Jour : 4 janvier 2021

Corentin

Le Roubaix de Corentin

Roubaix, Corentin Cagnard connaît par coeur. Les rues, les bâtiments, les allées n’ont aucun secret pour lui. Etre greeter roubaisien etait pour lui une évidence. Il nous propose une sélection de 10 lieux incontournable de la ville. #1 Le Non-lieu crédit photo : A.LOUBRY – Ville de Roubaix Contrairement à son nom, le Non-lieu se situe bien quelque part. Au 117 de la rue Montgolfier. Un endroit à visiter pour son originalité, sa mise en scène, et son savoureux mélange d’ambiance industrielle et d’art contemporain. « C’est un lieu incontournable, où des trucs improbables se passent, détaille Corentin. Un concert dans une ancienne cuve, un banquet de cheminées, des témoignages d’anciens ouvriers, un théâtre objet, des expositions de sculptures en métal… Tout est fait pour maintenir le souvenir industriel à travers l’art ». non-lieu.fr #2 Le Jardin de Traverse crédit photo : A.GADEAU – Ville de Roubaix C’est un coin de verdure où chante une rivière… Caché au milieu de l’Epeule, cet ensemble de potagers collectifs est géré par une association afin d’en faire un lieu de partage : plantations, marchés, trocs de graines, soirées cinéma, pique-nique… « C’est vraiment la nature en ville, sourit Corentin. L’esprit est très convivial, tout le monde s’entraide, on a l’impression d’être dans une grande famille. » jardindetraverse.fr #3 Le Colisée crédit photo : A.GADEAU – Ville de Roubaix L’Olympia du Nord, comme il est appelé, est un théâtre des années 20 en plein milieu d’un quartier ouvrier. Avec ses fauteuils molletonnés, son grand rideau bleu, ses lustres impressionnants et ses quelque 2000 places, l’endroit est « idéal pour une première expérience de découverte du théâtre, affirme Corentin. La programmation est très complète : des concerts, des pièces, des spectacles, de la culture urbaine, du cirque… Il y en a pour tous les goûts ! » coliseeroubaix.com #4 La Maison Verte crédit photo : A.GADEAU – Ville de Roubaix Posée et perdue au milieu de Roubaix, cette bâtisse couleur émeraude abrite au rez-de-chaussée un atelier d’artistes. « Mais si vous devez vous y rendre, c’est avant tout pour Hugo, son propriétaire, » soutient Corentin. « Passionné de la ville et de ses œuvres, il fait vivre le lieu, lui donne une âme. C’est une personne captivante qui pourra vous parler des heures de toutes ces choses alternatives qu’il expose. »  Facebook Hugo Laruelle #5 Le Mercado Negro crédit photo : A.GADEAU – Ville de Roubaix Niché à l’étage d’une ancienne usine textile, ce bar très prisé sert des spécialités portugaises depuis plus de trois ans. « A l’image d’un repaire clandestin, on retrouve un esprit brocante avec du mobilier très éclectique, décrit Corentin. Un gros canapé, une voiture de collection, de vieux postes de télé… En plus les cocktails sont à tomber par terre ! » Facebook Mercado Negro #6 Les Aubaines C’est une véritable « aubaine » pour les économes ! Associé à La Redoute, cet immense dépôt-vente regroupe de nombreux meubles invendus mis en vente à des prix dérisoires. « On a complètement l’impression de rentrer dans un vieux catalogue La Redoute, révèle Corentin. Les gens viennent de loin pour profiter de ces promotions. C’est un lieu incontournable pour se créer son trousseau de premier meuble ! » #7 L’Usine crédit photo : A.LOUBRY – Ville de Roubaix Encore une autre bonne adresse pour profiter d’un shopping peu cher ! L’Usine est un centre commercial assez inattendu, le premier en France qui a proposé des prix d’usine sur des centaines de marques. « Roubaix a longtemps été le principal pourvoyeur de fringue et de textile pour toute la France, analyse Corentin. Aujourd’hui cet endroit est à l’image de la ville : le souvenir des années industrielles textiles grâce à ces briques rouge et la modernité avec ces 60 boutiques qui proposent de tout. » usineroubaix.fr #8 Le Canal crédit photo : A.GADEAU – Ville de Roubaix Un canal à Roubaix ? Et oui, au milieu de toute cette agitation urbaine, un cours d’eau sillonne la ville pour offrir une expérience bucolique hors du temps. « C’est très agréable de se balader par ici, que ce soit en vélo ou à pieds, poétise Corentin. D’ailleurs il ne faut pas oublier que c’est par ici qu’étaient transportées les matières premières pendant la période industrielle. En longeant le canal, on peut comprendre toute l’Histoire de la ville. » #9 Les Ateliers Jouret crédit photo : A.GADEAU – Ville de Roubaix Ces ateliers, ce sont d’abord des repères pour les artistes, mais aussi des lieux d’échanges et de partages. Un studio de danse contemporaine, une cafétéria associative, un espace pour les artistes accessibles aux publics, un lieu d’exposition temporaire… « Il faut s’imaginer qu’avant ce lieu était complètement délabré, élude Corentin. Aujourd’hui, même si les structures brut on été gardées, il revit à travers tous ces ateliers et le public qui fait le déplacement lors de grands évènements. » ateliersjouret.fr #10 Les Clarisses crédit photo : S.CANDELIER Cet ancien couvent date de 1876 a été imaginé par le baron de Béthune. « Cet endroit, c’est un peu le zéro déchet avant l’heure, raconte Corentin. Les sœurs clarisses avaient l’habitude de vendre les morceaux d’hosties qui restaient des découpes. Et puis c’était un lieu fermé au public, alors qu’aujourd’hui il est possible de le visiter. Grâce à Roubaix, il s’ouvre à tous. Il se passe quelque chose dans ce lieu, il y a une âme. » saisonszero.fr

Fresque XU Atelier RemyCo

RemyCo : les coulisses d’un graff à 14 mains !

Automne 2020 : 7 graffeurs des Ateliers RemyCo (collectif d’artistes de Roubaix) sont missionnés par l’Association Melissa (48 rue de Wasquehal à Roubaix) pour repeindre complétement son local à l’occasion du Festival Expériences Urbaines #XU2020…Rencontre avec trois d’entre eux. Trois des sept artistes du projet : Max Giaquinto, Xsprayseaz et Nikonografik La génèse du projet Au départ : une demande de l’association roubaisienne « Melissa », qui veut ajouter gaieté et diversité sur les murs de son local situé dans un quartier à l’orée de grosses transformations à venir (projet de rénovation urbaine).Sur le papier, ça ne démarre pas du bon pied : 7 artistes aux styles très différents collaborent pour la première fois en pleine pandémie mondiale sous une météo « aléatoire »… Et pourtant le miracle a lieu ! La cause : le talent des artistes bien sûr, et le fait de travailler pour une association.Vous vous demandez pourquoi l’association s’appelle « Melissa » ? Mackellerie Epicerie Locale d‘Initiative Solidaire et Soutien aux Activités. En bref, une association caritative implantée depuis 2003 très respectée dans les quartiers Mackellerie et Epeule. D’ailleurs, un des artistes de RemyCo (Nicolas Boulogne) a un lien avec ce lieu qui accueillait un ancien centre social dans lequel son père a travaillé. Les 7 « fantastiques » de RemyCo qui participent à la fresque Dans la famille RemyCo, je demande… Michaël Deroubaix (xsprayseaz) Max Giaquinto Nicolas Boulogne (Nikonografik) Monsieur Koeur Nicolas Valynseele Dib Bazz RESCO (Océane Marescotti) Qui fait quoi ? Xsprayseaz inaugure le mur et réalise le fond : un dégradé de couleurs successif (qui a parlé des 7 couleurs de l’arc-en-ciel ?). Ensuite, chaque artiste vient réaliser un personnage issu de son propre univers. Et à la fin, RESCO vient « lier » chaque personnage entre eux. Finalement, la diversité de l’œuvre représente assez bien les adhérents de l’association, les gens du quartier, et même Roubaix dans son ensemble. La suite… Le travail était suivi de près : la gérante de l’épicerie toujours aux petits soins pour nos graffeurs, et certains habitants se déplaçaient en famille pour les regarder embellir leur quartier. A tel point que certains enfants ramenaient leurs dessins pour les montrer aux artistes ! Ces mêmes enfants ont carrément fini au local des Ateliers RemyCo pour participer à des ateliers de graffs. De quoi éveiller des vocations ? Derniers instants avant déménagement ! Cette rencontre avec 3 graffeurs a eu lieu au sein d’Ateliers RemyCo inhabituellement calmes et vides ! Y aurait-il du déménagement dans l’air ? A l’heure du bouclage de ce numéro (c’est-à-dire une semaine après la date prévue !), le futur lieu d’accueil des ateliers est encore secret…Ce que l’on sait à l’heure actuelle : il s’agit d’un bâtiment du centre-ville sur trois étages, dont les deux derniers seraient exclusivement dédiés au street-art. Au rez-de-chaussée : un projet d’espace d’exposition permanente potentiellement ouvert au public.L’inauguration est prévue pour la prochaine Nuit des Arts de décembre (événement biannuel organisé dans les lieux culturels de Roubaix). Après avoir rédigé un article juste avant l’ouverture (Alternatif #4), puis celui-ci juste pendant le déménagement, pas de doute : on sera présents pour vous raconter la suite des aventures de RemyCo dans Alternatif #6 !

Benjamin Kluk

Benjamin Kluk, jusque dans la peau

Street-artiste et tatoueur : Benjamin Kluk a deux visages… Et bien plus encore. C’est grâce à ses collages de dessins de têtes célèbres en Noir & Blanc qu’il s’est révélé. Exclu : notre rédacteur l’a interviewé au détour d’un tatouage sur le bras. Le genre de rencontre qui laisse des traces ! Street-artiste la nuit… C’est en 2018 qu’apparaissent les premiers collages de Jacques Brel un peu partout dans la Métropole lilloise. Sortis de nulle part, on s’interroge sur l’auteur de ces dessins de Kimbo Slice, Pablo Picasso, Jean-Michel Basquiat, Bruce Lee… Du Noir & Blanc, des traits épais, pas de signature : le style est reconnaissable instantanément. Grâce à Instagram (aka le bouche-à-oreille version 21e siècle), le nom de l’artiste se fait connaître : Benjamin Kluk ! Je graffe depuis que j’ai 14 ans. L’envie de peindre sur les murs m’est venue car je voulais laisser une trace. Avec l’âge, j’ai mis en retrait le côté « sauvage » du graff, pour me consacrer au collage. Il emménage à Roubaix, du côté de la Condition Publique, en même temps que l’exposition « Street Generation(s) » qui regroupe les street-artistes du monde entier. Dans le coin, il y a deux écoles de Street-Art : Lille et Roubaix… Tous mes potes sont à Roubaix et ils sont tous artistes ! Il se dégage ici une énergie qui pousse à la créativité. C’est le déclic ! Benjamin Kluk se met au collage, parcourt l’Europe (Budapest, Amsterdam, Lisbonne, Bruxelles…) et expose quelques-unes de ses œuvres sur internet. Grâce à Instagram, je suis connecté avec des gens du monde entier ! Je reçois sans cesse des messages et je suis tagué sur les publications des gens qui reconnaissent mon travail. Tatoueur le jour ! En parallèle de son activité de street-artiste, Benjamin Kluk est aussi tatoueur. Encore plus rare dans le milieu : il signe de son vrai nom. Là encore, Instagram joue un rôle déterminant. Je reçois des demandes de partout ! Je tatoue mes dessins de visages, mais j’accepte aussi les commandes (texte, réalisme, couleur…). J’ai fait des études d’art, et des peintres comme Matisse m’inspirent beaucoup. Il squatte le Camarade Tattoo Club à Roubaix avec ses potes Dom, Shadow et Myrtille. Le salon ressemble à un moulin : la porte est toujours ouverte, ça rentre, ça sort, ça boit du café, ça mange des pâtisseries, ça se vanne, ça s’appelle « gros », ça rigole… Une ambiance conviviale où tous les tatoueurs s’entraident. Et quand c’est le moment de tatouer, fini de rigoler. Je me considère comme un artisan plutôt que comme un artiste. Je ne sais pas combien de tatouages j’ai réalisés, mais je me souviens de chacun d’entre eux car c’est une expérience intime. Après tout, le tatoueur inflige de la douleur au tatoué ! Notre rédacteur aussi gardera un souvenir indélébile de ces moments chez le Camarade Tattoo Club (précisons que ce n’était pas une première). Des tranches de rires, des moments de serrage de dents (dans le milieu on parle d’une « peau de poulet ») et des longues discussions autour de l’art : arts de la rue, cinéma (le saviez-vous ? Benjamin Kluk a un tatouage de « Shining » sur la cuisse !) et musique (Des Doors aux Deftones en passant par… Dalida !). Et ces discussions continuent encore aujourd’hui sur Instagram… Merci Benjamin ! @benjamin_kluk Retrouve-le sur Instagram à l’adresse @benjamin_kluk et envoie-lui un petit message de la part d’Alternatif… Histoire de polluer encore plus sa messagerie !

Les dessous du Stab

Le silence de l’anneau

Après l’ouverture du vélodrome Jean Stablinski dit le Stab, en septembre 2012,je suis devenue accro à son atmosphère si unique. Habituée de ce lieu spectaculaire, je vous en livre sans détours ma vision personnelle. Mon histoire, entre le Stab et moi. Comme toute relation qui compte, celle que j’entretiens avec le Stab est liée à mon parcours intime. Je suis la maman d’un coureur cycliste aux multiples disciplines, qui a participé à de nombres courses sur piste, plusieurs fois champion. J’en suis très fière. Je suis également bénévole à l’occasion de manifestations qui y sont accueillies : Masters France, Open des Nations, Championnats de France piste, Stab challenge, etc. Il m’arrive même d’assister à certaine courses en tant que photographe. Depuis 5 ans maintenant, je suis abonnée à la salle de musculation. Je peux dire que j’y passe tout mon temps libre ou presque.Je ne vais pas au Stab uniquement pour faire du sport, mais aussi et surtout pour pouvoir discuter avec tout ce petit monde du cyclisme. J’adore ça, alors j’avoue… j’y passe ma vie. Dans le ventre du Stab Je suis allée à la rencontre de Luc, l’un des techniciens du vélodrome, afin qu’il me dévoile les dessous de la piste. Cette piste monumentale, théâtre de moments tellement spectaculaires… j’allais enfin en découvrir le ventre ! Luc me parle de la construction de ce mastodonte de bois. Et je ne peux être qu’impressionnée. Déjà vue au-dessus, la piste épate. Sous une charpente métallique colossale, mille cinq-cents places en gradins embrassent l’anneau elliptique de 250 mètres. Au centre de cet incroyable écrin : un espace polyvalent qui accueille tout au long de l’année des événements divers.Sous la piste, je prends encore un peu plus conscience de la prouesse technique. Je suis sous la coque d’un bateau. Ecrasée. Je devine les courbes de mélèze, toutes ces lattes cintrées en un anneau asymétrique, dont la pente peut atteindre 45 degrés. Vertigineux ! Crédit photo : A.Gadeau – Ville de Roubaix Crédit photo : A.Gadeau – Ville de Roubaix Crédit photo : A.Gadeau – Ville de Roubaix Crédit photo : A.Gadeau – Ville de Roubaix Précédent Suivant Conçu par l’architecte roubaisien Gilles Neveux, le Stab est l’un des premiers équipements sportifs certifiés HQE. Il fait officiellement partie des centres de préparation olympiques de Paris 2024. L’ange du Stab Le technicien passionné ponctue la visite d’anecdotes. Il me raconte ainsi l’histoire de cet autre amoureux inconditionnel du vélodrome, qui y passait aussi tout son temps, allant même jusqu’à dormir sur le chantier durant la construction. Il surveillait le chantier alors qu’il n’avait rien à voir avec les entreprises, ne manquait pas de donner son avis lorsqu’il voyait que les ouvriers se trompaient… et il avait souvent raison ! Tellement raison que les chefs de chantier en sont arrivés à le consulter, comme un expert. Vous voyez les bandes rouges, noires et bleues, ainsi que la bande azur de la piste ? Eh bien c’est lui qui les a repeintes lui-même, car les ouvriers s’étaient trompés. Il se nomme Jean Moiroud et il est l’un des anges gardiens du Stab. J’espère un jour le croiser au détour d’une manifestation, sur la piste ou en-dessous, afin qu’il me livre lui-même son histoire. velodrome-couvert-roubaix.com

Petit Bambou

J’ai testé pour vous : Petit Bambou

Nous voilà coincés chez nous en couvre-feu à l’entrée de l’automne avec une météo déjà bien hivernale et il se trouve que ma redac’ chef me propose de tester une application de méditation lancée en 2015, développée à la Plaine Image… et qui cartonne ! Doublement coincée chez moi à cause d’un malheureux accident domestique, ce sujet ne peut pas mieux tomber. D’ailleurs, le petit moine bouddhiste est sagement installé dans mon téléphone depuis des mois. Comme si cela me rassurait de l’avoir téléchargé. Mais je n’avais jamais testé… Trois entrées pour méditer Immédiatement je trouve que l’appli est très bien conçue, car elle propose trois entrées pour méditer : « libre », « guidée » ou « trois minutes ». Pour le mode « libre » on va attendre un peu. Même si je n’ai jamais expérimenté la méditation de pleine conscience, je suis adepte de la respiration profonde que je pratique grâce au Pilates depuis 4 ans et suis assez sensible au développement personnel et à la pratique de la sophrologie. Allons-y, c’est parti pour une séance de 11 minutes. « Body scan pour apaiser le mental ». Confortablement installée dans mon canapé, je suis scrupuleusement ce que me demande la douce et apaisante voix féminine qui me guide. Et je sens très vite mon corps qui se détend, muscle après muscle, inspiration après expiration. Les 11 minutes ont passé très vite mais m’ont procuré une réelle détente. Je me sens en forme pour commencer ma journée, fraîche et dispose. Très emballée je décide d’enchaîner sur une séance « trois minutes » et qui s’appelle « crise de calme » en cas de tension. Le format court est idéal et promet un résultat rapide pour apaiser un stress soudain. La voix, masculine cette fois, nous aide à nous concentrer uniquement sur notre respiration et ça fait un bien fou. Je n’ai qu’une hâte : recommencer ! Donc c’est promis, je ne vais plus laisser Petit Bambou dormir sur l’écran d’accueil de mon smartphone, je vais l’utiliser plus souvent et essayer de l’intégrer dans un rituel. Mon objectif ? Réussir à pratiquer le mode « libre » quand je serai plus aguerrie. petitbambou.com

Chaussettes Monsieur Lucette

Monsieur Lucette

Illustration originale : Almandre Qui n’a jamais levé les bras au ciel devant sa énième chaussette orpheline rangée dans le tiroir ? Mais où est passée sa jumelle ? A défaut de percer le mystère, Mouyan Wong a créé Monsieur Lucette, une start-up (incubée à Blanchemaille by Euratechnologie) qui propose des chaussettes à l’unité, en coton recyclé et made in France. Vive le dépareillage : la gamme de sept motifs aux couleurs assorties (frites, moules, bière, coq, croissant, marinière et Monsieur Lucette) permet de mixer les modèles entre eux. « Une façon de combattre à ma manière le gaspillage et de faire vivre le savoir-faire français« , témoigne Mouyan. Les chaussettes sont vendues en ligne, mais aussi au Grand Bassin à Roubaix. monsieurlucette.fr

La Vie est Belt recycle avec style

A l’heure où l’industrie textile est la deuxième plus polluante au monde, la France recense 200 000 tonnes de textile collectées chaque année. La Vie est Belt c’est combiner recyclage, mode et partage. Son fondateur, Hubert Motte, ne manque pas d’idées pour transformer mes objets du quotidien en véritable article tendances. Son coup de génie ? Des ceintures en pneus (de voiture, de vélos, même ceux du Paris-Roubaix !). « Utiliser des matériaux dont ont pense que leur place est forcément à la poubelle, c’était ça le projet. » Autre idée maline e écoresponsable, le caleçon 2.0 fête aujourd’hui son premier anniversaire. Entièrement fait à partir de draps et housse de couettes récupérés dans les relais, ce sous-vêtement dépareillé a fait son petit effet sur les acheteurs. Pas moins de 1 200 kilos de draps ont ainsi été revalorisés. Une collection-capsule a été créée avec les invendus de linge de lit de Blanche Porte. Quelque 2 000 caleçons ont été confectionnés au sein de l’atelier de Plateau fertile à Roubaix, donc en circuit court. Une ébauche de relocalisation qui pourrait à terme créer des emplois. Dernier projet lancé : un kit pour coudre son propre caleçon 2.0, en collaboration avec Canette, prêt-à-coudre pour enfants. « Avec ce kit, vous avez les moyens de vous réapproprier un savoir-faire, de comprendre la valeur des vêtements et surtout de faire vous-même, et d’en être fier. » A vos marques, prêt ? Couture !  lavieestbelt.fr