Étiquette : mode

Roubaix rembobine !

Se réinventer, construire ensemble un avenir pour une industrie textile plus durable à Roubaix, amorcer une relocalisation, réfléchir à de nouvelles manières de produire et de consommer… Telle est l’ambition du nouveau collectif Mode in Roubaix. « Mode in Roubaix », c’est d’abord un clin d’œil au « made in », le made in France dont Roubaix veut porter légitimement les couleurs, en devenir une vitrine et le faire rayonner. Un mouvement dans ce sens, soutenu par une prise de conscience générale, était engagé. La crise sanitaire est venue le conforter : non seulement elle a montré la nécessité de produire localement, mais a prouvé que cela était possible. À Roubaix, durant le premier confinement, le dispositif national Résilience de production de masques a trouvé un écho important. Les machines à coudre se sont remises en marche au sein d’un atelier désormais bien implanté. Fédérer les acteurs de la filière pour une mode durable et écoresponsable « Mode in Roubaix », c’est ensuite la volonté de regrouper des acteurs jusque-là isolés dans leurs métiers respectifs. L’objectif est de les faire se connecter, chacun devenant pour l’autre un apporteur d’affaire, et de mutualiser les moyens pour, au final, créer un écosystème complet, moteur de la filière française, et de l’emploi. Dans une ville où la politique Zéro Déchet et le concept d’écologie souriante ont conduit à l’émergence et au développement de l’économie circulaire, « Mode in Roubaix », c’est enfin la promesse d’une mode durable. Référence nationale en la matière, l’association FashionGreenHub, qui sensibilise les entreprises à la mode responsable, forme, crée et produit est d’ailleurs logiquement impliquée dans la dynamique « Mode in Roubaix ». À Roubaix, ville résiliente et qui sait si bien renouer avec le fil de son histoire, le textile fait plus que renaître, il revit.  modeinroubaix.fr fashiongreenhub.org Crédits photo : Anaïs Gadeau – Ville de Roubaix

Le salut est dans la capsule

Et si on produisait moins ? Plus responsable, plus éthique et plus local ? C’est l’idée au cœur de La Gentle Factory, marque 100% made in France développée par Christèle Merter. Nous la retrouvons chez Les Trois Tricoteurs, papotant avec Sacha, l’une des trois… Comment se sont-ils tous rencontrés ? « Oh, ça, c’est la grande famille de l’ENSAIT », sourit Christèle Merter. Sacha confirme. La jeune femme a fait son alternance (section achats) au sein de La Gentle Factory. Passion, vision et valeurs communes ont fait le reste. Quand Sacha et ses deux acolytes ont évoqué leur projet d’entreprise, Christèle n’a pas hésité à leur donner un coup de pouce et à investir dans l’aventure. Comme une marraine bienveillante, elle les couve de conseils pour mener à bien leur business plan. On retrouve un portant avec des vêtements signés La Gentle Factory en bonne place chez Les Trois Tricoteurs. « Nous avons deux projets de pulls, que l’on fera tricoter à raison de 90 à 150 pièces maximum, selon le principe de nos collections capsules », confie Christèle Merter. Nous développons actuellement de nouveaux partenariats, enchaîne Sacha. Notre souplesse permet aux nouvelles marques de sortir des prototypes, en 30 ou 40 exemplaires. Les Trois Tricoteurs apportent aussi une réponse efficace à des demandes spécifiques telles que celles de Monsieur Lucette, marque locale de chaussettes dépareillées. Les circuits courts, la production en mini-séries, voire sur mesure et à la demande… voilà des solutions auxquelles il n’est plus question d’échapper. « Nous vivons dans un monde à capacité limitée, rappelle Christèle Merter. Nous n’avons plus le choix. » © Anaïs Gadeau lagentlefactory.com lestroistricoteurs.fr Esmod, qui forme les professionnels de la mode de demain a lancé sa 2e édition sur la thématique « Comment penser la mode de demain et faire des invendus des nouveaux produits ? » Challengés par les marques de l’écosystème FashionCube (Jules, Bizzbee, Rouge Gorge Lingerie, Grain de Malice et Pimkie), les étudiants sont invités à réutiliser les invendus en les upcyclant pour leur donner une nouvelle vie.

RBX SYSTEM… le show, le feu !

Retour en image sur le défilé Anti-Fashion présenté par la Condition Publique pour le lancement du festival Expérience Urbaines #XU le 26 juin 2021. Une performance 100% good vibes, tout en couleurs et en énergie. Notre photographe Anaïs Gadeau a aimé. Et ça se voit. RBX SYSTEM est une performance artistique unique sur le thème de la surconsommation.Quand du chaos naissent des créations textiles et plastiques, imaginées par les jeunes du mentoring Anti_Fashion, en collaboration avec Amah Ayivi, fondateur de la marque Marché Noir. Un événement 100% mode urbaine, à la dégaine joyeuse et la créativité engagée. Les créations étaient portées par des personnes repérées lors d’un casting sauvage réalisé dans toute la métropole lilloise. photos : © Anaïs Gadeau

La Vie est Belt recycle avec style

A l’heure où l’industrie textile est la deuxième plus polluante au monde, la France recense 200 000 tonnes de textile collectées chaque année. La Vie est Belt c’est combiner recyclage, mode et partage. Son fondateur, Hubert Motte, ne manque pas d’idées pour transformer mes objets du quotidien en véritable article tendances. Son coup de génie ? Des ceintures en pneus (de voiture, de vélos, même ceux du Paris-Roubaix !). « Utiliser des matériaux dont ont pense que leur place est forcément à la poubelle, c’était ça le projet. » Autre idée maline e écoresponsable, le caleçon 2.0 fête aujourd’hui son premier anniversaire. Entièrement fait à partir de draps et housse de couettes récupérés dans les relais, ce sous-vêtement dépareillé a fait son petit effet sur les acheteurs. Pas moins de 1 200 kilos de draps ont ainsi été revalorisés. Une collection-capsule a été créée avec les invendus de linge de lit de Blanche Porte. Quelque 2 000 caleçons ont été confectionnés au sein de l’atelier de Plateau fertile à Roubaix, donc en circuit court. Une ébauche de relocalisation qui pourrait à terme créer des emplois. Dernier projet lancé : un kit pour coudre son propre caleçon 2.0, en collaboration avec Canette, prêt-à-coudre pour enfants. « Avec ce kit, vous avez les moyens de vous réapproprier un savoir-faire, de comprendre la valeur des vêtements et surtout de faire vous-même, et d’en être fier. » A vos marques, prêt ? Couture !  lavieestbelt.fr

Gentle Factory

La Gentle Factory, so fresh & so frenchy*

Quand Christèle Merter a imaginé la Gentle Factory, il s’agissait de concevoir des vêtements de manière écoresponsable et 100 % made in France. Aujourd’hui, cette ingénieure textile de formation, formée à l’Ensait, vise le 100 % made in Roubaix. La marque a vu le jour en 2013, à Roubaix, du côté d’Happychic qui regroupe notamment les marques Brice et Jules. Christèle Merter, à l’origine du projet, souhaite penser le vêtement différemment. Feu vert de la part de sa direction.La jeune femme ne ménage pas sa peine, et quand courant 2018, le groupe pour lequel elle travaille, souhaite recentrer ses activités sur fond de crise économique, c’est tout naturellement que cette dernière reprend les rênes de la Gentle Factory. Désormais présidente, elle vole de ses propres ailes avec son équipe – une dizaine de personnes – qui l’a suivie dans la tempête. Début 2019, l’enseigne installe ses bureaux du côté de l’ancienne filature Cavrois-Mahieu. C’est là maintenant que les collections sont imaginées, toujours en adéquation avec les engagements de la marque, inscrite plus que jamais dans le made in France.Les séries de vêtements masculins et féminins se déclinent autour d’un fil conducteur qui n’est pas sans rappeler la démarche Zéro Déchet de Roubaix. Après le thème « Lanceurs d’alerte » qui a porté la dernière saison, Christèle Merter et toutes ses petites mains travaillent déjà sur la prochaine, « Bio-diversité ». lagentlefactory.com

Damart

Un Damart et ça repart

Qui est née à Roubaix pour devenir une figure iconique du monde textile, collectionne les capsules trendy, a 65 ans et ne les fait pas tout ? L’entreprise Damart bien sûr ! Le saviez-vous ? C’est de la rue Dammartin à Roubaix, où elle est née il y a 65 ans, que Damart tire son nom, connu et reconnu en France et dans le monde. Depuis 65 ans, elle invente et réinvente la mode, elle innove sans cesse. Son papa, Patrick Seghin résumait son objectif : « Damart travaille sur différents axes pour habiller les femme : comment les rendre belles, tout en les habillant de manière confortable et élégante. Comment répondre aux besoins et envies spécifiques des séniors ? »  Et pourtant, ce mot « sénior » est pratiquement banni du langage dans les locaux du siège, boulevard de Fourmies. « On est vieux quand on décide de l’être. C’est dans la tête. Je n’aime pas l’estampillage « sénior » voire « vieux », explique avec le sourire le président directeur général. Une journaliste m’a dit un jour que Damart c’est ringard. Mais le message clef en interne c’est modernisation. » Attention : c’est bien modernisation, pas rajeunissement. Si la cible reste « la femme de plus de 55 ans », il faut suivre les tendances. Partick Seghin, directeur général de Damart La femme de 55 ans aujourd’hui n’est pas comme sa mère au même âge. Pour satisfaire à cette nouvelle génération de clientes, Damart se repositionne sans cesse. « Nous sommes ancrés sur le marketing direct. » Avec 180 magasins en France ou en Belgique, un centre d’appels qui n’est pas sous-traité et qui recueille les avis et les besoins des clientes. « Au sein-même du siège, nous avons créé un laboratoire où nous recevons nos clientes tous les deux jours. Elles expérimentent nos produits, elles donnent leur avis et nous donnent même des conseils. » Car c’est une cible qui s’y connaît en qualité et qui apprécie le vêtement qui se garde d’une année sur l’autre. Une clientèle qui reconnaît l’ourlet bien fait et la couture bien droite. Une clientèle aussi exigeante sur la qualité que sur le confort et le style. Ou l’art de mixer les besoins spécifiques des personnes âgées et les tendances du moment. Uniquement la tendance ? Non, ce serait bien trop simple. « La cliente est beaucoup moins dans les codes classiques. Il n’y a plus cette barrière à 55 ans on doit s’habiller comme ça ou non, note Mathilde Pettier, directrice de la commercialisation de l’offre. « Notre cliente veut être tendance mais elle brise les codes. Et, ça, c’est vraiment la nouvelle génération des séniors. » Comme ses clientes, Damart est loin d’avoir dit son dernier mot. Le mantra de Patrick Seghin : « Lorsque tout semble aller contre vous, souvenez-vous que les avion décollent toujours face au vent« . Henry Ford Et quand il se rase le matin ? : « Quand je me rase le matin je me pose deux questions, est-ce que j’apprends et est-ce que je m’amuse ? Tant qu’une des deux réponses est positive ça va, je continue. Sinon il faut oser changer. Ce sont pour moi des valeurs fondamentales. » Damart, une entreprise bien ancrée dans son port d’attache Damart et Roubaix c’est une grande histoire. Au départ, l’entreprise compte trois sites dont l’usine familiale de fabrication. Cette dernière a fermé en 2008 pour relocaliser la production en Tunisie. Aujourd’hui il reste un site industriel et celui de la fosse aux chênes. « Damart et le groupe Damartex, sont tombés dans Roubaix quand ils étaient petits. Il y a une passion du territoire, du terreau et du tissu entrepreneurial que l’on retrouve ici, se passionne le patron Patrick Seghin. le nombre de créateur d’entreprises au m² est sans doute le plus élevé de France. L’entreprise est dans un environnement créatif,où tout le monde est prêt à se réinvestir. La direction et les collaborateurs sont dans une vision d’industriel au long terme et pas dans le profit à court terme. Il faut savoir passer les crises, avoir une capacité à rebondir. Cette capacité c’est un dénominateur commun des entreprises de Roubaix. » Le Thermolactyl ©, pas du tout placide Thermolactyl ©, ce nom tout le monde le connaît : matière technique iconique de Damart qui tient au chaud tout en étant ultra léger. Chaque famille en a dans son placard. C’est donc sur ce savoir-faire unique et cette technicité que Damart entend être une force dans le commerce et capitaliser sur cette innovation. Et plutôt que de se reposer sur ses lauriers, la marque développe sans cesse son petit trésor. La question qui pique : Les Thermolactyl ©, c’est pas ringard ? La réponse de Danièle Delforge, acheteuse sous-vêtement : Ce n’est pas ringard du tout, les clients ont toujours besoin de sous-vêtements et on fait tout pour moderniser notre gamme. La marque a de plus en plus de concurrents qui viennent se positionner sur notre marché. Chez Damart, nous travaillons sur une assimilation de matières pour toucher les nouvelles générations. Notre gamme est ancrée dans l’actualité et la modernité. Nos sous-vêtements ne sont pas « mémérisants ». Si notre public est traditionnel, il est aussi plus jeune. Il y a un réel travail de recherche et de production en interne des étoffes. L’équipe de stylistes a défini les mélanges de fibres. Le travail de la fibre est donc de plus en plus technique. Damart a le besoin de créer de la chaleur avec des textiles qui sont de plus en plus invisibles. Les collabs qui ont du pep’s Pour moderniser son image, quoi de mieux que d’aller chercher les créateurs qui ont le vent en poupe ? Ça, Damart l’a bien compris. De Chantal Thomass à Maison Standards en passant par Andrea Crews, on n’arrête plus les collections capsules. Et pour les 65 ans de la marque, Damart a mis le paquet : stylistes, créateurs, influenceurs… 6 créatifs de talent transportent cette fibre iconique, premier « smart textile » de l’histoire, dans leur univers. Vintage, futuriste, sportwear ou carrément streetwear, ces collections capsules innovantes revisitent le Thermol’ version 2018-2019. Et avec Mademoiselle…
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Plume plume pidou

Sandy Vercruysse est plumassière. Un métier, méconnu du grand public, qu’elle exerce avec passion au sein de sa société Mon truc en plumes. Dès son plus jeune âge, Sandy Vercruysse grandit les pieds dans les plumes et la tête dans les étoiles. Ses parents travaillent dans le monde du spectacle et lui transmettent en héritage leur grain de folie et le virus de la fête. Après une scolarité difficile, à l’âge de 16 ans, elle décide d’arrêter l’école, se cherche un peu et devient danseuse aux Folies de Paris à Lille. Quelques années plus tard, l’établissement ferme ses portes et Sandy se lance alors dans une nouvelle aventure en ouvrant une boutique à Lille, Mon truc en plumes, et en créant un site pour les professionnels. Même si ses plumes d’autruche, de paon ou de faisan proviennent du monde entier, Sandy revendique un savoir-faire français et c’est elle, seule, qui dessine ses croquis et fabrique ses vêtements. Son entreprise décolle et ses produits s’exportent à l’étranger. Miss et autres têtes couronnées Aujourd’hui, grâce à son talent et sa persévérance, elle travaille pour les plus grands cabarets et a déjà réalisé les costumes des danseuses du Moulin Rouge. A son palmarès, déjà impressionnant, s’ajoute le casque en plumes porté par Miss France lors de l’élection 2018, ainsi que les dos de plumes que portaient toutes les Miss lors de leur défilé en maillot de bain. Dorénavant, les têtes couronnées n’ont plus de secret pour Sandy qui a récemment habillé le prince de Chimay (Province du Hainaut en Belgique) ainsi que toute sa famille lors de la cérémonie officielle organisée pour son 70e anniversaire. C’est quoi une plumassière ? Personne qui prépare des plumes, fabrique et vend des garnitures qui deviendront accessoires ou éléments de costume. Un métier en voie de disparition Dans les années 30, âge d’or des plumassiers, ils étaient environ 600 en France. Aujourd’hui, il en reste une bonne dizaine à Paris, installés pour la plupart au plus près des cabarets. Je voudrais faire passer un message aux jeunes qui, comme moi, n’ont pas réussi à décrocher leur bac. Leur dire que tout est possible, qu’il faut croire en ses rêves et qu’on peut vivre de sa passion et en faire son métier. »  www.montrucenplumes.fr

La maison demeure, impression maison

Une idée innovante née à Berlin. Un artisanat d’art. Une ingénierie nouvelle. Un métier qui n’existait pas. Les ingrédients pour la naissance de La Maison Demeure. En somme, l’art de travailler et d’imprimer numériquement sur des matériaux naturels, et notamment le cuir. Artiste et chercheur : deux états d’esprit communs qui définissent cette maison. Aujourd’hui cette petite aventure est devenue grande épopée : l’impression numérique sur du cuir. Au commencement le constat de Charlotte Cazal, la fondatrice : personne n’était en mesure de réaliser cet artisanat d’art délicat, couplé à une capacité de production semi-industrielle. La solution : créer un métier pour y répondre. Une idée simple et efficace. La magie opère, l’innovation aussi De formation artistique, la fondatrice de La Maison Demeure suit des cours d’ingénierie pour pouvoir créer et innover sur les textiles. Elle apprend à détourner des machines, explorant leurs capacités et travaillant sur la création d’une banque de matières innovantes. L’innovation seule n’est pas complète. C’est aussi sur le riche territoire roubaisien que Charlotte Cazal et son équipe puisent force et créativité. « Il y a de l’artistique dans le quotidien, il y a de la beauté même dans les lumières d’un PMU© la nuit tombée. » Une recherche de l’artistique dans le commun. Ce mantra fait mouche et le domaine du luxe s’intéresse de près aux capacités et au potentiel de production. « C’est une nouvelle dimension pour Roubaix, ici on amène le luxe, ils viennent nous chercher. » Et c’est un choix de cœur qui a amené La Maison Demeure à s’installer sur le territoire, dans une ancienne usine textile… justement. On cherche, dans ce nouveau métier, à allier le beau, le technique et le créatif. » Charlotte Cazal, fondatrice de La Maison Demeure www.lamaisondemeure.com

Du sur-mesure sans démesure

Fabienne et Pascal ont eu une intuition : et s’il était possible d’inventer un système pour ajuster parfaitement les jeans aux différentes morphologies ? C’est de cette idée qu’est né Federal’s. Pour la taille, un système inédit de velcro permet d’ajuster le tour de taille. Pour les hanches et les cuisses, un laçage sophistiqué permet de s’adapter à toutes les formes. Les deux inventions sont brevetées. « Les tissus ne contiennent que très peu d’élasthanne, une fibre synthétique qui rend le tissu extensible mais qui se déforme à la longue », ajoute Pascal Crépin, dans son atelier boutique de Roubaix. Il en apporte immédiatement une preuve irréfutable : le jean’s  qu’il porte depuis 6 ans… qui semble n’avoir pas bougé tant sa facture est impeccable.   Made in France Chez Federal’s, la qualité ne s’arrête pas là car le couple souhaite proposer un produit made in France, respectant non seulement les standards de la couture mais aussi la nature : Pascal est toujours à la recherche de tissus « oubliés », de chutes à assembler. L’éco-développement, l’environnement, la revalorisation des chutes de tissu, voire même le Zéro Déchet sont au cœur du projet. Il faut compter aux alentours de 185 euros pour un jean standard qui durera des années, s’adaptant aux kilos des fêtes et aux régimes d’été. Sans oublier que certains modèles sont pour certains absolument uniques, bien loin des grandes séries des grandes enseignes de fast-fashion. © Sébastien Jarry © Sébastien Jarry © Sébastien Jarry Véritables passionnés, Pascal et Fabienne Crépin ont tout plaqué à Montreuil-sur-Mer pour venir faire naître leur projet dans l’écosystème de la mode roubaisienne. « Mon père ne souhaitait me voir devenir couturière mais j’adorais ça », raconte Fabienne. Pascal lui a passé 25 ans dans le bâtiment : gravement accidenté, il a dû renoncer à ce métier sans toutefois renoncer à son goût du détail et du travail bien fait. C’est Fabienne qui l’a incité à patroner, découper, assembler, etc. « Elle a eu un culot monstre », lâche Pascal reconnaissant. Quand je faisais des reprises de jeans, je me suis aperçue qu’on me demandait souvent d’ajuster la taille, les hanches ou les cuisses, » se souvient Fabienne. www.federals.fr

Fairfeet, la ligue des justiciers de la chaussure

Joséphine a passé son enfance dans la petite boutique familiale spécialisée dans les chaussures pour pieds sensibles, rue Léon Gambetta à Lille. Aujourd’hui, la petite fille et arrière-petite-fille de maîtres chausseurs est devenue une adulte engagée. A l’aube des 100 ans de l’enseigne, elle a décidé de reprendre le flambeau en créant Fairfeet, un distributeur de chaussures éthiques en ligne. Acheter responsable A l’heure du e-Commerce et de la « fast fashion » de nouveaux comportements d’achat apparaissent. Lassés du jetable, les consommateurs sont davantage soucieux d’acheter responsable. Fairfeet est un site internet qui réunit des marques engagées positivement, que ce soit de manière sociale, environnementale, solidaire, humanitaire, ou actrices de la préservation de savoir-faire. Joséphine a sélectionné consciencieusement une quinzaine de marques répondant à sa charte Fairfeet. Celle-ci certifie leur participation au développement et au renforcement des chaînes de production et de distribution positives. Etre consommacteur En moyenne, une chaussure est composée d’une quarantaine de matériaux. Là où les fabricants restent très peu bavards sur l’étiquette, Fairfeet joue la carte de la transparence en faveur d’un achat raisonné et durable. De la basket à l’escarpin en passant par le chausson, tous les produits proposés sont accompagnés d’une fiche détaillant la composition et les engagements de la marque. Ainsi, avant d’acheter cette paire qui vous fait de l’œil vous saurez par exemple que ses matériaux sont issus de productions locales, que les personnes qui les ont assemblés ont été convenablement payés ou encore que votre achat contribuera au financement de la scolarité d’un enfant à l’autre bout du monde. De plus, chaque boîte est accompagnée d’une fiche pratique. Destinée à vous aiguiller sur l’entretien régulier, elle sera également très utile à votre cordonnier et vous permettra de conserver le plus longtemps possible vos nouveaux souliers. Une entreprise 100% éthique Joséphine ne fait pas les choses à moitié. Lorsqu’elle vous tend sa carte de visite, le papier est issu de t-shirts en coton recyclé. Son site a été écoconçu et elle souhaite intégrer encore davantage sa petite entreprise dans une économie sociale et solidaire. Issu du programme d’incubation d’EuraTechnologie by Blanchemaille, Fairfeet n’a que quelques mois d’existence. Pourtant, la jeune femme ne compte pas s’arrêter là et veut proposer une « expérience shopping augmentée pour ses clients » De l’emballage biodégradable à la livraison en vélo, en passant par la constitution d’un réseau de cordonniers, elle fourmille d’idées. Ce n’est sans doute là que les premiers pas de Fairfeet… www.fairfeet.fr