l’installation de ses bornes de collecte dans les enseignes de grande distribution. Croyez-nous, Reyouzz n’a pas fini de faire parler d’elle ! Reyouzz.fr

Anti-Fashion Project : Réparer la mode et les humains sous toutes les coutures

Ce n’est pas un hasard si en quittant Marseille, Stéphanie Calvino s’est installée à Roubaix : ces deux villes géographiquement opposées partagent une même pulsation vibrante. Avec une passion inébranlable pour une mode responsable et décalée, la fondatrice de l’association de réinsertion par la mode, Anti-Fashion Project, a trouvé dans l’ancienne capitale du textile un terreau fertile pour mener son combat : celui d’un monde plus beau et plus inclusif. Femme engagée, Stéphanie Calvino a su rallier des partenaires de poids tels que LVMH, leboncoin et Veja. Ateliers de couture et d’upcycling, défilés, séances photo, master class, mais aussi stages chez des professionnels : le programme d’accompagnement est un véritable vecteur d’insertion, un révélateur de talent et un tremplin vers l’emploi pour les jeunes. Si la mission première de l’association est de réparer les humains, repenser la manière de consommer et de produire les vêtements fait aussi partie des enseignements. Désormais, Anti-Fashion Project s’attaque aussi à la réparation des chaussures, une étape supplémentaire dans la marche vers un monde plus durable. Si la mission première de l’association est de réparer les humains, repenser la manière de consommer et de produire les vêtements fait aussi partie des enseignements Anti fashion Project @anti_fashion_project

Dagoma : 10 ans à faire bonne impression

Dagoma, c’est avant tout, la rencontre entre Matthieu Régnier et Gauthier Vignon en poste à Shanghai en 2014. En travaillant sur un projet de vélo pliable, les deux ingénieurs découvrent l’impression 3D et, face à sa complexité et son coût élevé, décident de la rendre accessible à tous. Leur objectif : permettre à chacun de réparer, personnaliser et innover grâce à cette technologie. 10 ans plus tard, l’équipe de 17 personnes entourée du fondateur historique Matthieu Régnier et de son nouvel associé Mathieu Besème, fête une décennie d’engagement en faveur de l’économie circulaire. Là où l’obsolescence programmée nous pousse à jeter sans réfléchir, Dagoma ouvre une nouvelle voie : celle de la réparation par l’impression 3D. Depuis 2021, l’entreprise se lance dans la production d’imprimantes 3D professionnelles, offrant aux industriels la possibilité de créer prototypes et produits finis. En s’équipant d’une imprimante 3D, chacun devient concepteur, fabricant et consommateur de ses créations : aucun intermédiaire, aucun transport, aucun stock. A Tissel, la plus grande ferme d’Europe, imprime jour et nuit pour tous les secteurs d’avenir : médical, automobile ou aérospatiale. Mais ce n’est pas tout. L’entreprise utilise également des matériaux biosourcés comme le plastique à base d’amidon et a mis en place des filières de recyclage de ses déchets, affirmant ainsi son rôle dans la durabilité environnementale. En s’équipant d’une imprimante 3D, chacun devient concepteur, fabricant et consommateur de ses créations : aucun intermédiaire, aucun transport, aucun stock Dagoma @dagoma3d

Un Parpaing dans la marre de la surconsommation

Le Parpaing, initié par l’association ZERM, un collectif de jeunes architectes engagés dans la transition écologique, est un comptoir dédié à la récupération de matériaux provenant de chantiers de déconstruction. Romain Brière, cofondateur du projet, est convaincu que les déchets des uns sont des ressources pour d’autres. Actuellement, Le Parpaing occupe un espace de 800 m² chez Tissel, mais il prévoit une expansion pour atteindre 2 000 m². Cette croissance est motivée par une augmentation importante des matériaux récupérés : de quelques tonnes en 2022 à 100 tonnes en 2024. Que trouve-t-on dans les étals du comptoir et sur le site de vente ? Éviers, sièges en plastique, dalles, pierres, revêtements de sol… et même des pépites comme des lustres signés Henri Vian provenant de l’ancienne ambassade belge à Lille ou encore des luminaires du LaM en cours de rénovation. Parmi les clients du Parpaing, on compte des architectes, designers, particuliers, ainsi que le collectif lui-même, qui puise dans ses propres stocks pour ses projets, comme l’aménagement du Couvent des Clarisses, leur lieu de résidence. Avec l’envie de transmettre ses connaissances, Le Parpaing organise également des formations, édite des ouvrages, et accompagne la transition écologique des professionnels du bâtiment. Avec l’envie de transmettre ses connaissances, Le Parpaing organise également des formations, édite des ouvrages, et accompagne la transition écologique des professionnels du bâtiment. Le Parpaing @leparpaing.zerm

Les Trois Tricoteurs : Retricoter un monde plus responsable

Tout a commencé sur les bancs de l’ENSAIT, où Sacha, Alexandre et Victor ont noué bien plus qu’une amitié… un idéal de vie. Ils se sont lancés un défi un peu fou : redonner du sens à la production textile locale. Rêver, c’est sympa, mais retricoter le monde, c’est encore mieux ! En 2021, les trois amis ont ouvert Les Trois Tricoteurs, leur bar-atelier à tricoter, un lieu rassembleur et écoresponsable, à leur image. Leur approche éthique et Zéro Déchet séduit aussitôt des marques comme Cyrillus, Damart et Promod. La demande grandissante, ils se retrouvent vite à l’étroit dans leur atelier de 100 m2.  Avec l’envie de faire renaître l’industrie textile roubaisienne et de booster l’emploi local, les trois entrepreneurs s’installent au sein de Tissel, investissent dans de nouvelles machines et passent à l’industrialisation de leur production de pulls, cardigans, bonnets, écharpes…  Toujours avec leur ADN bien ancrée : une production à la demande, zéro invendu, zéro solde. Aujourd’hui, avec 17 employés et des machines innovantes qui tournent à plein régime, le succès est au rendez-vous ! Grandes marques et petits créateurs craquent pour leurs créations 100 % ‘’ Made in Roubaix’’. Tout a commencé sur les bancs de l’ENSAIT, où Sacha, Alexandre et Victor ont noué bien plus qu’une amitié… un idéal de vie Les Trois Tricoteurs @les3tricoteurs