Jour : 19 juillet 2019

Un petit grain de fantaisie

Le p’tite folie de Coline Huc a été de créer, il y maintenant plus d’un an, une épicerie vrac Zéro Déchet, Un grain dans le bocal dont le concept a séduit de suite de nombreux clients. Ici, pas d’emballage, vous achetez tout en vrac. Le client apporte ses bocaux, il les pèse en libre-service, se sert des quantités dont il a besoin et il passe en caisse où le poids des contenants est déduit. Et pour ceux, qui auraient oublié leurs bocaux, pas de souci on vous en prête. Derrière le vrac, l’idée est de lutter contre le gaspillage et de réduire les emballages. Bio, qualité et circuit court Des pâtes, du riz, de la semoule, du quinoa, des céréales, des fruits secs, du sucre, de la farine, du chocolat, des produits pour l’apéritif, de l’huile, du vinaigre… Les produits sont bio, de qualité et Coline priviléie le circuit court. En saison, on y trouve des fruits et des légumes des producteurs locaux. Et grâce à son impréssionnant raon produits d’hygiéne et d’entretien, vous pourrez fabriquer vous-même vos shampoings, savons, dentifrices solides, bicarbonate et critaux de soude, huiles essentielles et végétales… Beaucoup de familles sont investies dans le Zéro Déchet à Roubaix. J’avais une vrais carte à jouer. »Coline Huc « J’adore venir faire mes courses dans cette épicerie 100% vrac.La boutique est sympa et je trouve tout ce qu’il me faut. En plus de l’accueil chaleureux et du conseil, on s’échange nos recettes de cuisine et nos petites astuces. Pour moi, être Zéro Déchet, c’est adopter un nouveau mode de vie et changer ses habitudes, cela ne se fait pas du jour au lendemain, il faut du temps. Consommer en vrac me permet d’acheter avec parcimonie, au juste prix, de faire des économies et de lutter contre gaspillage. » Sylvie « Se lancer dans l’aventure Zéro Déchet c’est avant tout un projet de famille et pour que ça se passe bien il faut changer une chose à la fois. Avec les enfants, par exemple, il faut faire de la pédagogie et après cela devient naturel pour eux. L’avantage de venir ici c’est que l’on n’achète que ce dont on a besoin et d’avoir la garantie de consommer des produits bio de qualité et aux normes françaises. Un grain dans le bocal c’est avant tout un lieu d’échanges, de recettes de cuisine, de conseils et de rencontres. On est toujours accueilli avec le sourire. » Géraldine www.ungraindanslebocal.com

Oiseau-Mouche vend du « rave » »

Notre rédacteur s’est infiltré au sein d’une communauté de lève-tôt réunis autour de la bonne humeur, du théâtre et de la danse. Il en est revenu changé à tout jamais… Un vendredi de novembre, 7h08. Des bruits étranges s’échappent d’un grenier de Roubaix… Il est écrit « Compagnie de l’Oiseau-Mouche » sur la devanture. Quel est donc cet endroit ? 🎶  » À la recherche de l’Ombre Jaune, le bandit s’appelle Mister Kali Jones »🎶 Ouverture des portes. D’intrigantes affiches : « Rave Party au 2e étage ». Rez-de-chaussée, premier étage, deuxième étage. Arrivée au grenier… « I’m in love with the shape of you« 🎸 7h27 : les lieux dépassent l’imagination. Des cris, des chants, du tapage diurne… Au centre : une quarantaine de personnes aux déguisements criads, port de la perruque obligatoire, et une étrange chorégraphie collective. À droite, une disc-jockey : la mystérieuse DJ Mouche. À gauche, un énorme buffet qui fait sucrésalément envie ! 🎷 « Before the night is up, we can get right, get riiiiiight » 🎷 Entracte : la musique s’arrête. Quelque chose se prépare… Place aux « exercices » de théâtre ! Il ne faut pas oublier que la Compagnie est une troupe de comédiens. Tout le monde joue le jeu : l’espace confiné et intimiste du grenier s’y prête. 🎭 Ooh Ahh Ahh Ohh Ahh Ahh 🎭 8h02 : une pause s’impose ! Autour d’un brunch, c’est l’occasion d’en apprendre plus sur cette drôle de « rave party matinale ». L’événement attire chaque mois étudiants, collègues, curieux… L’objectif : fidéliser un public novice majoritairement roubaisien et l’inciter à décuvrir le reste des activités de l’Oiseau-Mouche : spectacles, salles de séminaire, restaurant… 💍 « If you liked it, then you should have put a ring on it » 💍 8h38 : le bouquet final. C’est le moment du défilé de mode ! Nouveaux déguisements, improvisationn fou-rire, tout le monde y passe. De quoi enchaîner par une journée de travail avec la banane. Les têtes pensantes d’Alternatif sont formelles : elles n’ont jamais vu leur rédacteur arrier aussi tôt et de bonne humeur. Depuis ? Elle l’ont inscrit à toutes les séances… 🎤  « Oh, oh, oh, oh, oh, oh » 🎤 www.oiseau-mouche.org

Busabiclou… comme son nom l’indique

André Decoster a lancé un bus pas tout à fait comme les autres : un bus à biclou. Son rôle : réparer les vélos, faciliter l’accès au cycle, par l’achat ou l’entretien. Pour lancer le Busabiclou, André Decoster est parti d’un constat simple. « Dans les années 1950, on dénombrait pas moins de 27 boutiques de cycles dans Roubaix. Aujourd’hui, plus aucune n’a subsisté. Il fallait faire quelque chose car nous sommes revenus dans l’ère du vélo, le cycle est dans l’air du temps. » André avait les idées, il n’y avait plus qu’à. Nous sommes revenus dans l’ère du vélo. » André Decoster Aidé par des entreprises, la Ville de Roubaix, Ilévia et une armée de membres bien engagés, André fait bouger les choses et les idées. L’association est créée, et le bus fait son apparition, en provenance de Nancy. « C’est un bus à gaz » lance le président, « avec un système identique à ceux d’Ilévia, pour que ce soit plus pratique pour son entretien. » Car le fondateur qui roule au quotidien à vélo a de la suite dans les idées. Recréer de la proximité J’ai voulu recréer de la proximité, aller au-devant des citoyens. Pour cela, un bus s’est avéré nécessaire et bien adapté, facilitant les itinéraires, la logistique et la bonne capacité de stockage des vélos ou de pièces détachées. Tout le monde ne sait pas réparer un vélo, l’entretenir, il fallait faire quelque chose. Alors, chez le Busabiclou, seuls les pièces sont payantes. On ne paye pas la main d’œuvre puisqu’on met la main à la tâche, avec l’aide de notre équipe. » Et la première année du Busabiclou fut chargée et son bilan est au-delà des espérances. Pas moins de 40 sorties ont eu lieu, dont 60% à Roubaix. « Ce sont entre autres les expériences réalisées dans les écoles dont nous sommes les plus fiers » admet-il. La demande est forte pour le bus coloré et l’association ne compte pas s’arrêter là. André a déjà des objectifs pour 2019 : « Nous sommes présents sur une zone s’étalant sur tout l’Est de la Métropole Européenne de Lille. Les mairies sont nos premiers contacts pour les écoles, les centres aérés, les associations. L’ouverture se fait et de nouveaux contacts surprenants arrivent, comme les entreprises. Le vélo est aujourd’hui nécessaire, utile. Les entreprises l’ont bien compris, comme OVH par exemple. » www.busabiclou.org