Jour : 17 juin 2019

Mélanie Duret, gérante du camion "On part en vrac"

On part en vrac, pas en vrille

Une épicerie Zéro Déchet itinérante. Voilà ce que Mélanie Duret propose à bord de son camion épuré noir et blanc On part en vrac. Pour consommer différemment, plus local, plus artisanal et en phase avec ses valeurs. En vrac, Mélanie nous livre ses impressions, deux ans après le démarrage de son camion. E comme Enfants C’est la naissance de mes trois enfants (Darius, 9 ans, Lubin, 7 ans et Bertille, 3 ans) qui est à l’origine de ma prise de conscience et de mon envie de mieux consommer. J’ai lu le livre de Bea Johnson Zéro Déchet et j’ai commencé à réfléchir aux produits d’entretien que j’utilisais et à ceux pour laver mes enfants. N comme Nouvelle vie Dans une autre vie, j’étais cadre dans une banque. Après un DUT en gestion des entreprises et des administrations et un IUP marketing vente option banque assurance, j’ai travaillé dans le secteur bancaire pendant 13 ans. La pression commerciale était de plus en plus présente. Quand j’ai commencé à réfléchir à ma façon de consommer, j’ai fait un bilan de compétence en parallèle. Toujours pendant mon congé maternité, j’ai découvert la vente en vrac, j’avais plus de temps pour cuisiner. Et petit à petit l’idée a germé : et si j’ouvrais mon commerce de vente en vrac ? Dans la création de ma petite entreprise, mes connaissances en gestion m’ont bien aidée. V comme Vroum-Vroum ! Quand j’ai commencé à chercher un local, ce n’était pas évident de trouver le bon emplacement, d’autant que c’est très cher dans la métropole lilloise. Et pourquoi pas l’itinérance du coup ? Les frais sont réduits et si cela ne marche pas à un endroit, je peux en changer ! J’ai démarré l’activité en septembre 2017 avec un camion aux lignes épurées et à la déco noir et blanc. Je l’ai agencé comme un magasin. Depuis le mois de juin, un second camion sillonne les marchés de la métropole, et prochainement un triporteur électrique sera présent sur quelques événements Zéro Déchet. R comme Régional Pour l’approvisionnement, je privilégie le local et bien sûr l’artisanal. Mon camion vient par exemple d’Hazebrouck, les bocaux qui contiennent les produits de Luminarc dans le Pas-de-Calais. Le café provient de Tourcoing, le nougat de La Madeleine et le savon des environs de Gravelines. Même pour la communication, j’ai privilégié une agence roubaisienne, Les lunettes bleues. A comme Alimentaire mais pas que ! Dans mon camion, je vends tout ce qui est alimentaire bien sûr : thé, café, céréales, confiture, miel, cacao en poudre, fruits secs, biscuits, épices, huiles, farines, pâtes, légumes secs, riz… Mais on trouve aussi du savon, du shampooing solide, du déodorant, du dentifrice, du savon noir, du liquide vaisselle, … Sans oublier tous les indispensables du Zéro Déchet : sacs en tissu, bocaux, gourdes, mouchoirs en tissu, … C comme Circuit de diffusion Avec mes deux camions, je suis présente sur 14 marchés et 33 points de retrait dans la métropole lilloise. Je propose à mes clients un rendez-vous hebdomadaire. Mon activité est très complémentaire de celle des marchés et j’apprécie vraiment cette démarche d’aller vers les gens. J’ai le temps de discuter avec mes clients. Le camion en lui-même attire parfois les curieux et la conversation s’engage, c’est très enrichissant. En drive aussi Pas le temps de passer au marché ? Pas de panique, On part en vrac propose désormais ses services en drive : On passe sa commande en ligne   On retire sa commande dans plus de 15 points de retrait dans la métropole lilloise et même un en Belgique ! onpartenvrac.com

Chambre de la maison d'hôte "My Little Roubaix"

My little Roubaix, une adresse géante

Au cœur de la métropole, existe un petit havre de paix que des initiés ont déjà pris d’assaut. Et comme on les comprend. La maison d’hôtes ouverte par Erick et Caroline est une petite pépite, à la déco éclectique et arty. Comme on aime ! Il suffit de pousser la porte de My little Roubaix pour se sentir ailleurs… et comme chez soi à la fois. Attenant à une belle demeure bourgeoise, le petit appartement indépendant de 50 m2 a tout d’un grand. Les maîtres des lieux ont pensé à tout dans les moindres détails. « Nous voyageons beaucoup, confie Erick. Il était primordial de créer le type de lieu que nous souhaiterions nous-même trouver pour un séjour. » Résultat : un refuge aussi confortable que fonctionnel, chaleureux, élégant, accueillant et sympathique, à l’image des propriétaires. Coups de cœur Caroline et Erick sont roubaisiens depuis 2003. Après avoir visité 85 maisons dans la métropole, ils sont finalement tombés en amour devant une splendide bourgeoise au charme évident, assez spacieuse pour leur belle famille. Pas moins de 400 m2 à remplir de vie, de joie, de meubles et d’objets, dénichés ici et là. Les bureaux d’Erick, qui occupaient l’espace attenant à la maison principale ont récemment cédé la place à un appartement destiné à la location de courte durée, « parce que nous avons le goût des belles rencontres. » Et des belles choses aussi… Amoureux de la chine, celle qui vous fait voyager dans le temps, le couple a réussi à créer une ambiance unique et inspirée, où se côtoient avec style meubles anciens et contemporains, livres et objets design, clins d’œil humoristiques et bidules poétiques. Roubaix lovers Amoureux de leur ville, au point qu’Erick s’investit dans l’Office de tourisme, les hôtes n’ont de cesse de valoriser les talents roubaisiens et sont des habitués des Ateliers Jouret. Sur les murs, les affiches colorées de La Piscine dialoguent avec celles de la Braderie de l’Art et des œuvres originales d’artistes géniaux, de Shepard Fairey (Obey) à Jef Aerosol en passant par Ohm et fl0uk. Côté textiles, on apprécie le savoureux mix and match à base d’étoffes de chez Tissus Papi. « Nous mettons à disposition de nos hôtes de la documentation sur la vie culturelle dans la métropole et à Roubaix surtout, précise Erick. Et nous partageons aussi nos adresses coups de cœur, comme le Mercado Negro ou le Stupéfiant. » mylittleroubaix.com © Didier Alkenbrecher © Didier Alkenbrecher © Didier Alkenbrecher © Didier Alkenbrecher © Didier Alkenbrecher © Didier Alkenbrecher © Didier Alkenbrecher © Didier Alkenbrecher © Didier Alkenbrecher