Jour : 10 décembre 2021

Truffe surprise en robe de graines

La cheffe Christelle est une artiste habituée du Non-Lieu, où elle a notamment exposé à l’occasion du rendez-vous incontournable « Small is beautiful ». On retrouve ses œuvres régulièrement à l’occasion d’événements tels que Les fenêtres qui parlent, le Marché des Modes, les Journées du Patrimoine, les Portes ouvertes des Ateliers d’artistes, etc. L’ancienne styliste-coloriste, qui a durant de longues années travaillé sur des gammes de fils reste sensible à la trame, aux couleurs, à la matière. Artiste depuis toujours et avant tout. Son travail artistique est marqué par son parcours dans l’industrie textile. A son actif, notamment : CORPUS, une réflexion sur les métiers disparus du textile, où le public était invité à broder sur une poupée de chiffon à taille humaine, créant ainsi un paysage collectif. L’installation était présentée lors du Printemps de la Tossée, organisé par le Non-Lieu en 2006. Depuis quatre ans, Christelle s’est entichée de l’encre de Chine, mais elle semble vouloir refaire un tour du côté de la couleur (et de trame textile). L’ancienne styliste continue aussi de créer des kimonos taillés dans des tissus récupérés. Dans la cuisine, elle trouve un autre mode d’expression, naturel, spontané. Ses recettes sont à la fois gourmandes et « healty ». Pour le Festival de la Boulette, elle a pensé tout de suite à « une petite boulette qui se refile facilement et discrètement, comme un bonbon, au chocolat forcément. Parce que c’est facile et gourmand« . © Anaïs Gadeau christellemotte.com La recette Ingrédients (pour une dizaine de truffes)une tablette de chocolat noir pâtissier ou pas, parfumé ou pas (ici c’est un chocolat à l’écorce d’orange)10 g de beurre5 cl de crème fraîche1 clou de girofle1 pincée de sel1 cuillère à café de poivre de Sichuan, du Tibet ou du Népal Pour le cœur surprise :pâte d’amande, ou de figue ou de datte Pour l’enrobage :graines torréfiées de sésame, de courge concassées, de chia… ou d pignons de pin. Amusez-vous ! Pas à pas Faire fondre le chocolat et le mélanger aux autres ingrédients. Façonner les boulettes avec le cœur de son choix. Rouler dans les graines de son choix, préalablement torréfiées (légèrement grillées dans une poêle). Réserver au frais pendant 6 heures. Les truffes se conservent 3 à 4 jours au réfrigérateur dans un contenant hermétique. © DR L’assiette L’assiette est signée Guylène Galantine, architecte d’intérieur et céramiste. Passionnée de volumes, de design et de déco, la jeune femme explore la céramique dans son atelier au sein de L’Alternateur. Un travail multiple… à découvrir ! guylene-galantine.fr

Boulette de dinde et sa sauce poivron

La cheffe Nora a quitté Roubaix il y a trente ans, sans jamais vraiment l’oublier, en y revenant souvent voir ses familles, celle de sang et celle de cœur. Globe-trotter impénitente, elle a vécu au Brésil, au Portugal, en Inde…, pour finalement s’installer à Ibiza, où elle restera… douze ans. Là, elle bascule de l’import-export vers la cuisine et devient chef à domicile. Ses voyages lui inspirent des plats aux saveurs du monde. La pandémie et le premier confinement lui font prendre une décision radicale. Il est urgent pour elle de rentrr au bercail, de retrouver ses proches. Elle vend tout, redevient roubaisienne (ce qu’elle n’a jamais cessé d’être au fond) et lance une activité de traiteur « Dar Cuisine ». Tandis que les restaurants sont fermés, on la découvre dans un chalet sur le marché des saveurs. Aujourd’hui, sa cuisine épice des manifestations, aux Trois Tricoteurs, à la Manuf’, etc. La jeune femme a posé ses ustensiles dans la cuisine de la Filature, lieu qui accueille des ateliers d’artistes à l’Épeule, mais réfléchit à développer son activité autrement. C’est le manager de centre-ville qui l’a inscrite au Festival de la Boulette, convaincu qu’elle y ferait des étincelles. « Je suis fan de Chef Simon. Si j’ai eu le Prix du jury, c’est aussi grâce à lui. Je suis ravie ! » © Anaïs Gadeau Dar CuisineTél. : 06 86 98 32 32 Page Facebook Dar Cuisine La recette Ingrédients (pour 25 boulettes)Boulettes :500 g de dinde hachée100 g de maïs2 cuillères à soupe de chapelure1 œuf4 oignons verts2 cuillères à soupe de persil2 cuillères à soupe de cumin moulu1,5 cuillère à café de sel1/2 cuillère à café de poivre1 gousse d’ail1 cuillère à soupe d’huile de tournesol Sauce :4 poivrons rouges3 cuillères à huile d’olives1 cuillère à café de sel1 cuillère à café de coriandre frais1 gousse d’ail1 petit sans graines1 cuillère à soupe de vinaigre de vin blanc1 cuillère à soupe de sucre Pas à pasSauce : Dans un four préchauffé au 200°C, faire cuire les poivrons 35 minutes. Les éplucher et enlever les pépins. Mixer avec tous les ingrédients de la sauce. Boulettes : Mélanger tous les ingrédients Modeler des boulettes de la taille d’une balle de golf (se rincer les mains à l’eau froide avant de faire chaque boulette). Faire chauffer l’huile de tournesol dans une poêle et y dorer les boulettes de tous les côtés. Les mettre au four pendant 5 minutes. Servir chaud (avec la sauce à température ambiante). © DR L’assiette Assiette et coupelle sont ici signées Sandrine Hurter. Inspirée par la nature dont elle aime s’imprégner, la céramiste-plasticienne dessine, grave, moule, superpose les émaux, oxyde… exprime sa passion pour le monde du végétal aux Ateliers Jouret. Page Facebook Sandrine Hurter

festival de la boulette

Le Festival de la Boulette

Ronde et sympathique, à la viande ou veggie voire vegan, salée ou sucrée, frite ou à la vapeur, simple ou sophistiquée… de tous les goûts, de toutes les couleurs, de toutes les tablées, la boulette rallie, fédère, réunit et met tout le monde d’accord. Présente dans toutes les cultures, dans toutes les familles, elle fait voyager et raconte des histoires. Bref, la boulette est universelle. Bénie soit la boulette. Le Festival de la boulette : l’idée de génie du Non-Lieu Dans tous les pays, toutes les cultures du monde, il y a des recette de boulettes ! Sucrée, salées, avec ou sans pâte, de viande ou végétales, frites, bouillies, chaudes ou froides, elles correspondent à une pratique humble, liée à l’art d’accommoder les restes. La boulette, c’est aussi une bourde, une gaffe, tout aussi universelle mais qui se déguste différemment ! (« Faire une boulette »). Enfin, la petite boule est aussi présente comme objet dans de nombreux jeux et jouets. Reprenant et développant une idée de Daniel & Danièle Lamahieu, énoncée en 2013, le Festival qui a eu lieu au sein de l’ancienne usine Cavrois-Mahieu le 13 juin 2021, déclinait LA BOULETTE sous toutes ses formes, en proposant toute la journée des ateliers, événements, manifestations s’articulant autour de trois axes : Gastronomique : des stands de boulettes permettaient de faire le tour du monde de la boulette. Le public était invité à goûter et voter pour le concours de la meilleure boulette de Roubaix, tandis qu’un jury parrainé par Chef Simon notait de son côté les propositions culinaires. Théâtrale : chacun était amené à raconter sa gaffe, bourde de l’année : sa boulette ! Design : Simon Geneste, jeune designer qui a aussi dessiné le trophée du concours de la meilleure boulette, avait créé un circuit ludique original, investissant complètement ce lieu hallucinant géré par le Non-Lieu. circuits, cibles, catapultes, chamboule-tout, bourles, carambole, bilboquet… Une réinterprétation poétique et festive, pour une kermesse… magique ! non-lieu.fr L’idée de prolonger cet événement qui nous avait mis les paillettes dans les yeux et les papilles s’est imposé. Nous avons donc demandé à quatre participants du concours, dont le Prix du Jury et le Prix du Public, de partager avec nous leur recette de boulette. Tous ont accepté avec enthousiasme. Merci à eux ! Cerise sur le gâteau ou plutôt boulette sur le plat, nous avons fait appel à des céramistes roubaisiennes de talent, qui nous ont confié leurs assiettes pour servir d’écrin aux boulettes. Merci à elles !

3 bonnes raisons de chiller chez les Trois Tricoteurs

Un nouveau lieu au concept innovant, voire révolutionnaire, qui mêle bar et atelier de tricotage a ouvert ses portes entre le musée La Piscine et la gare de Roubaix… Et ça s’appelle Les Trois Tricoteurs. L’attente a été longue, mais ça valait la peine, pour un tas de raisons, dont celles-ci. 1 – C’est le projet de trois jeunes passionnés, engagés, avec des valeurs fortes et du bon sens. Sacha, Alexandre et Victor sont tous ingénieurs textiles diplômés de l’Ensait. Après une première expérience dans le secteur de la mode, ils ont poursuivi leur rêve de changer ce monde à leur échelle, en misant sur une production en petite quantité, à la demande. Adieu la surproduction, la fast fashion et la course à la consommation. Place à une mode plus raisonnée et durable. Les Trois Tricoteurs sont impliqués dans le groupe des entrepreneurs Zéro Déchet et Mode in Roubaix. 2 – Le concept est original, voire unique au monde. C’est le tout premier bar à tricot que l’on connaît. C’est peut-être même le seul au monde et c’est à Roubaix. L’idée de génie des 3T ? Ouvrir un bar et le coupler à un atelier de tricotage, avec des machines sur lesquelles programmer des motifs au choix. On peut sélectionner la qualité de la laine et son modèle de tricot en ligne, le commander et venir le récupérer sur place… en profitant d’un moment convivial. On tisse des liens, pendant que la laine tricote. On aime bien. 3 – C’est un lieu sympa A deux pas de La Piscine, du Campus Gare, très précisément dans les anciens locaux de La Bobine, l’Office de tourisme roubaisien, Les Trois Tricoteurs bénéficient d’une terrasse à l’abri des regards et d’un espace chaleureux meublé dans un esprit industriel, récup’ vintage et cosy, idéal pour accueillir des événements variés. On peut y déguster une planche, avec du pain de Ceci n’est pas une boulangerie et une petite bière brassée localement (par Hub notamment), pendant que sa paire de chaussettes aux motifs originaux se tricote toute seule. Un lieu secret qui ne devrait pas le rester longtemps. lestroistricoteurs.fr

Luc Hossepied, plus petit galeriste du monde… ou presque

Ancien journaliste, il a crée La Plus Petite Galerie du Monde (ou presque) il y a 26 ans à Roubaix. Entre exposer les faits ou l’art sous toutes ses formes, il n’y a qu’un pas… OU une fenêtre ! Fenêtre OU cimaise ?La fenêtre. Mettre l’art aux fenêtres c’est lui offrir une ouverture à tous sur la rue. Il devient en quelque sorte médiateur. Mais la cimaise aussi, car l’artiste a besoin d’un cocon. Peinture OU céramique ?Les deux sont complémentaires, présenter deux artistes en complémentarité permet d’enrichir le regard du visiteur. Rue des Arts OU arts de rue ?L’art de la rue plutôt. Modestement, je crois que ça a changé quelque chose rue des Arts. Ça adoucit la vie, ça adoucit la ville. Ça permet de faire se rencontrer les gens, ça crée de la complicité entre voisin. Entrevues OU entre vous ?Pas d’entre-soi en tout cas ! J’y suis complétement opposé. Plume OU micro ?Le micro ! Parce que j’aime provoquer, faire rire tout en étant sérieux. Mais la plume, c’est l’émotion… Quoi qu’il en soit, être journaliste c’est être honnête. Portrait OU paysage ?Plutôt portrait parce que les gens ! Derrière chaque personne, il y a une histoire, une aventure. Mais un paysage peut ouvrir une fenêtre sur ce qu’on avait pas vu et provoquer un changement de regard. J’aime être dérangé par un artiste qui va m’offrir un nouveau point de vue et m’interroger. Photo OU cliché ?Il faut se battre contre les clichés, donc photo. Roubaix OU les blés ?Roubaix parce que c’est une ville attachante. Ici, ce n’est pas calme, ça va vite. Roubaix, ce sont les possibles ! Et du blé pour tous les Roubaisiens ce serait bien aussi ! Dare-dare OU d’art ?Dare-dare bien sûr, faut que ça aille vite, que ce soit intelligent. D’ailleurs, on peut tout dire en peu de temps… © Anaïs Gadeau Le Plus Petite Galerie du Monde (ou presque)69 rue des Arts – RoubaixVernissage de 11h30 à 12h et ouverture jusque 18h chque premier dimanche du mois.Permanences tous les samedi après-midi de 15h à 18h sur RDVTél. : 06 15 79 18 25 lapluspetitegalerie.fr Page Facebook Instagram

RESCO le chant du signe

Elle a emprunté son nom d’artiste à sa maman d’origine italienne, parce qu’elle n’a pas envie que les noms des femmes s’effacent aux profit de ceux des hommes. Et parce que ça sonne. Océane Marescotti nous fait l’honneur de la 4e de couverture. Une page dont on est fier, comme on pourrait l’être de notre dernier tattoo. On avait hâte de rencontrer l’artiste qui impose sa trame depuis quelques mois à Roubaix (La Bobine, Le Couvent de la Visitation…) et ailleurs. Une trame automatique hyper graphique, comme une écriture qui vient de plus loin, de plus haut. Une calligraphie reconnaissable entre mille et un motif tribal (ou des hiéroglyphes extra-terrestres ?). La touche Resco quoi.Le rendez-vous est pris rue de l’hôtel de ville, dans l’immeuble que les artistes de RémyCo ont investi en octobre 2021, baptisé L’Alternateur. Une brunette à la dégaine adolescente nous ouvre. Welcome ! Direction le 2e étage, où Resco alias Océane partage un atelier lumineux avec Ouroboros alias Camille. Fille, mère, femme… artiste Née sur un bateau, Nantes, Perpignan, Aix-en-Provence et des études en communication et identité visuelle qui l’amènent à devenir directrice artistique. Des parents engagés pour le bien-être des personnes âgées dépendantes. Un prénom à se faire, une place à trouver. Aujourd’hui, à 35 ans, la maman de Noah, 14 ans et de Camille, 4 ans, s’éclate à coup d’encre noire et (un peu) de couleurs. Facile de faire son trou de souris dans cet univers masculin ? « Oui, affirme sans hésitation Océane. Nous sommes peu représentées, mais être femme n’a jamais été un problème en ce qui me concerne. J’ai la chance de travailler dans un environnement sympa avec des collègues ultra bienveillants. » Resco veille à ne pas se poser en porte-étendard de la cause féminine, même si c’est une cause qui la touche de plus en plus. « Quand j’anime des cours de spray avec des petites filles, je suis fière de leur prouver que c’est possible. » © Anaïs Gadeau Resco des villes, Resco des champs Eduquer le regard des plus jeunes, partout, dans les villes mais aussi à la campagne, c’est son combat. « J’habite un village aux portes de la communauté urbaine. Il y a comme une frontière… En ville, tous les gamins sont hyper stimulés, alors qu’à la campagne, l’œil est peu éduqué au graphisme. » L’artiste s’anime, militante. « Aujourd’hui, je travaille dans l’énergie de la ville, mais je veux créer une association pour promouvoir les arts visuels en milieu rural et lutter contre cette inégalité flagrante. Les arts urbains fascinent les enfants. Une bombe ça engage tout le corps, ça permet de parler à plein de sens. L’art ouvre les portes de l’imaginaire. » Et de nous raconter, vidéo à l’appui, le témoignage reçu de la directrice de la crèche rurale près d’un tunnel qu’elle a transformé en passage magique : « Désormais la traversée du petit pont se fait en courant et en criant. » Touchée. D’autres projets ?  » J’ai beaucoup d’idées ! Je me laisse guider par les rencontres. Fan de motifs, le textile m’intéresse évidemment. Si je suis venue à Roubaix c’est pour les arts urbains et le textile. Ce qui m’intéresse c’est d’expérimenter. » Un tee-shirt avec Lucie Massart, un rapprochement avec la Fondation pour l’art urbain Desperados, Alternatif… « C’est le genre de chemin que je veux suivre. » Page Facebook RESCO

Vianney présente… L’alternateur !

Quand on bosse au magazine Alternatif et qu’un nouveau lieu appelé L’Alternateur débarque littéralement à 20 mètres des bureaux, on ne peut que se rendre sur place ! L’occasion de faire connaissance avec un des locataires de cet espace de vie dédié à l’art en général : Vianney Daltes. Il nous a ouvert les portes pour nous présenter le lieu, son travail et certains de ses collègues. Qui est Vianney ? On pourrait croire que Vianney Daltes est un nouveau venu dans le paysage de l’art urbain de Roubaix. Pourtant, une simple discussion aves ses confrères et lui suffit pour se rendre compte qu’il est un acteur incontournable – et même l’archiviste principal ! – de ces 20 dernières années d’explosion du graffiti dans la 2e ville des Hauts-de-France. Vidéaste et animateur d’initiation au graff à ses heures perdues, Vianney collabore depuis des années avec les collectifs Renart, Dr Colors, Mikostic et JonOne en tant que « couteau-suisse » ou « Mc Gyver attitré » de ces acteurs incontournables du street art ! © Anaïs Gadeau © Simon Séreuse Vianney ❤ RBX Après plusieurs années dans l’ombre, il sort du bois ces derniers temps avec deux faits d’armes principaux : Une inondation sauvage de peinture « I LOVE ROUBAIX » à côté de l’Office de tourisme de cette même ville : « C’était pendant le confinement, la peinture me manquait, j’ai agi sur un coup de tête et ça m’a pris deux jours de travail ! Au déconfinement, beaucoup de passants se prenaient en photo devant, j’ai ensuite été contacté par l’Office de tourisme. » un partenariat avec l’entreprise Jules, dont les 50m² de murs de l’entrée sont maintenant recouverts de ces stickers, une ligne de t-shirt et 60.000 tote bags ont aussi été crées, comme pour rappeler le lien entre Roubaix et cette entreprise fleuron du textile. Une réalisation qui a demandé plus de six mois de travail. L’Alternateur… un Eldorado Depuis quelques mois, il a intégré LE nouvel Eldorado des artistes de tous bords de la métropole lilloise : L’Alternateur ! A l’intérieur : une trentaine d’ateliers et autant d’artistes aux univers différents : culture urbaine certes, mais pas seulement : céramique, couture, savonnerie, peinture, architecture, art moderne, photographie, tatoueur. Coucou Benjamin Kluk ! Vous l’avez découvert dans le dernier Alternatif – lui aussi a emménagé ici. En plus de ce casting de qualité, c’est le lieu en lui-même qui a tapé dans l’œil de Vianney : l’architecture art déco, la vue imprenable sur l’hôtel de ville de Roubaix, la lumière… A L’Alternateur, la créativité déborde dans chaque recoin : l’atelier de Vianney n’est pas très grand, mais la porte est souvent ouverte et les rencontres avec ses collègues Resco, Roobey, Cholé Kowalka ou Benjamin Kluk sont fréquentes. Sans oublier Camille, la coordinatrice, indispensable pour gérer ce lieu et cette synergie. L’Alternateur6, rue de l’hôtel de ville – RoubaixTél. : 03 61 05 56 39 Page Facebook L’Alternateur Hommage à Salah A ajouter au palmarès de Vianney : la réalisation d’un portrait géant hommage à Salah, véritable figure locale et tenancier du café du même nom, décédé en 2019. Vianney raconte : « C’était une grosse opération de graff dans le quartier de l’Union (entre Roubaix et Tourcoing) par Renart et Des Friches et Des Lettres. Au départ je venais juste pour filmer mais j’ai eu envie de peindre ! Je me suis glissé entre deux œuvres pour réaliser cette fresque hommage à Salah, en accord avec la famille. Moi qui suis habitué aux lettre, c’est mon premier portrait. Le café « Chez Salah », c’était mon terrain de jeu d’enfance.« 

Soirée jeux de Société à la librairie Combo

A la librairie Combo, Capucine et Ismaël vous accueillent au milieu des beaux rayonnages de livres. Mais ils ont aussi réservé un bel espace de convivialité où l’on peut trouver des jeux de société. Le petit plus : on peut tester avant d’acheter. Nous nous sommes donc rendus dans l’une des soirées Jeux de Société qu’ils organisent tous les vendredi soirs, à la rencontre de passionnés. Pour les jeunes libraires installés avenue Jean-Lebas, c’était une évidence : il y a un lien très fort entre l’univers graphique de la bande dessinée et celui des jeux de société. Il suffit simplement de regarder le graphisme des boîtes de jeu pour le comprendre ! Leur intuition était bonne : les lecteurs sont joueurs et les soirées Jeux de société qu’ils organisent tous les vendredis sont désormais très courues. LE rendez-vous du vendredi soir Chaque semaine, la liste des jeux qui seront proposés pour la soirée est annoncée sur leur page Facebook et les inscriptions sont lancées (c’est gratuit mais attention : les places sont limitées). Le rendez-vous est donnée le vendredi soir à 19h30 à la librairie. On pousse la porte, on s’installe à une table, on commande un thé (les plus gourmands ajoutent une pâtisserie signée Monsieur M…) et on choisit son jeu. Ismaël, totalement dans son élément, vous le présente et bous explique les règles… c’est parti ! © Anaïs Gadeau © Anaïs Gadeau Jeux d’ambiance, jeux de gestion, jeux de rôles ou jeux pour toute la famille, chacun y trouve son bonheur. Ici, les joueurs sont extrêmement concentrés, là, les éclats de rires fusent. Partout on observe que le jeu rapproche, qu’il permet l’échange, toujours bienveillant. Comme aiment le rappeler Capucine et Ismaël : « Le fil conducteur de notre enseigne c’est la dimension familiale et l’inclusion. Toutes les familles doivent se sentir à l’aise. » Et ça fonctionne : en plus des soirées du vendredi, toujours complètes, ils envisagent désormais de lancer les dimanches après-midi Jeux à destination des enfants (et de leur famille). A vous de jouer ! © Anaïs Gadeau © Anaïs Gadeau Librairie ComboLibrairie indépendante, spécialisée BD, Jeunesse et Jeux de société44 Avenue Jean Lebas 59100 RoubaixOuverture du mardi au samedi de 10h à 19hTél. : 07 49 15 56 11 Page Facebook Librairie Combo

RBX SYSTEM… le show, le feu !

Retour en image sur le défilé Anti-Fashion présenté par la Condition Publique pour le lancement du festival Expérience Urbaines #XU le 26 juin 2021. Une performance 100% good vibes, tout en couleurs et en énergie. Notre photographe Anaïs Gadeau a aimé. Et ça se voit. RBX SYSTEM est une performance artistique unique sur le thème de la surconsommation.Quand du chaos naissent des créations textiles et plastiques, imaginées par les jeunes du mentoring Anti_Fashion, en collaboration avec Amah Ayivi, fondateur de la marque Marché Noir. Un événement 100% mode urbaine, à la dégaine joyeuse et la créativité engagée. Les créations étaient portées par des personnes repérées lors d’un casting sauvage réalisé dans toute la métropole lilloise. photos : © Anaïs Gadeau