INSTants by Sam Baba
Depuis 2017, Samuel Baba a imposé sa hauteur de vue insolite et hyper léchée sur Instagram, où il est suivi par près de 14 000 abonnées. A Roubaix, il s’est promené, a photographié. Alternatif a aimé.
Depuis 2017, Samuel Baba a imposé sa hauteur de vue insolite et hyper léchée sur Instagram, où il est suivi par près de 14 000 abonnées. A Roubaix, il s’est promené, a photographié. Alternatif a aimé.
Quand un orthoprothésiste et une styliste de mode se rencontrent cela donne U-exist qui propose des prothèses fun et personnalisées qu’on est fier de montrer. Simon Colin, orthoprothésiste de formation a étudié à Bruxelles et a toujours été préoccupé par le côté froid de la prothèse, toujours de couleur chair, grise ou noire. « L’acceptation de la prothèse était rendue encore plus difficile par son aspect impersonnel. » Le jeune homme rédige son mémoire sur la customisation des prothèses et reçoit un accueil chaleureux du jury. U-exist est déjà en gestation. Sa rencontre avec Amandine Labbé styliste et professeur à Esmod fera le reste : elle apportera avec elle l’univers de la mode dans celui des prothèses. Personne n’y avait pensé et c’est une chouette idée : en 2014 ils fondent ensemble U-Exist : « Vous aussi, jouez de votre différence. » Le partage des rôles se fait naturellement : Simon prend en charge l’aspect technique et l’impression des motifs sur les matières, quand Amandine s’occupe de constituer une collection de motifs. Car c’est véritablement d’une collection dont on peut parler, comme dans la mode. Le catalogue présente 250 motifs différents © Sébastien Jarry © Sébastien Jarry Des collections capsules « Le catalogue présente 250 motifs différents, organisés par thématique, pour tous les âges, tous les styles, hommes, femmes et enfants », précise Cindy Habchi, chargée de communication de U-exist. Les motifs sont créés par Amandine ou par un réseau d’artistes avec des collections capsules comme dans la mode : Nikok et ses motifs robotiques, Laure Poitreau et ses motifs animaliers pastel ou encore Boniett et ses carpes sur fond fleuri. Il est possible aussi pour le patient de recourir au service U-adapt s’il a lui-même créé ou dessiné un motif qu’il souhaite voir reproduire sur sa prothèse. Ou encore, grâce à U-custom faire réaliser sur mesure un motif qui lui appartiendra à vie. Une dimension humaine primordiale L’entreprise fonctionne comme une start-up, « On n’est que 4 et on est forcément touche-à-tout » , ce qui convient parfaitement à Baptiste Jules, le commercial du quatuor. C’est lui qui se charge notamment d’agrandir le réseau des orthoprothésistes avec lesquels l’entreprise travaille, déjà au nombre de 50. « Chez U-Exist, ce n’est pas un travail de commercial comme les autres. Il y a forcément une dimension humaine primordiale et cela me plaît. Je vends quelque chose d’utile et je crois en ce que je vends. » U-exist habille des prothèses de patients dans toute la France et commence même à s’internationaliser : en Allemagne, en Belgique, en Italie, aux Pays-Bas ou encore en Australie ! La start-up peut aussi compter sur des ambassadeurs de choix comme Jean-Baptiste Alaize, plusieurs fois champion du monde en saut en longueur, dont la prothèse raconte l’histoire. Cindy Habchi se réjouit : « On a l’impression que la mode s’ouvre de plus en plus au monde du handicap, on a récemment réalisé un shooting photo très mode, très fun. » C’est certain, U-exist apporte tous les jours sa petite pierre à l’édifice pour que ce regard change. Et les patients sont ravis que la conversation s’engage désormais sur le motif original et non sur la prothèse elle-même. Pari gagné. u-exist.com
Une poubelle, un panneau, une barrière de chantier… Quand les premiers stickers estampillés Roobey ont inondé Roubaix, notre journaliste a cru que Shepard Fairey avait débarqué dans la ville aux 1000 cheminées ! C’est début 2018 que le jeu de piste Roobey a démarré. Plusieurs fois, on a essayé de le contacter, on a même demandé des infos à ses amis street-artistes (oui, on commence à avoir un sacré carnet d’adresses de graffeurs chez Alternatif !). Finalement, c’est par hasard que nous notre journaliste est tombé sur lui au détour d’une… Balade en poussette dans les rues de Roubaix ! Le rendez-vous est pris : ça tombe bien, celui qu’on nomme Roobey vient de s’installer aux Ateliers Jouret (déjà abordés dans un précédent Alternatif) avec des collègues artistes : « Roubaix a ce côté underground qui colle bien aux milieux urbains (hip-hop, skate, graff…). Depuis 25 ans, il y a une sacrée histoire du street-art dans la ville. Les stickers, c’est une manière de dire « il est passé par ici ». » Sur son compte Instagram, il cherche à mettre en avant des lieux insolites, d’abord à Roubaix, puis en Belgique, aux Pays-Bas, en Bulgarie, en Grèce… En 2018, il a imprimé un millier de stickers, 400 ont déjà été collés (parfois redécollés entre temps) ! Roubaix a ce côté underground qui colle bien aux milieux urbains (hip-hop, skate, graff…). Le titre d’une démarche artistique Roobey, ce n’est pas uniquement des stickers collés un peu partout, nous sommes face à un vieux briscard actif depuis 15 ans. C’est lui qui coordonne Des Friches et des Lettres, collectif de graffeurs de Roubaix et Toulouse. D’ailleurs Roobey n’est même pas son nom, mais le titre de cette démarche. Maintenant que Roobey s’est posé aux Ateliers Jouret, il a d’autres projets : création de T-shirts (les premiers se sont vendus comme des petits pains) et d’affiches avec des personnalités de Roubaix avec son collègue Benjamin Kluk. Des Friches Et Des Lettres : kezako ? On doit à DFDL quelques-unes des plus belles fresques de Roubaix, réalisées chaque année pour le Festival Expériences Urbaines, #XU. Dans la ville, impossible de passer à côté de ces tableaux majestueux, réalisés à plusieurs (jusqu’à 13 artistes !), sur plusieurs jours et sous les yeux des riverains : « Ça fait de la couleur, de la vie dans le quartier, merci ! »