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Les gapettes à faire tourner la tête !

Elle en a dans le ciboulot et a dû naître avec un petit vélo dans la tête. Céline Oberlé lance son e-commerce Vera Cycling en 2016, sans jamais perdre les pédales depuis qu’elle crée des gapettes, entendez des casquettes à étroite visière. Enthousiaste et rafraîchissante, cette grande jeune femme d’origine alsacienne a bien bourlingué. D’un séjour combiné entre New-York et Montréal, elle garde en mémoire le vélo de ville, celui qui accompagne tous ces déplacements. Un court passage à Paris la connecte au ride urbain. Le vélo continue à lui trotter dans la tête jusqu’à ce qu’elle décide de passer à la vitesse supérieure et de s’installer en 2015 à Lille, puis à Tourcoing pour se consacrer à la création à la vente, et propose des mini-collections de cet accessoire aussi pratique que désuet sur son e-shop veracycling.fr Quand l’enfer du Nord inspire Céline n’hésite jamais à se remettre en selle pour créer chaque année le modèle collector de l’enfer du Nord, clin d’œil à la célèbre course cycliste Paris-Roubaix. Ses collections organisées par thématiques sport, rétro, mode, originale… sont toutes soignées dans les détails. Le tissu polyester imprimé chez un prestataire tourquennois, l’assemblage confié à un atelier proche d’Arras garantissent un accessoire 100% made in Nord. Les musettes, tours de cou, chapkapettes viennent compléter le parfait habit du cycliste. Une collaboration avec Kérozène 74, qui recycle des chambres à air pour en faire des accessoires, a donné naissance à trois modèles rétro citadins chics, en édition limitée. Fan de cyclisme et d’écologie, Céline propose des podcasts qui mettent en lumière des initiatives d’entrepreneurs autour du vélo. Notamment celui de Jean-Charles Huvelle à la tête de Tissu Papi à Roubaix qui organise le convoi de ses colis vers la plateforme à Hem, en vélo ! > Les gapettes sont en vente à l’office de tourisme de Roubaix et sur veracycling.fr> Podcast sur dynamo.veracyling.fr> Instagram Roulezroubaix

Busabiclou… comme son nom l’indique

André Decoster a lancé un bus pas tout à fait comme les autres : un bus à biclou. Son rôle : réparer les vélos, faciliter l’accès au cycle, par l’achat ou l’entretien. Pour lancer le Busabiclou, André Decoster est parti d’un constat simple. « Dans les années 1950, on dénombrait pas moins de 27 boutiques de cycles dans Roubaix. Aujourd’hui, plus aucune n’a subsisté. Il fallait faire quelque chose car nous sommes revenus dans l’ère du vélo, le cycle est dans l’air du temps. » André avait les idées, il n’y avait plus qu’à. Nous sommes revenus dans l’ère du vélo. » André Decoster Aidé par des entreprises, la Ville de Roubaix, Ilévia et une armée de membres bien engagés, André fait bouger les choses et les idées. L’association est créée, et le bus fait son apparition, en provenance de Nancy. « C’est un bus à gaz » lance le président, « avec un système identique à ceux d’Ilévia, pour que ce soit plus pratique pour son entretien. » Car le fondateur qui roule au quotidien à vélo a de la suite dans les idées. Recréer de la proximité J’ai voulu recréer de la proximité, aller au-devant des citoyens. Pour cela, un bus s’est avéré nécessaire et bien adapté, facilitant les itinéraires, la logistique et la bonne capacité de stockage des vélos ou de pièces détachées. Tout le monde ne sait pas réparer un vélo, l’entretenir, il fallait faire quelque chose. Alors, chez le Busabiclou, seuls les pièces sont payantes. On ne paye pas la main d’œuvre puisqu’on met la main à la tâche, avec l’aide de notre équipe. » Et la première année du Busabiclou fut chargée et son bilan est au-delà des espérances. Pas moins de 40 sorties ont eu lieu, dont 60% à Roubaix. « Ce sont entre autres les expériences réalisées dans les écoles dont nous sommes les plus fiers » admet-il. La demande est forte pour le bus coloré et l’association ne compte pas s’arrêter là. André a déjà des objectifs pour 2019 : « Nous sommes présents sur une zone s’étalant sur tout l’Est de la Métropole Européenne de Lille. Les mairies sont nos premiers contacts pour les écoles, les centres aérés, les associations. L’ouverture se fait et de nouveaux contacts surprenants arrivent, comme les entreprises. Le vélo est aujourd’hui nécessaire, utile. Les entreprises l’ont bien compris, comme OVH par exemple. » www.busabiclou.org

Ça roule pour Lady Haberton

Vous pensiez que bicyclette et allure ne pouvaient gravir ensemble le même podium ? A vos marques ! Prêts ? Lisez le portrait de Lucile Hamoignon.   Initiales L.H comme Lady Harberton et Lucile Hamoignon. Un petit siècle les sépare mais leurs destins semblent scellés par quelques aspirations communes. À la fin du XIXe siècle, Lady Harberton milite pour le droit des femmes à se déplacer en vélo et imagine, en plein règne du corset, des tenues adaptées à la pratique de la petite reine. Lorsqu’en 2015, Lucile Hamoignon, ingénieur urbaniste qui, « adolescente fabriquait déjà des fringues et, étudiante, concevait des costumes de spectacles », cherche un nom pour la société qu’elle lance, le clin d’œil à la quête d’émancipation jadis menée par Lady Harberton est évident. « Je me suis toujours dit qu’un jour, je monterai ma marque mais pas une énième marque de mode, je voulais qu’il y ait du sens. Je ne dessine pas une forme juste pour dessiner une forme ou des lignes juste pour des lignes. » Etre chic à vélo Résultat des courses, le Messenger, un sac à main qui permet aux femmes soucieuses de leur style d’être chic à vélo. Marier maroquinerie et cyclisme, le pari était loin d’être gagné tant les tenues sportives privilégient rarement la féminité et le bon goût. Chez Lady Harberton, « la forme résulte de la fonction. » Sous-titre de cette philosophie en forme d’accord toltèque : tout doit être pratique sans que l’usager ne sans rende compte. « Une fois qu’on a compris le rythme du Messenger, c’est totalement logique. On déclipse, on reclipse. En trois gestes, le sac est sur le dos », affirme Lucile. Que nos lecteurs qui se rasent les jambes pour des vertus aérodynamiques se rassurent, un prototype de sac pour les hommes est en cours de réflexion. Quant à ceux et celles qui ne savent pas pédaler, pas de panique, le style Lady Harberton se porte tout aussi bien à pied. Il n’y a pas qu’avec son sac Messenger que Lucile Hamoignon fait rouler la mode hors des sentiers battus. Si Lady Harberton était encore de ce monde, nul doute qu’elle prendrait plaisir à parader avec toute la gamme assortie : bandeau, écharpe, casquette, bonnet, porte-carte, snood, bijoux, t-shirt jusqu’à l’indispensable serre-pantalon en cuir. www.ladyhaberton.fr