Catégorie : Audace

Marilyn Feltz : Signature d’un univers hors normes

Comme ils aiment le souligner, « les gens qui aiment nos créations se reconnaissent entre eux ». Depuis 2015, Marilyn Feltz et son mari Alexis Gaffuri créent des collections avec une totale liberté, s’inscrivant dans la culture « do it yourself », mélangeant les inspirations « Arts and Crafts », clubbing, Art Déco… Dans quel univers embarque un vêtement Marilyn Feltz ? Je pense qu’une femme qui s’habille chez nous cherche une féminité intemporelle et glamour… inspirée d’un dressing classique mais, toujours, avec un petit twist « rock and roll »… On est dans une forme de maximalisme et d’esthétisme bohème rempli d’images et de références cinématographiques et musicales ! Quels grands moments de vos vies avez-vous « recyclés » pour faire naître votre marque ? J’ai vécu plusieurs années à Hollywood où l’on peut pousser le glam à son maximum sans complexe, et ensuite j’ai arpenté Berlin dans tous les sens avec Alexis. Les vêtements que l’on crée s’adaptent facilement à la nuit ou à la rue, à un club ou un théâtre. On revendique toujours un air de fête et de bon karma. C’est une attitude moins futile qu’elle ne paraît je pense… surtout dans le monde d’aujourd’hui. Quels filons pour inspirer les vêtements, tissus, accessoires qui composent vos collections ? Le plus simple aujourd’hui pour essayer de garder des prix raisonnables en faisant du Made in France est d’utiliser ce qu’on appelle « des stocks dormants ». Le upcycling c’est un peu une perpétuelle chasse aux trésors ! Cela nous permet de faire du prêt-à-porter avec des tissus originairement produits pour Saint Laurent, Chanel, Dolce Gabbana et autres… Pour la façon, nous aimons travailler avec des entreprises familiales, des artisans passionnés! Je confectionne aussi moi-même des pièces uniques en recyclant nos chutes… Dans vos rêves les plus fous, quelle personnalité glamour rock incarnerait au mieux l’univers Maryline Feltz ? Les gens célèbres ne me font pas fantasmer. J’aime être étonnée et surprise par des gens hors normes qui ont une approche très pure et instinctive du style. Je fais des vêtements pour des femmes qui ont envie de se démarquer sans en dire trop, sans ostentation « de marque » mais avec un signe de reconnaissance pour celles qui savent. Comment et pourquoi avez-vous posé vos valises à Roubaix ? Alexis est originaire du Nord de la France, et l’opportunité de venir à Roubaix s’est présentée à un moment où Paris m’ennuyait ! J’ai cycliquement ce besoin de perdre mes repères et de tout réapprendre.  MarilynFeltz.com

La Braderie de l’Art : Le tube de l’hiver !

Depuis 33 ans, la Braderie de l’Art secoue Roubaix début décembre avec un concept unique : 24 heures de création artistique non-stop, où l’art devient accessible à tous. Cet événement est devenu un incontournable de la scène arty. En plein cœur de l’hiver, c’est l’occasion idéale de plonger dans les coulisses de ce festival populaire et circulaire. L’art à prix (très) doux Derrière cette aventure se trouvent Fanny Bouyagui, fondatrice d’Art Point M – l’association qui organise également le Name Festival – et sa complice, Sabine Duthoit. Leur pari était audacieux : rassembler entre 100 et 150 performers – designers, peintres, graffeurs, sculpteurs, graphistes – pour créer et vendre des œuvres à petits prix. Aujourd’hui, on peut repartir avec une œuvre unique pour 1 à 400 euros, une accessibilité rendue possible grâce aux matériaux de récup’ qui réduisent les coûts de production. Fanny Bouyagui & Sabine Duthoit Un spectacle artistique immersif Au départ, la Braderie de l’Art se déroulait dans les anciens bains municipaux de Roubaix, désormais devenus le musée La Piscine. Aujourd’hui, l’événement a pris ses quartiers à la Condition Publique, un lieu tout aussi chargé d’histoire. Ce vaste hangar devient le théâtre d’une performance artistique en live : ici, les artistes ne se contentent pas d’exposer, ils créent sous les yeux du public. Une véritable immersion dans le processus créatif qui attire chaque année plus de 20 000 curieux et passionnés. Quand la récup’ devient un art Dans cet immense temple de l’upcycling, un stock de 2 000 m³ d’objets et matériaux oubliés trouve une nouvelle vie. Bois, métal, plastique particulièrement ces dernières années – tout y passe ! Les artistes découpent, soudent, collent, peignent et transforment ces matériaux dans une ambiance électrique où l’odeur de peinture fraîche se mêle au bruit des outils. Un joyeux capharnaüm, comme on les aime chez Alternatif. Chaque déchet devient une œuvre potentielle, et c’est ce mélange de bric-à-brac et de génie créatif qui apporte toute la magie à l’événement. La Braderie de l’Art s’est inscrite dans une démarche écoresponsable, bien avant que cela ne devienne tendance. Depuis 2013, l’association a créé le label RE-COLLECTE, qui établit des partenariats avec des entreprises locales pour récupérer leurs déchets industriels ou excédents de production. Cette initiative renforce l’aspect durable de l’événement en valorisant le circuit court et l’upcycling. La Braderie de l’Art, c’est bien plus qu’un simple marché de l’art où l’on flâne, discute et négocie : c’est une véritable rencontre entre créativité et écologie, où chacun peut participer à un mouvement collectif et durable.   La Braderie de l’Art @braderiedelart

JULES x Anti_Fashion : une capsule streetwear, urbaine

Nouvelle collaboration réussie pour l’entreprise roubaisienne et le collectif de jeunes talents Anti_Fashion Project, qui a eu carte blanche pour créer six pièces exclusives, confectionnées à partir de fins de stock de tissu. Un projet qui défend une mode plus responsable et durable… 100% Roubaix ! La rencontre entre Jules et Anti_Fashion remonte à 2018. La collaboration entre les deux acteurs a été développée avec pour objectif de proposer aux jeunes des dispositifs de bénéficier d’un parcours individualisé sur mesure, ainsi qu’un accompagnement professionnel autour des nouveaux métiers de la mode. Cette plateforme d’expression Anti_Fashion permet de réinventer le système de production pour le rendre responsable, positif et bienveillant, et de mettre en avant toutes les dynamiques, idées et initiatives des créateurs. Un style assumé de A à Z Pour cette saison 2022, le projet a été mené par cinq jeunes d’Anti_Fashion. Kynza, Olympe, Sauphoine, Chandy et Mohamed, âgés de 21 à 26 ans, et issus de parcours divers comme le modélisme ou le commerce ont créé de A à Z leur collection Jules idéale. De la réalisation des prototypes aux fiches techniques des pièces, en passant par l’achat de matières et le suivi de production tout a été fait pour laisser libre court aux regards créatifs de nos cinq jeunes talents. La nouvelle ligne dévoilée en édition très limitée par Jules pour ce printemps 2022 mêle le côté urbain et streetwear. On y retrouve des pièces aux coupes oversize et unisexes, de la chemisette col cubain au pantalon loose, en passant par les t-shirt, accessibles tant dans le style que dans leur gamme de prix. Un ancrage 100% local Les tissus utilisés pour la confection des pièces ont été sélectionnés avec soin et surtout chinés dans une institution familiale roubaisienne bien connue : Tissus Papi. Objectif : ne produire aucune matière première dans la conception de cette collection capsule, grâce à l’utilisation de chutes de rouleaux et autres fins de stock, et ainsi de donner une seconde vie aux tissus. Sur les t-shirts, on reconnaît les illustrations signées LEM, qui avait commis la dernière de couverture d’ALTERNATIF #3. Né à Roubaix en 1983, Antoine Leman de son vrai nom, est connu pour ses dessins colorés aux contours noirs, que l’on retrouve aussi bien dans les friches que dans la cour des écoles. L’artiste a été invité par le Festival international des Cultures urbaines URBX à réaliser une fresque participative au cœur de la médiathèque de Roubaix La Grand-Plage. jules.com anti-fashion-project.com tissuspapi.com art-lem.fr

Du street art plein les poches

Le quartier du Pile est le terrain de jeu d’une multitude de talentueux street artistes. En son cœur, La Condition Publique, Laboratoire créatif emblématique des cultures urbaines, réunit plusieurs pépites. Plutôt qu’une brochure, une appli* a été créée pour présenter les œuvres et leurs artistes. Choix judicieux selon nous. Voici pourquoi en 3 points. 1 « Le street art j’adore, mais Roubaix c’est trop loin » Notre premier réflexe, c’est de vous répondre que Roubaix vaut vraiment le détour quand on est amateur de street art. Mais d’ici là, cette appli est une aubaine pour vous. Vous y trouverez tout : photos des œuvres, descriptions, infos sur les artistes, liens vers leurs sites et réseaux sociaux, etc. De quoi tout vivre et tout comprendre comme si vous y étiez et vous donner une furieuse envie de venir à Roubaix. 2 « J’ai prévu d’y aller mais je n’aurai pas le temps de tout voir » Cette appli va vous permettre de préparer votre venue et de sélectionner « votre parcours » en fonction de votre temps et de vos préférences. Pour cela, la fonction « filtre » est votre alliée. Le filtre « Condition Publique » vous permet de sélectionner les œuvres présentes au sein du bâtiment de la Condition Publique.  Le filtre « Quartier » présente les œuvres à aller découvrir en dehors des murs de la Condition Publique, vous incitant par la même occasion à vous balader dans un Roubaix riche en belles découvertes !  D’autres filtres, en fonction de vos centres d’intérêt : « scène locale » pour découvrir les artistes « made in Roubaix » « Collage » « aérosol » « pochoir » « peinture » « graffiti » (etc…) pour choisir en fonction de la technique utilisée « Engagé.e.s » pour découvrir les œuvres qui soutiennent une cause « Toits terrasses » qui réunit toutes les œuvres installées sur les toits de la Condition Publique (un endroit à découvrir !) Sans oublier les filtres « Graffuturism », « réalité augmentée » « hybride » qui ne manqueront pas de piquer votre curiosité. 3 « Je suis sur place et j’aimerais bien en savoir plus sur certaines œuvres/artistes » Rien de plus simple : sortez votre téléphone, ouvrez l’appli, cherchez l’œuvre dans le menu ou scanner le QR code qui se trouve dans le cartel apposé à côté de l’œuvre. Vous aurez accès à toutes les infos sur l’œuvre et l’artiste… mais pas que ! Pour certaines œuvres, comme celles de SAYPE, l’appli est le seul moyen d’avoir une vue d’ensemble. Ces œuvres monumentales n’étant visibles que si l’on prend de la hauteur. Pour d’autres œuvres, vous trouverez sur l’appli des infos qui vous permettront d’aller plus loin dans le travail de l’artiste, dans son rapport avec Roubaix… Vous pourrez ainsi découvrir les interviews des jeunes Roubaisiennes que l’artiste Yseult YZ Digan fait figurer dans ses œuvres. *Appli à télécharger gratuitement sur App Store et Google Play A noter : Certaines des œuvres ne seront visibles que lors de la saison « Urbain.es », jusqu’au 24 juillet 2022.

ARTFX, l’effet spécial Roubaix

Avril 2031, Dolby Theater de Los Angeles, 103e cérémonie des Oscars.Sur scène, Maxence Thiriet vient de recevoir le trophée du meilleur film d’animation. A la tribune, entouré de son équipe technique, il termine son court message de remerciement par un grand cri de joie, en français : « Merci ROUBAIX ! »… Fiction ? Pas tant que ça… Retour en 2021 : la Plaine Image, bâtiment Jacquard, rue Corneille à Roubaix. Maxence fait sa rentrée au sein de la 1ère promo d’ARTFX, école française des arts numériques. Près des locaux d’ANKAMA et de PICTANOVO, les talents créatifs de demain s’installent et les plus grands studios d’animation internationaux ne s’y trompent pas : ils viennent y recruter leurs futurs collaborateurs. Qui d’autre peut se vanter de voir le nom de ses étudiants apparaître au générique de « Star Wars », « Harry Potter », des séries « Vikings » ou « Game of Thrones » ? Les jeux « Assassin’s Creed », « Rayman » et « Beyond good and Evil » ? Les effets spéciaux des « Guardians of the Galaxy » ou les « Avangers », les personnages des « Lapins Crétins » ou de « Moi Moche et méchant » ? Tous portent en eux un peu d’ADN d’ArtFX. Projet d’agrandissement Spécialisée dans les industries créatives, cette école permet aux étudiants de se former à l’animation 2D/3D, aux effets spéciaux, à la programmation de jeux vidéo. Fondée en 2004 à Montpellier, elle a installé un campus à Roubaix à la rentrée 2020 et, forte de son succès, vient de présenter son projet d’agrandissement pour 2023 à la Plaine Images. Le campus actuel accueille environ 220 étudiants en cette rentrée 2021. Il devrait atteindre, à la rentrée 2022, sa capacité maximal fixée à 300. Au total, ArtFX disposera de 18 000 m², dont 6 000 m² dédiés à l’enseignement et 400 m² de studios de tournage. Le site sera aussi doté d’une résidence étudiante et d’autres espaces qui seront loués. artfx.school plaine-images.fr © Valodre & Pistre A vous de jouer ! L’école a lancé un cursus en cinq ans, dédié aux « nouvelles technologies du cinéma » qui formera à quatre métiers : chef opérateur, concepteur/réalisateur de décors virtuels et réels, scénariste et directeur d’acteur dans un environnement digital. Son recrutement est particulier : un test en ligne suivi d’épreuves de créativité sur un thème imposé puis un entretien oral individuel. Les admissions se font tout au long de l’année au rythme d’une session d’admission par mois entre décembre et avril.

Roubaix, star du petit et du grand écran

Avec 70 jours de tournage du le 1er janvier au 30 novembre 2021, Roubaix ne se fait pas de cinéma ! Elle affiche ses ambitions et valorise ses nombreux atouts. La 3e ville de la région Hauts-de-France n’est plus une jeune première dans le domaine du 7e art et du petit écran. Terre de tournage – et accessoirement celle d’Arnaud Desplechin où il a fait ses premiers pas et maintenant ses grands de cinéaste -, Roubaix a d’ailleurs rejoint en avril le réseau Film friendly. Ce label conforte son statut et va de pair avec l’arrivée en mairie d’une personne presqu’exclusivement dédiée à cette mission. Alice Majka est chargée d’accueil des tournages. « Pour accueillir des tournages à Roubaix, il est important de trouver des décors au plus près des volontés des réalisateurs, tant sur les biens privés que publics », explique-t-elle. Son travail, c’est cela, qui va de l’accueil des équipes de repérage de décors aux demandes de dernière minute pendant le tournage. Un décor à ciel ouvert Dans l’ancienne ville industrielle textile, on pourrait croire les friches parmi les attraits principaux de Roubaix. Ce serait oublier la nécessité de garantir toutes les conditions de sécurité. À une heure de la capitale et au cœur d’une métropole facilitatrice, les producteurs viennent prioritairement y trouver une seconde région parisienne, moins chère et moins saturée : le quartier des Trois Ponts pour incarner la banlieue, l’hôtel de ville, une mairie d’arrondissement, le cimetière, celui du Père-Lachaise ou encore L’Impératrice Eugénie, parfaite pour figurer une brasserie parisienne. Décor à ciel ouvert, Roubaix compte de nombreuses pépites : les maisons bourgeoises, le magnifique parc paysager Barbieux, les quartiers ouvriers et des lieux particulièrement adaptés. C’est le cas de La Condition Publique. C’est aussi celui de l’ancienne Banque de France. « Un hall au mobilier typique des années 1900, un escalier en marbre et de quoi reconstituer à l’étage un appartement parisien », décrit Alice. En quête de décors pour son long-métrage « Frère & Sœur », Arnaud Desplechin était en repérage à Roubaix en avril. L’équipe a suivi. Elle est venue tourner en novembre dans les quartiers centre et de l’Epeule. Une belle opportunité pour la ville d’accueillir les deux acteurs principaux du film : Marion Cotillard et Melvil Poupaud. Pictanovo, fonds de soutien à la création Plus de tournages, c’est aussi plus de retombées économiques pour les territoires et un rayonnement plus large.Pictanovo accompagne la création audiovisuelle et cinématographique en Hauts-de-France grâce aux mises en relation avec plus de 280 comédiens, un catalogue de plus de 800 compétences de techniciens du son et de l’image, plus de 230 prestataires (lumière, machinerie, matériel son et vidéo, postproduction et trucage numérique), une base de 2 000 décors prêts à tourner, un écosystème de l’animation et pas moins de 8 fonds distincts de financement (cinéma / TV, court métrage, documentaire, etc.) www.pictanovo.com

Chaussettes Monsieur Lucette

Monsieur Lucette

Illustration originale : Almandre Qui n’a jamais levé les bras au ciel devant sa énième chaussette orpheline rangée dans le tiroir ? Mais où est passée sa jumelle ? A défaut de percer le mystère, Mouyan Wong a créé Monsieur Lucette, une start-up (incubée à Blanchemaille by Euratechnologie) qui propose des chaussettes à l’unité, en coton recyclé et made in France. Vive le dépareillage : la gamme de sept motifs aux couleurs assorties (frites, moules, bière, coq, croissant, marinière et Monsieur Lucette) permet de mixer les modèles entre eux. « Une façon de combattre à ma manière le gaspillage et de faire vivre le savoir-faire français« , témoigne Mouyan. Les chaussettes sont vendues en ligne, mais aussi au Grand Bassin à Roubaix. monsieurlucette.fr

La Vie est Belt recycle avec style

A l’heure où l’industrie textile est la deuxième plus polluante au monde, la France recense 200 000 tonnes de textile collectées chaque année. La Vie est Belt c’est combiner recyclage, mode et partage. Son fondateur, Hubert Motte, ne manque pas d’idées pour transformer mes objets du quotidien en véritable article tendances. Son coup de génie ? Des ceintures en pneus (de voiture, de vélos, même ceux du Paris-Roubaix !). « Utiliser des matériaux dont ont pense que leur place est forcément à la poubelle, c’était ça le projet. » Autre idée maline e écoresponsable, le caleçon 2.0 fête aujourd’hui son premier anniversaire. Entièrement fait à partir de draps et housse de couettes récupérés dans les relais, ce sous-vêtement dépareillé a fait son petit effet sur les acheteurs. Pas moins de 1 200 kilos de draps ont ainsi été revalorisés. Une collection-capsule a été créée avec les invendus de linge de lit de Blanche Porte. Quelque 2 000 caleçons ont été confectionnés au sein de l’atelier de Plateau fertile à Roubaix, donc en circuit court. Une ébauche de relocalisation qui pourrait à terme créer des emplois. Dernier projet lancé : un kit pour coudre son propre caleçon 2.0, en collaboration avec Canette, prêt-à-coudre pour enfants. « Avec ce kit, vous avez les moyens de vous réapproprier un savoir-faire, de comprendre la valeur des vêtements et surtout de faire vous-même, et d’en être fier. » A vos marques, prêt ? Couture !  lavieestbelt.fr

Gentle Factory

La Gentle Factory, so fresh & so frenchy*

Quand Christèle Merter a imaginé la Gentle Factory, il s’agissait de concevoir des vêtements de manière écoresponsable et 100 % made in France. Aujourd’hui, cette ingénieure textile de formation, formée à l’Ensait, vise le 100 % made in Roubaix. La marque a vu le jour en 2013, à Roubaix, du côté d’Happychic qui regroupe notamment les marques Brice et Jules. Christèle Merter, à l’origine du projet, souhaite penser le vêtement différemment. Feu vert de la part de sa direction.La jeune femme ne ménage pas sa peine, et quand courant 2018, le groupe pour lequel elle travaille, souhaite recentrer ses activités sur fond de crise économique, c’est tout naturellement que cette dernière reprend les rênes de la Gentle Factory. Désormais présidente, elle vole de ses propres ailes avec son équipe – une dizaine de personnes – qui l’a suivie dans la tempête. Début 2019, l’enseigne installe ses bureaux du côté de l’ancienne filature Cavrois-Mahieu. C’est là maintenant que les collections sont imaginées, toujours en adéquation avec les engagements de la marque, inscrite plus que jamais dans le made in France.Les séries de vêtements masculins et féminins se déclinent autour d’un fil conducteur qui n’est pas sans rappeler la démarche Zéro Déchet de Roubaix. Après le thème « Lanceurs d’alerte » qui a porté la dernière saison, Christèle Merter et toutes ses petites mains travaillent déjà sur la prochaine, « Bio-diversité ». lagentlefactory.com

3 questions à Maxime Piquette, CEO & co-fondateur de Ausha

Depuis qu’ils se sont associés sous la bannière d’iCreo en 2010, Maxime Piquette et Charles de Potter font des étincelles ! Après avoir révolutionné la radio sur Internet avec RadioKing, ils récidivent avec le podcast en lançant Ausha, une plateforme d’hébergement basée à la Plaine Images. Aujourd’hui, leur catalogue présente 2 700 références, avec des perspectives de développement à multiplier par deux chaque année. Comment est née l’idée ? Il y a trois ans, on s’est dit que ce n’est pas le fait d’être sur Internet qui change notre consommation. Ce qui change notre consommation, c’est le format ! C’est ce qu’on a voulu faire avec le podcast, un peu comme Youtube et Netflix avec la vidéo. Que l’audio, lui aussi, se transforme dans sa consommation, avec la création d’un catalogue gigantesque et le développement d’une écoute à la demande. Pourquoi passer par Ausha pour éditer un podcast ? Notre mission est de permettre à chacun de faire entendre sa voix. Que n’importe qui, demain, qui souhaite réaliser un podcast, puisse être diffusé sur toutes les plateformes d’écoute ! Ausha est une solution qui facilite la visibilité du podcast notamment sur Apple, Deezer, Spotify, Google ou encore Amazon. Notre solution est simple et intuitive, et nous récupérons les données d’audience, que nous communiquons à l’auteur. photos : Anaïs Gadeau C’est plutôt novateur comme concept… En France, ça commence à émerger incroyablement, et nous avons la chance d’être leaders sur notre marché. On travaille également sur des outils qui viennent mettre en avant le podcast. Il y a le clip vidéo, que l’auteur utilise pour présenter son émission, à lancer ensuite sur les réseaux sociaux, et depuis peu la newsletter avec laquelle il va pouvoir communiquer directement avec ses abonnés. Octobre 2018 Le lancement officiel Mars 2020 L’annonce de la levée de fonds d’1,2 million d’euros Septembre 2020 Le recrutement de 10 nouveaux salariés à temps plein Les 3 podcasts préférés de Maxime Piquette Génération Do it Yourself « Matthieu Stefani décortique le succès d’entrepreneurs qui ont fait le grand saut. Etant dans le business, j’aime bien avoir des inspirations d’autres chefs d’entreprise. » 2 heures de perdues « C’est une bande d’amis qui prend un film et le décortique entièrement. C’est extrêmement drôle et un peu potache. C’est assez sympa pour se détendre. » Culinariste « C’est un podcast de découvertes culinaires réalisé par l’une de nos collaboratrices qui s’appelle Jennifer Han. C’est très original ! » fr.ausha.co